<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303</id><updated>2011-04-21T19:24:12.101-07:00</updated><title type='text'>Political &amp; Media analysis - Analyses politiques et média</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>107</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-3591584527330800800</id><published>2009-01-17T11:11:00.000-08:00</published><updated>2009-01-18T18:27:18.034-08:00</updated><title type='text'>De Doha à Gaza</title><content type='html'>Je suis arrivée en pleine crise, en pleine guerre. Le conflit entre Israël et le Hamas en est à sa troisième semaine et fait l’objet d’une couverture sans précédent sur les réseaux arabes et anglais de la chaîne Aljazeera. Cette dernière est la seule à assurer une présence journalistique des deux côtés de la frontière, et particulièrement à l'intérieur de Gaza. Les images diffusées et les témoignages recueilli par nos correspondants ont été repris partout à travers le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juste avant le début de cette crise, j'ai accepté de devenir directrice adjointe des nouvelles pour les six prochains mois au réseau anglais d’Aljazeera. Ayant déjà été directrice de l'information à Radio-Canada, je ne pouvais pas refuser de me joindre à un réseau international de cette envergure. Le défi est de taille. Le réseau se fait un devoir de présenter l’autre côté de la médaille, de couvrir des régions et des enjeux oubliés ou ignorés, et de poser un regard différent sur les événements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai toujours cru qu'être journaliste était un privilège mais que cela représentait aussi une grande responsabilité. Jamais cette notion de responsabilité ne m'a paru aussi importante que lorsque je suis revenue dans la salle des nouvelles d'Aljazeera, il y a 10 jours, en pleine guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au jour 20 de cette guerre, les bombardements d'Israël sur Gaza City se font plus nombreux. Les attaques qui s'étaient d'abord produites en banlieue, se rapprochent sérieusement du cœur de la ville. En début d’après-midi, un édifice qui abritait des médias est atteint et trois journalistes sont blessés. Les autres décident de venir joindre leurs collègues qui travaillent dans une tour pas très loin. C'est là que se trouvent notre équipe et nos deux correspondants, Ayman et Sherine. Rapidement, une rumeur veut que l'armée Israélienne, qui soupçonne une attaque du Hamas de cet endroit, cible également notre édifice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La direction éditoriale se réunit, à la fois inquiète pour ses artisans en danger et furieuse du contrôle que tente d’exercer Israël sur la presse. Ayman, à qui nous avons donné l'ordre de quitter sa position sur le toit d’où il diffusait en direct, est au bout du fil. Nous passons en revue toutes les options, incluant le plan d'évacuation. Soudainement tous réalisent que rien n'est sécuritaire à Gaza. On reste rassurant, les familles sont tenues au courant, et pendant que plusieurs retiennent leur souffle et suivent les développements en direct à la télé, d'autres prient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gaza est l'exemple le plus récent des zones dangereuses que couvre Aljazeera. Le Zimbabwé, la Somalie, le Darfur, l’Irak et la guerre en Afghanistan s'ajoutent au contenu quotidien du réseau. De mon bureau au centre de la salle des nouvelles d'Aljazeera à Doha au Qatar, je réalise à quel point la notion de responsabilité prend tout son sens. Il ne faut pas oublier que les images issues de nos équipes sur le terrain sont rediffusées en boucle sur les plus grands réseaux d'informations du monde entier. Elles sont devenues l'autre côté de la médaille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine CanoCanovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-3591584527330800800?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/3591584527330800800/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=3591584527330800800' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/3591584527330800800'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/3591584527330800800'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2009/01/de-doha-gaza_767.html' title='De Doha à Gaza'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-786398579791563663</id><published>2009-01-10T10:06:00.000-08:00</published><updated>2009-01-10T10:07:50.888-08:00</updated><title type='text'>Un dur hiver</title><content type='html'>Le trajet de 15 heures en avion de Doha au Qatar à New York ne m’a étonnamment pas paru long. Je dois admettre que de voyager en classe affaires y était pour quelque chose. Je réalise à quel point on s’adapte vite au confort. Bien que la crise financière mondiale n’épargne pas le Qatar, il reste que la richesse du pays est bien au-delà de la moyenne internationale.  Entre la luxueuse villa de l’hôtel du Quatre Saisons où on me loge et mon transport assuré quotidiennement dans une belle BMW de l’année, j’ai l’impression de vivre dans un autre monde, totalement irréel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais mon retour à Denver a vite fait de me sortir de cette bulle. Un de nos amis ingénieurs, dont les projets ont été annulés, s’est vu forcer de devenir chauffeur de taxi pour joindre les deux bouts. Les deux voisins d’origines hispaniques ont perdu leur emploi et s’en sont retournés au Mexique pour les mois d’hiver espérant y trouver un moyen de gagner quelques sous. Pourtant, ils avaient quitté leur pays d’origine dans l’espoir contraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dizaine de grues qui meublaient le paysage du centre ville se sont arrêtées depuis quelques semaines déjà. Les projets de condominium restent vacants et les constructeurs ont reçu l’ordre de cesser les nouveaux développements. La valeur des maisons continue de chuter et les propriétés restent sur le marché, sans acheteurs en vue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour à New York la veille du Jour de l’an, les magasins huppés de la 5e avenue se disputent les centaines de personnes en quête de grosses aubaines. Dans les vitrines, les enseignes annoncent des ventes allant jusqu’à 75%.  Même les citoyens mieux nantis sont en mode panique ou tout au moins très inquiets. Times Square vibrait tout de même à la venue de la nouvelle année, mais la plupart des restaurants et des bars ont fermé tôt. Ce n’est pas seulement la clientèle qui manquait, mais l’esprit à la fête. De loin, on comprend que les Américains sont touchés par la crise économique, mais on ne se doute pas de la gravité de la situation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon travail m’amènera encore en Europe et au Moyen Orient au cours des six prochains mois.  Me voilà d’ailleurs déjà à l’aéroport JFK.  En attendant mon vol, je jette un rapide coup d’œil à mes courriels. J’y lis que je devrai prendre un taxi pour me rendre non pas à l’hôtel, mais à un appartement plus modeste. Il me semblait bien aussi!  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano&lt;br /&gt;Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-786398579791563663?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/786398579791563663/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=786398579791563663' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/786398579791563663'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/786398579791563663'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2009/01/un-dur-hiver.html' title='Un dur hiver'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-8802675196232354235</id><published>2008-12-21T07:46:00.000-08:00</published><updated>2008-12-21T07:52:33.746-08:00</updated><title type='text'>Catherine en entrevue</title><content type='html'>Les enjeux internationaux. Émission d'Isabelle le matin, le 19 décembre 2008.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.985fm.ca/chmp/audio/audioplayer.php?url=http://mediacorus.corusquebec.com/webcorus/audio/content_Audio/152183.mp3"&gt;&lt;span style="color:#6600cc;"&gt;&lt;strong&gt;http://www.985fm.ca/chmp/audio/audioplayer.php?url=http://mediacorus.corusquebec.com/webcorus/audio/content_Audio/152183.mp3&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-8802675196232354235?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/8802675196232354235/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=8802675196232354235' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/8802675196232354235'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/8802675196232354235'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/12/catherine-en-entrevue.html' title='Catherine en entrevue'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-8093027017558245373</id><published>2008-11-07T08:42:00.000-08:00</published><updated>2009-01-10T10:08:59.033-08:00</updated><title type='text'>Catherine en entrevue</title><content type='html'>La couverture de la presse internationale et le réseau Al Jazeera à l'émission "Isabelle le matin" au 98,5&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.985fm.ca/mp3player.php?mp3=192053.mp3"&gt;&lt;strong&gt;http://www.985fm.ca/mp3player.php?mp3=192053.mp3&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-8093027017558245373?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/8093027017558245373/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=8093027017558245373' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/8093027017558245373'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/8093027017558245373'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/11/catherine-en-entrevue.html' title='Catherine en entrevue'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-4278376042446389644</id><published>2008-11-02T21:49:00.000-08:00</published><updated>2008-11-02T21:56:20.878-08:00</updated><title type='text'>De Denver à Doha</title><content type='html'>Il fait plus chaud qu’à Denver, le soleil brille encore plus fort et pourtant sur mon écran de télévision d’où je travaille, le réseau anglais d’Al Jazeera diffuse des extraits d’un discours d’Obama devant plus de cent milles personnes justement à Denver, au Colorado. Il faut bien être à l’autre bout du monde pour soudainement avoir le sentiment qu’en fait, la distance n’a aucun impact sur le sentiment d’urgence et l’importance que revêt indéniablement l’élection américaine. « Cent milles personnes! », s’exclame l’animatrice, « c’est la plus grande foule que le candidat démocrate à la présidence ait attirée depuis le début de cette campagne », poursuit-elle. Pour un moment, j’avoue que je me serais bien retrouvée là-bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma route professionnelle m’a récemment amenée de Denver, à Montréal, à New York, à Paris et enfin à Doha, la capitale du Qatar, au cœur des pays arables. Ma résidence d’accueil se situe sur les bords du golfe persique. À l’horizon, c’est l’Iran, au Nord le Kuwait et l’Iraq, au Sud l’Arabie Saoudite. Un coin névralgique en cette année électorale américaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ici, comme ailleurs dans le monde, le principal sujet de discussions est l’espoir d’une victoire de Barack Obama à la tête des États-Unis. Le souhait de voir ce dernier l’emporter repose sur des raisons bien profondes : son ouverture aux cultures, sa volonté d’écouter, de bien comprendre la complexité des enjeux et son désir de prôner des résolutions pacifistes. Cette approche rassure les parties du monde qui vivent sous les bombardements et les attaques en Afghanistan et en Iraq. Elle rassure aussi celles qui luttent contre des dictatures, que ce soit les milliers de congolais forcés de fuir leur village devant la violence et la terreur, ou les citoyens du Zimbabwe torturés à l’extrême parce qu’ils n’ont pas voté pour Mugabe. De la fragilité des situations comme celle en Georgie, aux crises humanitaires, à la catastrophe financière mondiale, la planète a un réel besoin de leadership et de sagesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la communauté internationale reste inquiète et incertaine du choix que posera l’électorat américain et compte les heures jusqu’au dévoilement du scrutin. Les grands réseaux de télévision et les organismes de presse ont mis toute leur machine multimédia pour la couverture de la soirée. La BBC, Aljazeera et CNN Internationale présenteront des émissions spéciales de plus d’une douzaine d’heures commençant aux petites heures de matin. Ici, à Doha, on devra se lever à une heure de la nuit pour voir les premiers résultats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs prédisent qu’il faudra attendre les données de l’Ouest et particulièrement du Nevada, du Nouveau Mexique et du Colorado. Chose certaine, il est clair que cette élection si importante pour les Américains, l’est encore davantage pour le reste du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano&lt;br /&gt;Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-4278376042446389644?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/4278376042446389644/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=4278376042446389644' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/4278376042446389644'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/4278376042446389644'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/11/de-denver-doha.html' title='De Denver à Doha'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-4986671207863659980</id><published>2008-10-02T06:13:00.000-07:00</published><updated>2008-10-02T06:15:04.795-07:00</updated><title type='text'>Les médias américains ont-ils privilégié Obama</title><content type='html'>&lt;em&gt;Dans les médias, ce qui s’affiche,&lt;br /&gt;(…) c’est le jeu sur le trou, l’erreur,&lt;br /&gt;le blanc, le morcelé, le&lt;br /&gt;décontextualisé, dans le but de&lt;br /&gt;réactiver un petit nombre&lt;br /&gt;d’oppositions, de structures. »&lt;br /&gt;Patrick Imbert&lt;br /&gt;L’objectivité de la presse, 1989&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On dit qu’une image vaut milles mots. Ce jour là, le 18 décembre 2007, à la « une » des journaux - même de la presse francophone - se retrouve une photo d’Hillary Clinton. Un portrait peu flatteur d’une vieille femme aux traits tirés et au visage défait qu’aucun maquillage ne camoufle. Un coup réussit par le « Drudge Report » responsable d’avoir exposé malicieusement cette image dévastatrice de la candidate démocrate, diffusée et publiée par tous les médias. « Voulez-vous d’une vieille femme avec cette allure à la Maison Blanche ? » demande l’animateur conservateur controversé Bill O’Reilly à ses auditeurs. Si quiconque avait des doutes sur l’objectivité de la presse pendant la course à l’investiture démocrate, cette subtile injure est venue confirmer les incertitudes. Si le geste a été condamné par certains médias, l’impact négatif du message pose un verdict sévère, sinon déterminant.&lt;br /&gt;Cet exemple nous permet d’envisager une évaluation de la couverture médiatique en deux temps : une lecture au premier niveau, et ce que l’on peut y lire en filigrane. Dans les deux cas et dans les faits, Hillary Clinton a fait l’objet de couvertures plus défavorables que son rival Barack Obama. Toutes les études confirment que dès le début de la campagne à l’investiture du parti démocrate en janvier 2007 et jusqu’à la fin des primaires, Barack Obama a reçu une couverture de presse plus positive que la Sénatrice de l’État de NewYork. Par contre, il est aussi vrai de dire qu’à partir du « Super Tuesday » le 5 février 2008, la presse est devenue plus critique envers Obama. Bien qu’il soit clair que les médias aient été obnubilés par ce dernier, une partie de la responsabilité incombe également à la campagne de Madame Clinton.&lt;br /&gt;La pré-campagne&lt;br /&gt;Une étude du Centre pour l’excellence en journalisme du « Pew Research Center » résumant les tendances médiatiques révèle que de janvier à mai 2007, Hillary Clinton a reçu une plus grande attention de la presse ; une couverture qui lui a été plutôt défavorable. Sur l’ensemble des nouvelles véhiculées à l’écrit comme dans la presse électronique, trente-sept pourcent (37%) des nouvelles à son sujet ont été négatives et vingt-sept pourcent (27%) se sont avérées plus positives. Barack Obama a de loin bénéficié d’une grande indulgence de la presse, recevant presque quarante-sept pourcent (47%) de couvertures lui étant favorables. Les journalistes ont, dès le départ mis l’accent sur la personnalité des candidats limitant les informations sur leur expérience antérieure et leur programme politique. Obama y paraissant comme l’enfant prodige qui s’éleve contre l’establishment de Washington et la dynastie des Clinton.&lt;br /&gt;De juin à octobre 2007, les médias ont changé de ton et ils se sont attardés davantage sur les bonnes performances d’Hillary Clinton lors des multiples débats. Elle conservait une confortable avance dans les sondages et Barack Obama ne semblait plus impressionner la galerie. Depuis un moment, les médias questionnaient son manque de détermination et d’étoffe pour la présidence, lui reprochant de se perdre trop souvent dans les détails de ses politiques.&lt;br /&gt;Devant le déclin de la campagne d’Obama et le reste de la palette de candidats démocrates pratiquement ignorés dans cette course, Hillary Clinton était déjà devenue la candidate présumée gagnante des démocrates. Lors de la mort de Benazir Bhutto, les journalistes se sont précipités pour dire que ce tragique événement rappelait l’importance pour le (la) prochain (e) Président (e) de posséder une grande expérience en politique étrangère. Le nom d’Hillary Clinton a fait immédiatement surface accompagné d’images de ses rencontres avec Mme Bhutto au Pakistan lorsque cette dernière était Première ministre. La crédibilité de Madame Clinton s’établissait en même temps que s’éclipsait celle de M. Obama.&lt;br /&gt;Quelques semaines avant Noël, les médias couronnaient Hillary Clinton. Elle menait une campagne sans failles et Barak Obama semblait assommé par la machine Clinton. Et puis, il y a eu ce fameux débat le 30 octobre, dans lequel Mme Clinton a commis sa première erreur. Questionnée sur l’intention du Gouverneur de New York de permettre aux immigrants illégaux de détenir des permis de conduire, elle a répondu d’abord qu’elle n’était pas d’accord et questionnée une seconde fois, elle a répondu le contraire. Dès la fin du débat, elle était crucifiée sur la place publique par les médias. On la disait dorénavant vulnérable et moins incontournable. Hillary Clinton venait de donner une arme importante à son principal rival qui s’est empressé de la qualifier de « vendue » aux intérêts politiques du moment. Ce n’est donc pas une surprise si les résultats des sondages, jusqu’à maintenant très favorables à Madame Clinton, ont soudainement commencé à indiquer une chute de sa popularité. Plus les jours avançaient vers les caucus de l’Iowa, plus les médias parlaient favorablement du message d’Obama. Et plus les médias portaient leurs analyses sur la lutte serrée que nous nous apprêtions à voir en Iowa, plus les sondages reflétaient cette nouvelle tendance, confirmant ainsi la presse dans son analyse.&lt;br /&gt;À partir de ce moment, et selon des données du « Center for media and Public Affairs » de Washington, cinquante-huit pourcent (58%) des nouvelles télévisées diffusées d’octobre à décembre 2007 ont été défavorables à Madame Clinton, tandis que Monsieur Obama héritait de nouvelles favorables à soixante-un (61%). Les médias qualifiaient déjà la campagne de Madame Clinton de « fragile », et montraient des images d’électeurs changeant leurs pancartes d’Hillary pour celles de Barack Obama.&lt;br /&gt;Journalisme 101&lt;br /&gt;&lt;a name="2512884017338506775"&gt;&lt;/a&gt;Devant une couverture devenue presqu’hostile et des sondages qui révélaient un rétrécissement de l’écart entre les deux candidats, Hillary Clinton entame la saison des primaires en perte de vitesse, mais demeure toujours la favorite, quoique plus pour longtemps. Les résultats des caucus de l’Iowa consolident la pensée qu’Obama n’est pas un mirage. Sur le terrain, l’organisation tout azimut de sa campagne permet, le soir du vote, de réussir une mobilisation impressionnante, particulièrement celle des jeunes. Cet engagement de milliers d’électeurs exprime un désir de participer au mouvement de changement ainsi qu’au souhait de reprendre confiance en son gouvernement. Le mouvement était palpable, pas seulement en Iowa, mais il se manifestait depuis quelques mois à travers le pays. L’Iowa offrait aux Américains pour la première fois l’occasion d’en valider concrètement la réalité.&lt;br /&gt;L’erreur des médias a été de trop interpréter les résultats de ces premiers caucus. Le désir de changement était bel et bien réel, et un mouvement important provenant de la base avait pris naissance, mais c’était loin d’être la fin pour Hillary Clinton. Pourtant, les reportages et les analyses rapportant un dérapage presqu’insurmontable de sa campagne se multipliaient. Dépeinte comme la grande perdante, elle a été filmée sous tous les angles désavantageux possibles. De la journaliste Andréa Mitchell du réseau NBC déclarant que Clinton devait tout faire pour éviter une défaite humiliante, aux images montrant des chaises vides dans une salle où la candidate prononçait un discours, ou encore à cette vidéo d’Hillary seule faisant campagne serrant la main d’un vieil homme et l’implorant d’aller voter pour elle. Bref, les médias avaient écrit la fin de l’histoire avant que les électeurs eux-mêmes aient eu un mot à dire. Les journalistes ne véhiculaient que la notion de changement sans valider la feuille de route d’Obama, complètement exclue de toute analyse de fond. Aux yeux des experts, le critère de l’expérience avait disparu et du coup, les sondages ont commencé à péricliter pour Hillary Clinton.&lt;br /&gt;Les signes sur le terrain semblaient contredire cette réflexion devenue généralisée. Malgré une performance brillante lors du débat à trois jours du scrutin, les médias n’ont pas proclamé Madame Clinton gagnante. Au modérateur qui lui posait la question troublante sur le fait que les électeurs ne l’aimait pas, sa réponse fut sentie et humaine : « Cela me brise le coeur », a-t-elle dit avec un sourire un peu gêné. Ce côté sympathique qu’on ne lui connaissait à peu près pas, eut un effet remarquable et immédiat.&lt;br /&gt;Et puis, il y a eu cette fameuse larme que fit dire à plusieurs qu’il s’agissait de manipulation au plus haut degré. Peut-il être véritablement avantageux pour une femme politique qui convoite le poste de la présidence des États-Unis, de montrer sa vulnérabilité en public ? Il n’y a aucun bénéfice à semer le doute sur ses capacités d’être tenace et de ne pas céder sous pression. Pourtant la couverture média fut sarcastique et cynique, certains affirmant que les femmes avaient eu pitié d’elle.&lt;br /&gt;La victoire d’Hillary est le résultat d’un bon travail de terrain, de sa candeur à dévoiler ses émotions et de l’efficacité du message centré sur son expérience. Mais cette victoire est aussi le résultat de la couverture médiatique. L’intense négativisme de cette couverture a été perçu, particulièrement par l’électorat féminin, comme de l’acharnement. Les femmes se sont reconnues dans la bataille d’Hillary et les attaques injustes dirigées contre elle ont fait que ces autres femmes ont soudainement sympathisé.&lt;br /&gt;Le résultat de cette primaire au New Hampshire a suscité une pléiade de mea culpa. Sondeurs, journalistes et experts se sont auto-flagellés s’excusant à moitié d’avoir induit le public en erreur. Ils s’expliquent difficilement la débandade des sondages qui prédisaient une victoire imposante de Barak Obama. Mais pourquoi les médias ont accordé tant d’importance aux sondages, comment eux-mêmes ont-ils pu être si déconnectés ? Chris Mattews de l’émission « Hardball » à MSNBC se demandait de quoi les médias pourraient bien discuter sans les sondages, « on devra rester chez-nous! » avait-il lancé en ondes. Une réaction aberrante mais qui en dit long sur le rôle que se donnent les journalistes aujourd’hui. Qu’en est-il d’éduquer et d’informer sur les programmes politiques des partis par exemple, ou de s’intéresser aux préoccupations des citoyens et analyser l’impact des projets des candidats sur ces populations !&lt;br /&gt;Les données du « Centre for Media and Public Affairs » pendant cette même période et celle qui a suivit jusqu’au « Super Tuesday », confirment la tendance des trois réseaux de télévision – ABC, CBS et NBC à présenter un portrait extrêmement encourageant de Barack Obama. La couverture positive a atteint son apogée entre les primaires de la Caroline du Sud le 26 janvier et le « Super Tuesday » le 5 février, où il a récolté quatre-vingt seize pourcent (96%) de commentaires favorables. En fait, si on s’était fié aux réseaux de télévision, la course à la chefferie était chose faite puisque plus de quatre-vingt quinze pourcent (95%) des commentaires d’experts étaient optimistes quant à ses chances de remporter l’investiture contre quarante-sept pourcent (47%) pour Clinton. La plupart des contenus des entrevues sur l’évaluation de la performance des candidats faisaient l’éloge d’Obama. Quatre-vingt onze pourcent (91%) croyaient à ses chances de succès une fois Président, tandis que soixante-quinze pourcent (75%) émettaient des craintes sur celles de Clinton.&lt;br /&gt;La presse manipulée ?&lt;br /&gt;Une autre étude du Centre d’excellence pour le journalisme du « Pew Research Center », celle-là menée de janvier à mars 2008, note un équilibre de couverture dans le discours médiatique lié aux enjeux sur les personnalités et les caractères des deux candidats. Le Centre précise que Barack Obama et Hillary Clinton ont bénéficié respectivement d’une couverture à 69% et 67% favorable, et ce, tous médias confondus. Ils ont donc tous les deux été en mesure de passer leur message auprès de la presse.&lt;br /&gt;Dans le cas d’Obama, presque trente pourcent (30%) des contenus ont promu l’idée qu’il représentait l’espoir et le changement, et seulement quatre pourcent (4%) ont souligné que ces notions demeuraient vagues et exigeaient plus de détails. Dix-sept pourcent (17%) des médias ont émis l’idée qu’il était charismatique et seulement six pourcent (6 %) des propos de la presse ont mentionné que ses discours étaient éloquents mais vides de signification. Cinq fois plus de nouvelles ont réfuté l’analyse de son attrait limité auprès des différents groupes d’électeurs et les journalistes ont deux fois moins fait état de son manque d’expérience que du changement et de l’espoir qu’il apporterait.&lt;br /&gt;Pour ce qui est d’Hillary Clinton, l’idée qu’elle est prête à diriger le pays dès le jour « un », a fait partie du trente-huit pourcent (38%) des énoncés de la presse et quatorze pourcent (14%) ont rejeté la notion qu’elle était une personne calculée, détestable et inhumaine. Sa plus grande difficulté a été de contrer le discours répétitif de la presse sur le fait qu’elle représentait le passé et non le changement.&lt;br /&gt;Au total, les candidats ont contrôlé l’agenda médiatique et ont influencé trente-neuf pourcent (39%) des angles de couverture, presque dix pourcent de plus qu’en 2004. Le succès des équipes des deux camps à transmettre leurs messages via les médias jette une douche froide sur le travail des journalistes et force un questionnement. La demande des organismes de presse pour de l’information continuellement renouvelée est devenue un obstacle majeur dans l’objectif d’une couverture journalistique rigoureuse. Le manque de temps explique souvent le manque de vérifications nécessaires. Les médias contrôlent de moins en moins leurs contenus mais cela ne constitue en rien une excuse.&lt;br /&gt;Malgré cette apparence d’équilibre dans la couverture sur le plan de l’image des candidats, la tendance de l’ensemble des contenus imprimés et diffusés a continué de favoriser Barack Obama en 2008. La presse est demeurée éblouie par le sénateur de l’Illinois, les immenses foules qu’il attirait et ses nombreuses victoires - particulièrement au début de la saison des primaires. Toutefois, le propos des médias plus positifs à son égard, a aussi trouvé sa source dans les erreurs multipliées du camp Clinton et la campagne négative orchestrée par Billary (Bill et Hillary Clinton).&lt;br /&gt;Plusieurs exemples viennent en tête : la déclaration de Madame Clinton selon laquelle le rêve de Martin Luther King n’a pu se réaliser que grâce au Président Johnson diminuant l’apport historique du Dr. King, les propos de Bill Clinton peignant les similarités de la course d’Obama à celle de Jesse Jackson qui n’avait réussi qu’à remporter des États où les électeurs noirs étaient nombreux, ou encore celle à l’effet que le plan d’Obama en Iraq était un conte de fée. En plus d’accuser l’équipe d’Obama d’irrégularités durant les caucus du Nevada, les Clinton ont laissé des partisans semer des doutes sur la religion de M. Obama et rappeler son utilisation de drogues.&lt;br /&gt;Parallèlement, le camp d’Hillary connaissait des difficultés financières obligeant la candidate à prêter personnellement 5 millions de dollars pour aider sa campagne tandis qu’Obama battait un record de levée de fonds atteignant cinquante-cinq millions de dollars en février. Au même moment, Clinton se voyait forcer d’annoncer le départ de sa directrice de campagne, Patti Solis Doyle.&lt;br /&gt;Accuser les médias de favoritisme à l’endroit d’Obama s’avère en partie justifiée mais ne l’est pas entièrement puisque la couverture de la presse avait un devoir de mettre au jour les réalités difficiles et les erreurs du camp Clinton. À prime abord, les équipes des deux candidats ont réussi à passer les principaux messages de leurs campagnes, mais ont plus de difficulté à contrôler les accidents de parcours et la couverture médiatique. La presse a été manipulée oui, mais pas complètement.&lt;br /&gt;Le medium est le message&lt;br /&gt;Si les erreurs de l’équipe Clinton expliquent en partie une presse moins favorable à leur endroit, elles indiquent également le début d’une tendance défavorable à l’égard de M. Obama. La force des Clinton s’est mesuré dans leur capacité à transformer leurs erreurs en attaque négative contre leur adversaire. L’environnement médiatique de nouvelles en continue sur Internet comme à la télévision, est devenu un allié et un outil utile pour les Clinton, du moins pour un temps. Lorsque Hillary Clinton a parlé du rôle limité de Martin Luther King, Obama n’a pas critiqué les Cinton rappelant au contraire, les nombreuses réalisations de Bill en faveur de la communauté noire. Mais Madame Clinton n’a pas lâché prise et a accusé Obama et son organisation d’avoir déformé ses propos et d’avoir encouragé une réaction négative. La perception en a été que l’équipe du jeune candidat noir avait attisé le feu et profité de la question raciale pour nuire aux Clinton. Résultat : Obama s’est excusé au nom de son équipe et a demandé une trêve. Il s’est excusé pour des propos qu’il n’a jamais tenus et pour des actions que son équipe n’a jamais portées. La stratégie de récupération des Clinton a été brillante. Mieux encore, ils avaient réussi à injecter le concept racial dans la course, un terrain bien glissant pour Obama et sur lequel les médias, n’étant pas à l’aise, ne faisaient que présenter les extraits intégraux encore et encore.&lt;br /&gt;Devant une presse ébranlée, mais encore sous le charme d’Obama et encore impressionnée de ses onze victoires consécutives après le fameux « Super Tuesday », la tactique des Clinton fut ensuite de manifester leur grogne contre les médias les accusant de favoriser Obama. Se référant à un sketch de l’émission populaire « Saturday Night Live », Hillary a suggéré lors d’un débat, de demander à Barack s’il est assis assez confortablement ou s’il a besoin d’un autre oreiller. Toute la semaine qui a suivi, les médias se sont interrogés sur leur objectivité comme le New York Times qui titrait le 29 février : « Are the media giving Obama a free ride? » Une semaine avant les primaires du Texas et de l’Ohio, Obama recevait effectivement soixante-neuf pourcent (69%) de toute la couverture des médias reliée à la campagne.&lt;br /&gt;En réaction aux critiques des Clinton, les journalistes ont entrepris de scruter les réalisations d’Obama en commençant par sa carrière législative et les 129 fois qu’il a choisi de voter « present » sur un projet de loi lorsqu’il était sénateur en Illinois. La presse s’est mise à fouiller les liens d’Obama avec l’homme d’affaire controversé Tony Rezko de Chicago. Au même moment, les journalistes apprenaient qu’un conseiller d’Obama rencontrait un officiel canadien pour le rassurer des propos de son candidat quant à ses réelles intentions de ré-ouvrir l’ALENA. Pour finir, une photo de Barack Obama en habit traditionnel africain faisait surface. Au cours de la même semaine, la campagne Clinton lance la fameuse publicité « 3 heures du matin » faisant référence à celle ou celui qui serait le mieux placé pour répondre à une crise questionnant ainsi l’expérience d’Obama. Clinton n’avait pas non plus hésité à faire l’éloge de John McCain déclarant qu’il avait plus d’expérience que son rival démocrate.&lt;br /&gt;Bref, la tactique a porté fruit puisque la couverture des médias a davantage ciblé les attaques de Clinton sur Obama que la récente défaite de la sénatrice dans onze États. Selon le Centre pour l’excellence en journalisme, la cote favorable d’Obama est tombée en chute libre passant de soixante-dix-sept pourcent (77%) au début de l’année à cinquante-trois pourcent (53%) au début de mars, tandis que celle de Mme Clinton s’est maintenue autour de cinquante pourcent (50%).&lt;br /&gt;Le succès de Madame Clinton en Ohio et au Texas lui permet de cristalliser un traitement médiatique plus favorable. Plus le temps avançait, plus de questions se posaient sur la candidature d’Obama et sa capacité à faire face à un adversaire déterminé. En peu de temps Clinton avait repris l’offensive, et les attaques contre Obama ainsi que la mise en doute sur le travail des journalistes, se sont avérés payants. Clinton avait réussi à déterminer l’agenda des médias encore hypnotisés par le phénomène Obama. Après un an de campagne, il est tout de même étonnant que la presse commence à peine à fouiller le passé du candidat en bonne voie de remporter l’investiture de son parti. Cette fois la presse à bel et bien été manipulée, mais elle le méritait.&lt;br /&gt;La descente en enfer d’Obama ?&lt;br /&gt;La campagne d’Obama fait face à deux controverses majeures entre la mi-mars et la mi-avril juste avant les primaires de la Pennsylvanie. Une vidéo de Jeremiah Wright, conseiller spirituel du sénateur de l’Illinois, tenant des propos jugés antipatriotiques et racistes, est diffusée à la télévision et force Obama à prononcer un discours sur la question raciale. Au même moment, ce dernier domine la couverture médiatique avec soizante-douze pourcent (72%) de toutes les nouvelles sur la campagne, bien que cette couverture ait été en grande partie défavorable. Le discours met fin à l’hémorragie mais malgré les commentaires de la presse généralement positifs sur ce moment historique, plusieurs reprochent à Obama de ne pas s’être complètement dissocié de Wright et de ne pas avoir quitté son Église.&lt;br /&gt;Et un mois après les paroles incendiaires du Révérend Wright, Obama commet une erreur importante. Il doit expliquer une de ses remarques sur l’amertume des électeurs des petites villes, qui, dit-il, les pousse à "s’accrocher" aux armes à feu et à la religion. Madame Clinton a vite fait de qualifier ces commentaires d’élitistes et de condescendants. Même si ces deux histoires sont arrivées tard dans la saison des primaires, la presse devenue moins complaisante envers Obama, le critique fortement. Le message d’espoir et de changement a été relégué aux oubliettes ne représentant que vingt pourcent (20%) des commentaires des médias; ces derniers mettant davantage l’accent (25% de la couverture) sur son manque d’expérience.&lt;br /&gt;Mais Hillary Clinton ne connait pas de répit. Et par sa propre faute, continue d’alimenter ses critiques. À deux semaines des primaires cruciales du 22 avril en Pennsylvanie, sa campagne perd pied avec la déclaration malheureuse de Geraldine Ferraro disant qu’Obama ne serait pas rendu si loin dans la course s’il n’était pas noir, et l’imagination fertile d’Hillary Clinton qui répète à tort avoir été sous les feux ennemis à son arrivée en Bosnie. La démission forcée de Mark Penn, son stratège en chef ajoute au malheur, mais il y a plus. Les Clinton confirment qu’ils sont riches ayant accumulé des revenus totalisant 109 millions de dollars. Par ailleurs, la campagne de la sénatrice Clinton n’a récolté que vingt millions de dollars en mars, deux fois moins que son adversaire.&lt;br /&gt;Le contrôle de l’agenda médiatique par le camp Clinton devient plus laborieux. La controverse du Révérend Wright ne semble pas avoir nuit autant à Barack Obama, ni même, ses propos sur l’amertume de certains Américains. Et puis, à l’approche de la fin de la saison des primaires, et malgré ses victoires, Madame Clinton est incapable de rattraper Barack Obama quant au nombre nécessaire de délégués pour remporter l’investiture. Devant un calcul mathématique qui semble insurmontable, des voix se font de plus en plus entendre pour qu’elle démissionne au nom de l’unité du parti et la presse n’hésite pas à poser la question ouvertement, et sans relâche.&lt;br /&gt;Ce qui aurait pu constituer la descente en enfer de Barack Obama, n’allait donc pas se matérialiser. La sympathie des médias fut apparente lors du débat entre les deux candidats démocrates, organisé par le réseau ABC le 16 avril où Obama a été confronté à un barrage de questions allant de son patriotisme, à ses valeurs, à sa religion. Les journalistes et analystes ont été unanimes à dire, sauf pour un chroniqueur du New York Times, que les modérateurs ont exagéré et ont été carrément injustes envers le jeune candidat. Le débat sur le débat a occupé vingt-deux pourcent (22%) de la couverture média et en général le ton était défavorable envers ABC, accusé d’avoir désavantagé Obama dans sa démarche. Certains ont même insinué que Georges Stephanopoulos, ancien conseillé de Bill Clinton, avait montré ses couleurs en attaquant avec autant d’ardeur l’adversaire d’Hillary Clinton.&lt;br /&gt;La presse en contrôle de l’agenda&lt;br /&gt;Or, malgré la persistance de la controverse du Révérend Wright, malgré les victoires de Clinton dans la moitié des primaires restantes (dont celle importante de la Virginie de l’Ouest), malgré l’inquiétude face aux difficultés d’Obama d’attirer le vote des travailleurs de la classe ouvrière, malgré l’indécision des super-délégués à joindre les rangs d’Obama, tous avaient le sentiment en écoutant la presse que les jeux étaient faits. Lorsque Madame Clinton a proposé d’éliminer la taxe sur l’essence pendant les vacances d’été, les médias se sont précipités pour dénicher tous les économistes qui s’opposaient à cette mesure. Dès le lendemain de sa défaite en Caroline du Nord et de sa mince victoire en Indiana, la presse déclarait un gagnant. Le magazine Time titrait : « And the winner is …Obama» et les analystes disaient à tour de rôle qu’il en était fini de la campagne d’Hillary Clinton. Déjà des médias dont le New York Times annonçait les stratégies pour une bataille entre Barack Obama et John McCain faisant complètement fi de Madame Clinton. Dans cette même période, vingt pourcent (20%) des nouvelles traitaient de son départ et de la division qu’elle perpétuait au sein du parti en restant dans la course.&lt;br /&gt;Et puis son coup de grâce est arrivé un vendredi lorsqu’elle fut obligée de s’excuser pour avoir fait référence à l’assassinat de Robert Kennedy comme une des raisons expliquant ce pourquoi elle restait dans la course. Les médias se sont jetés sur cette proie avec voracité. En vingt minutes, tous les réseaux s’étaient appropriés la nouvelle y retirant tout le contexte. Il fallait voir Hillary Clinton défaite pour comprendre que son intention n’était pas de supposer la possibilité d’une mort soudaine d’Obama, mais plutôt que la course à l’investiture ne s’était pas décidé en 1968 avant juin.&lt;br /&gt;De la misogynie&lt;br /&gt;Jeter un regard sur le travail de la presse pendant la saison des primaires est une entreprise de taille. Et ce regard sommaire ne permet pas d’entrer dans tous les détails. Par contre, j’ajouterai quelques lignes sur la couverture médiatique considérée sexiste.&lt;br /&gt;Hillary Clinton a fait l’objet de plusieurs commentaires désobligeants. Pour preuve, il suffit de consulter le site Internet &lt;a href="http://www.now.org/issues/media/hall_of_shame/index"&gt;www.now.org/issues/media/hall_of_shame/index&lt;/a&gt;. Que ce soit son manque de chaleur ou ses problèmes maritaux. Ou encore, son habillement qui ne la rendait pas assez féminine (ses fameux ensembles pantalon) et son approche dure et froide qui a fait dire à l’animateur Tucker Carlson de MSNBC qu’elle semble agir trop en « homme » pour être présidente. Ou encore, à l’opposé trop féminine avec ses décolletés plongeants sur lesquels Fox News a consacré des heures d’antenne.&lt;br /&gt;Les émissions américaines satiriques de fin de soirée ont de loin favorisé Mme Clinton. Même s’il faut savoir rire de soi, les messages perpétuaient des perceptions défavorables de la candidate et surtout sexistes, même sous forme de plaisanteries. Un exemple du comédien Jay Leno en dit long: « La sénatrice Clinton dit qu’elle rapatriera les troupes aux pays une fois présidente, mais elle est incapable de rapatrier Bill à la maison ». Ou encore, un journaliste de la radio publique NPR qui se trouve original en comparant Hillary Clinton au personnage de Glenn Close dans le film « Fatal attractions ».&lt;br /&gt;Ses adversaires ont aussi contribué à maintenir un discours misogyne. Le 12 novembre 2007, John McCain se fait interpellé par une citoyenne qui lui demande : « How do we beat the bitch? » McCain rit avec la foule et poursuit comme si de rien n’était en disant qu’il s’agissait d’une excellente question. Peu de journalistes ont condamné cette réaction de McCain et de fait, plusieurs médias ont commencé à mettre l’accent sur la capacité d’Hillary Clinton à être suffisamment respectée et aimée pour être élue. Le même jour, le réseau ABC diffusait un sondage disant que quarante-quatre pourcent (44%) des Américains sont défavorables à Clinton ainsi que des extraits de trois femmes se demandant si Madame Clinton croyait véritablement aux valeurs familiales. Il est vrai que Clinton était loin de faire l’unanimité et qu’un bon nombre de citoyens ont un sentiment d’antipathie viscérale à son endroit. Mais rien n’excuse le silence des médias devant de telles déclarations qui n’avaient surtout rien à voir avec la compétence de la personne mais tout avoir avec des préjugés malsains. Non seulement le discours médiatique a-t-il été défavorable à Hillary Clinton, mais la toile de fond qui se lit en filigrane, est venue appuyer subtilement cette tendance, à la limite pernicieuse envers la première femme candidate à la présidence des États-Unis.&lt;br /&gt;Les tactiques plutôt que les politiques&lt;br /&gt;Vu dans un contexte historique, cet enthousiasme de la presse en faveur de Barack Obama rappelle celui de 1960. John F. Kennedy représentait le renouveau, autant sur le plan de la vision que de la personnalité. Les médias ont été victime également de leur propre ambition. Le désir de maintenir l’intérêt du public, ou des consommateurs, n’est pas étranger à la pression de voir se développer une course serrée. Et comme ce fut le cas en l’an 2000 pour Georges W. Bush, ils ont choisi leur favori. Les biais journalistiques étaient en évidence dans plusieurs organismes de presse. MSNBC par exemple, en a perdu sa crédibilité, tellement le réseau vibrait au son d’Obama. Des émissions comme « Countdown » avec Keith Olbermann analysaient les sondages favorables au jeune sénateur et en omettaient d’autres qui présentaient des données contraires. De plus en plus d’organismes de presse offrent de l’opinion dans leur programmation. Dans la majorité des cas, ces opinions ne sont pas appuyées ou basées sur des faits réels, mais plutôt sur une interprétation de certains faits. Cette tendance lourde ne peut que porter ombrage au métier de journaliste.&lt;br /&gt;S’agissait-il de paresse intellectuelle ou carrément de manque d’objectivité mais chose certaine, les médias ont gardé sous silence pendant plusieurs mois les informations pertinentes sur les réalisations, le passé et les intentions du sénateur de l’Illinois.&lt;br /&gt;En fait, l’ensemble des médias s’est davantage intéressé à la couverture de la course, des stratégies et des tactiques plutôt que sur les enjeux et les programmes politiques. De janvier à mai 2007, soixante-trois pourcent (63%) des informations ont ciblé les stratégies et les tactiques politiques, quinze pourcent (15%) les programmes des candidats, et 1% leur expertise antérieure.&lt;br /&gt;Un an plus tard, l’intérêt des médias est resté invariable, et du 1er janvier au début mai 2008, soixante dix-huit pourcent (78%) des nouvelles se sont concentrées sur les aspects politiques de la campagne. Par exemple, qui a remporté la plus récente primaire. La couverture reliée aux programmes politiques n’a constitué que sept pourcent (7 %) des informations disponibles. Cette tendance a désavantagé Hillary Clinton qui bénéficiait de meilleurs commentaires sur ses politiques que son adversaire. Mais les médias ont choisi de poser cette question seulement une fois sur dix.&lt;br /&gt;La couverture médiatique n’a donc pas évolué depuis les dernières élections et semble aller à l’encontre des intérêts des citoyens. L’an dernier, selon le « Pew Research Center », le public souhaitait à soixante dix-sept pourcent (77%) obtenir de l’information sur la position des candidats relative aux enjeux d’importance, dont la crise économique. Malgré le fait que dès janvier, le pays ait fait face à un ralentissement économique majeur voir même une possible récession, le public attendra jusqu’en mai avant d’être informé sur les conditions économiques inquiétantes et les intentions des candidats.&lt;br /&gt;La presse américaine aura donc échoué à plusieurs niveaux, tant dans son contenu que dans son objectivité. Reste à savoir jusqu’à quel point le public aura été influencé par la couverture médiatique de cette première mais longue étape électorale et jusqu’à quel point, à l’exemple des électeurs démocrates du New Hampshire, ils ne seront pas dupes pour la suite.&lt;br /&gt;Catherine Cano&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-4986671207863659980?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/4986671207863659980/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=4986671207863659980' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/4986671207863659980'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/4986671207863659980'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/10/les-mdias-amricains-ont-ils-privilgi.html' title='Les médias américains ont-ils privilégié Obama'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-7467046939227635431</id><published>2008-08-23T08:04:00.000-07:00</published><updated>2008-08-23T09:23:18.414-07:00</updated><title type='text'>Le changement et l’expérience</title><content type='html'>Les pancartes roulées étaient cachées dans un coin bien gardé du Centre Pepsi, où se tiendra la convention démocrate dès lundi. Un organisateur qui ne pouvait plus attendre, montre fièrement une des affiches sur laquelle est inscrit : Obama-Biden.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joe Biden est officiellement le choix à la vice-présidence de Barack Obama. Le message est clair : Obama avait besoin de rassurer les Américains sur son manque d’expérience en s’associant avec un des politiciens les plus respectés en matière de sécurité nationale et de politique étrangère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sénateur du Delaware né en Pennsylvanie et issu d'un milieu ouvrier et catholique, est un personnage d'une grande humilité. Étudiant brillant, il a gradué en droit avec honneur - « magna cum laude » - sauf pour sa classe de français, où son talent limité pour les langues ne lui a valu qu’un faible D.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joe Biden a la réputation d’être un homme d’action qui compte plusieurs réalisations à son actif, particulièrement à titre de président de deux comités importants au sénat: celui des affaires étrangères et celui des affaires judiciaires. Il a une connaissance intrinsèque des rouages politiques à Washington; un atout important pour la campagne d’Obama.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Élu au sénat américain à 29 ans, Joe Biden n’a jamais hésité à dire ce qu’il pense et n’est pas ce qu’on appelle un « yes man ». Candidat à la présidence à deux reprises, il a plus d’une fois déclaré que Barack Obama n’était pas prêt à être président.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les républicains n’ont pas perdu de temps. Aux petites heures du matin, une publicité montrant ces déclarations était apportée en main propre au studio de CNN. L’attaque est faible puisqu’Obama prouve qu’il a l’intelligence de bien s’entourer. Les républicains, qui depuis des semaines positionnent leur candidat comme celui qui a le plus d’expérience, viennent de perdre un argument de taille. Joe Biden avec ses 36 ans d’expérience en politique, en a dix de plus que John McCain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’équipe du candidat démocrate prouve par ce choix qu’ils font une bonne lecture de l’état d’esprit des Américains. Selon les récents sondages, ces derniers souhaitent toujours un changement en profondeur à Washington, mais ils croient également que le poste de président exige une grande maturité. Biden apporte cette qualité au ticket.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les partisans d’Hillary Clinton sont bien déçus et l’ancienne candidate elle-même ne semble pas plus heureuse. Lorsqu’on lui a demandé hier soir si elle tenait encore au poste de vice-président, elle a répondu sèchement : « je n’ai jamais dis que j’étais intéressée. » Toute une convention en perspective !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano- Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-7467046939227635431?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/7467046939227635431/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=7467046939227635431' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/7467046939227635431'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/7467046939227635431'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/08/le-changement-et-lexprience.html' title='Le changement et l’expérience'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-5209251794189107423</id><published>2008-08-21T21:24:00.000-07:00</published><updated>2008-08-22T07:09:34.353-07:00</updated><title type='text'>Et si c’était Hillary ?</title><content type='html'>Barack Obama est sur le point d'annoncer son choix à la vice-présidence et les noms qui circulent sont ceux de Joe Biden, Evan Bayh et Tim Kaine. Si un de ces candiats est choisi, cette nomination fera peu de vagues. Or, le parti qui semble déterminé à s'auto-détruire, a besoin d'un bon coup. Pas plus tard qu'hier, je m’interrogeais sur tout ce bruit autour des tensions et des divisions au sein du parti démocrate. Je me questionnais : "Et si tout cela n’avait tout simplement pas été orchestré pour nous permettre d’être témoins d’un coup de théâtre extraordinaire à la convention démocrate?" Il m’apparaît difficile de croire que ce manque de discipline chez les démocrates soit admis, considérant surtout l’aspect crucial de cette élection pour le parti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Choisir Hillary Clinton comme colistière relèverait du vrai coup de théâtre. Chose certaine, cette annonce changerait radicalement l’allure de la convention, redonnerait une vie à une campagne en perte de vitesse et surtout animerait la population en quête d’un sauveur; et ce pour plusieurs raisons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’abord, cette association unirait toutes les troupes démocrates. Les femmes encore déçues rejoindraient les rangs et les travailleurs incertains de l’empathie d’Obama retrouveraient la connexion qui leur manquait. Les États de la Pennsylvanie, de l’Ohio, ceux entourant les Appalaches, et ceux de l’Ouest où Hillary et Bill sont grandement respectés, applaudiraient cette décision. Et c’est sans parler de la Floride où les électeurs avaient majoritairement favorisé Hillary lors des primaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais qu’arrive-t-il de tous les arguments sur lesquels plusieurs s’appuyaient pour rejeter cette option ? Il y a deux mois la situation était différente. La récent conflit entre la Russie et la Georgie rappelle aux Américains que les questions de sécurité nationale demeurent importantes. Ils souhaitent une approche plus internationaliste de leur Président, mais exigent que ce dernier détienne une expérience incontestée et sache naviguer dans les méandres politiques de Washington. Or, la tournée victorieuse d’Obama au Moyen-Orient et en Europe n’a pas eu l’impact souhaité. Par contre, sa déclaration mitigée sur la crise en Georgie, lancée presque sur le bord d’une plage à Hawaï, n’a rien fait pour convaincre la population qu’il a l’étoffe nécessaire pour le poste qu’il convoite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, mon ami Jep, un ancien conseiller du Sénateur Gary Hart avec qui je prenais un café ce matin, m’expliquait que Barack Obama ne fait pas face à Georges Bush. Les citoyens réalisent bien que ce dernier n’est pas candidat aux élections et juge que John McCain, pour qui ils ont un grand respect, est en mesure de faire face à de telles situations. Mais la position de McCain sur l’intervention américaine en Iraq et son intention d’y garder les troupes, a également entraîné un questionnement sur son jugement. Une équipe Obama-Clinton représenterait à la fois le bon jugement et l’expérience. Cette double force rendrait McCain plus vulnérable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, le candidat républicain s’avère un adversaire redoutable et son parti ne ménage rien pour attaquer Obama en ayant recours aux pires méthodes négatives. Les sondages montrent que cette tactique n’est pas sans impact puisque le Sénateur de l’Illinois a perdu son avance. Hillary qui n’a pas froid aux yeux, serait un atout dans l’affrontement contre McCain et les Républicains. Elle pourrait s’en prendre à McCain sur le même ton, pendant qu’Obama garderait ses distances en continuant de marteler les changements politiques qu’il compte apporter comme Président.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Hillary Clinton, être numéro deux signifie exercer une influence certaine auprès de la présidence. Al Gore et Dick Cheney ont redéfini le rôle de la vice-présidence en lui attribuant un plus grand pouvoir. Hillary Clinton est une femme brillante et travailleuse qui apporterait intelligence et aplomb à l’administration Obama.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Combien de fois a-t-on répété que Barack Obama et Hillary Clinton formerait une véritable équipe de rêve? Peut-être y avait-il une bonne raison ? Quand on regarde la liste des candidats pour ce poste de vice-président, aucun ne présente une fiche parfaite. Mme Clinton a commis des erreurs pendant sa campagne à l’investiture démocrate et plusieurs n’ont pas apprécié ses méthodes. Mais son programme était colossal et personne n’a jamais douté de sa capacité à diriger le pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah oui, il y a une autre chose que je ne voudrais pas oublier. L’annonce du colistier ou de la colistière se fera en Illinois; l’État qu’Obama représente au Sénat américain, mais aussi l’État où Hillary est née et où elle a grandi. Un hasard vous me direz… peut-être!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-5209251794189107423?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/5209251794189107423/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=5209251794189107423' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/5209251794189107423'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/5209251794189107423'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/08/et-si-ctait-hillary.html' title='Et si c’était Hillary ?'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-1252142757906868394</id><published>2008-08-20T21:59:00.000-07:00</published><updated>2008-08-21T10:02:41.137-07:00</updated><title type='text'>Fini les vacances !</title><content type='html'>Les camions satellites des réseaux de télévision sont arrivés et l’analyste vedette de CNN, Bill Schneider, se promène avec son autobus dans tout Denver. Les équipes de construction en train de transformer l’aréna de hockey de l’Avalanche se relaient jours et nuits, et les entreprises de taxi déjà en ligne à l’aéroport, salivent à la pensée de voir débarquer des milliers de visiteurs démocrates.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l’autre côté de la ville, les réunions du comité organisateur de la convention démocrate se multiplient. En parlant à un de mes contacts responsable du déroulement des quatre jours de cette convention, j'ai senti une inquiétude. Le gouverneur, le maire et les co-présidents de campagne communiquent entre eux pratiquement à toutes les heures. Combien de partisans d’Hillary auront des enseignes, porteront des macarons de leur héroïne, scanderont son nom, et voteront – même symboliquement pour elle, se demandent-ils ? On craint que le mécontentement et les divisions au sein des troupes, donnent de l'eau au moulin aux manifestants déterminés à se faire entendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils ont des raisons de s' inquiéter. Bill Clinton a refusé de dire qu'Obama avait les aptitudes pour gouverner. Et puis Hillary n'a pas dissuadé ses troupes, qui brandissaient la menace de voter pour McCain si elle n’était pas inscrite sur le bulletin de vote au même titre que son ancien rival. Enfin, les membres du « groupe de Denver » et du groupe appelé « PUMA » (Party unity my ass) signent des pétitions, donnent des entrevues et accusent leur propre parti d’être anti-démocratique. S’agit-il d’un suicide collectif ? Est-ce que ces centaines de Démocrates préfèrent laisser le pouvoir de la Présidence au parti Républicain ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si tout cela était orchestré ? Et si Hillary Clinton, dans un coup de théâtre mardi lors de son discours, s’écriait devant tous qu’elle ne souhaite plus que son nom soit sur le bulletin de vote, qu’elle et ses partisans ont accompli leur mission immortalisant ce moment historique de sa « presque » nomination ? Impossible diront les journalistes convaincus au contraire que ça va chauffer. On entend dire que la moitié de la Chambre des représentants voterait pour Hillary et les médias interviewent heure après heure des partisans de Clinton insatisfaits de la performance d’Obama depuis un mois. Le candidat semble même avoir perdu sa passion depuis son retour d’Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’équipe d’Obama, jusqu’à présent exceptionnellement brillante, aurait-elle soudainement perdue pied ? Ou s’agit-il d’une stratégie pour diminuer les attentes devenues définitivement trop hautes envers Obama? Un ami politicien me rappelait une règle importante hier. Un parti politique n’aime jamais être trop en avance dans les sondages la veille d’une campagne électorale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, c’est l’été et il y a un mois les Américains étaient saturés de nouvelles politiques et se disaient fatigués de la trop large couverture médiatique accordée à Obama. Ils se sont donc réfugiés dans l’écoute des Jeux olympiques. Mais dimanche, ce sera la fin des compétitions et pour les Démocrates, cela signifie la fin des vacances. Est-ce que le manque de discipline et la dissidence trop évidente au sein du parti n’est qu’une tactique pour endormir John McCain et les médias? Je ne serais pas surprise d'être témoin la semaine prochaine du plus puissant des spectacles politiques ; un moment historique incomparable susceptible de faire regretter à plusieurs leurs prédictions. Chose certaine, Barack Obama n'a pas encore dit son dernier mot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-1252142757906868394?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/1252142757906868394/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=1252142757906868394' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/1252142757906868394'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/1252142757906868394'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/08/fini-les-vacances.html' title='Fini les vacances !'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-9041173155381046641</id><published>2008-08-19T19:06:00.000-07:00</published><updated>2008-08-19T19:11:23.305-07:00</updated><title type='text'>À 6 jours de la convention démocrates</title><content type='html'>Entrevue avec Isabelle Maréchal au 98,5 fm le 19 août&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.985fm.ca/mp3player.php?mp3=168793.mp3"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;http://www.985fm.ca/mp3player.php?mp3=168793.mp3&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-9041173155381046641?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/9041173155381046641/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=9041173155381046641' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/9041173155381046641'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/9041173155381046641'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/08/6-jours-de-la-convention-dmocrates.html' title='À 6 jours de la convention démocrates'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-6906746346818457536</id><published>2008-08-15T18:02:00.000-07:00</published><updated>2008-08-15T18:07:49.585-07:00</updated><title type='text'>Rendez-vous historique à Denver*</title><content type='html'>Plus de 3 000 détenus de Denver ont quitté leurs cellules au cours des derniers mois. Non, la ville n’est pas redevenue un bled perdu du Colorado où les chasseurs de primes font la loi, comme à l’époque de la ruée vers l’or ! Ces prisonniers ont simplement été transférés pour faire de la place en cas d’arrestations massives pendant la convention démocrate, qui se tiendra du 25 au 28 août.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Denver, belle ville blottie dans les Rocheuses (à un mille d’altitude, d’où son surnom de « Mile High City »), accueillera en effet un rassemblement politique historique, qui consacrera le premier candidat noir à la présidence des États-Unis. Et on craint que de nombreux manifestants ne viennent perturber l’une ou l’autre des 1 500 réceptions (!) prévues et, surtout, les discours, qui s’étaleront sur quatre jours. Des dizaines de milliers de représentants de diverses organisations, pacifistes pour la plupart, s’apprêtent à planter leurs tentes dans des parcs, non loin de l’aréna de l’équipe de hockey l’Avalanche, où se déroulera le congrès.&lt;br /&gt;Un groupe appelé Recreate ’68, opposé à la guerre en Irak, a annoncé son intention de s’inspirer du mouvement de protestation contre la guerre au Viêt Nam, qui a perturbé la convention démocrate de Chicago, en 1968. Les porte-parole ne cachent pas qu’il pourrait y avoir de la violence si les activistes se sentent provoqués par la police.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce congrès sera historique à plus d’un titre. Barack Obama présentera son discours d’investiture au Stade Invesco, immense terrain de jeu des Broncos, l’équipe de football de la NFL. Un seul autre candidat présidentiel a fait son discours d’investiture dans un stade de football : le mythique John F. Kennedy, à Los Angeles, en 1960. L’auditoire sera impressionnant — le stade compte 76 000 places — et le symbole puissant : le 28 août marquera le 45e anniversaire du célèbre discours « I Have a Dream », prononcé par Martin Luther King à Washington, en 1963.&lt;br /&gt;À deux semaines ou presque du grand jour, la ville de 2,5 millions d’habitants, en comptant les banlieues — presque autant que l’agglomération montréalaise —, a perdu ses allures tranquilles. Les chambres d’hôtel sont toutes réservées, on doit faire la queue pour obtenir une place dans un resto du centre-ville et certaines rues sont déjà fermées à la circulation. Plus de 50 000 visiteurs sont attendus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les commerçants ont bien l’intention de profiter de la manne. Le « LoDo », comme on surnomme le lower downtown (basse ville), fourmille déjà d’activités. Dans la 16e Rue, artère piétonnière qui traverse Denver, le grand magasin de souvenirs Wild West déborde d’articles rappelant l’histoire de l’Ouest, du chapeau aux bottes de cowboy en passant par un caillou qui imite une pépite d’or ! « Welcome to Denver ! » me dit Tom Noel, 64 ans. Professeur d’histoire à l’Université du Colorado, il a écrit une trentaine de livres sur cet État qui doit son nom — « coloré », en espagnol — à son sable et à ses magnifiques rochers rouges. Attablé au resto Baur, au centre-ville, Tom Noel rappelle que Denver est née à l’époque du Klondike, grâce à ses mines d’or et d’argent. Après avoir été connue pour ses saloons et longtemps désignée comme la « cowtown » de l’Ouest, elle est aujourd’hui une ville moderne, qui vante son architecture avant-gardiste (dont celle du Musée des beaux-arts, signée Daniel Libeskind), son savoir-faire en biotechnologie et en médecine… Le Colorado revendique même la paternité des sandales Crocs — mais les Québécois, eux, savent qu’elles sont nées chez eux et ont été vendues à des Américains ! « Denver possède le sixième aéroport en importance aux États-Unis. Et on y trouve de nombreux consulats, dont celui du Canada », ajoute Tom Noel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Denver compte bien profiter de ces quatre jours pour se donner une envergure internationale. D’autant que quelque 600 représentants des gouvernements de 100 pays y sont attendus. Et que les médias seront présents en masse pour assurer la couverture du sacre d’Obama : plus de 15 000 accréditations ont été délivrées à des journalistes, réalisateurs, caméramans, etc.&lt;br /&gt;Le choix de Denver n’est pas anodin de la part des démocrates…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au Colorado, plus du tiers des électeurs se disent sans réels liens politiques, soit autant que le pourcentage de partisans démocrates (34 %) ou de républicains (31 %). Si le candidat à la présidence John Kerry avait obtenu les 19 votes des États du Colorado, du Nevada et du Nouveau-Mexique, en 2004, il aurait été élu à la place de George W. Bush. Mais il n’a pas su séduire ces électeurs indépendants. Cette fois, le parti les courtise énergiquement, encouragé par le fait qu’ils ont voté majoritairement pour des candidats démocrates aux élections de mi-mandat, en 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le thème de ces quatre jours sera la démocratie. Les démocrates désirent profiter de l’occasion pour redonner aux États-Unis leur notoriété d’autrefois, après les années sombres de l’administration Bush. De nombreux séminaires seront dirigés par Madeleine Albright, secrétaire d’État dans le gouvernement de Bill Clinton. Par ailleurs, une exposition, dans le stationnement du Stade Invesco, reconstituera le Bureau ovale du président et présentera aussi des objets ayant appartenu à d’anciens locataires de la Maison-Blanche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans conteste, les organisateurs voient grand. Ils ont la prétention de préparer l’assemblée d’investiture la plus « verte » de l’histoire. General Motors, commanditaire officiel, fournira aux 3 000 chauffeurs bénévoles chargés d’assurer le transport des délégués et autres invités de marque des véhicules hybrides ou roulant à l’éthanol. Lequel éthanol sera fait à partir des rejets de fabrication des bières Coors. Par ailleurs, 1 000 bicyclettes seront mises gratuitement à la disposition des 5 000 délégués. Et l’utilisation des transports en commun sera fortement encouragée. Le plan, qui comprend 10 points principaux, est ambitieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Katherine Archuleta, conseillère principale du maire John Hickenlooper, ne dort pas beaucoup ces temps-ci. Son patron est le « collecteur de fonds en chef » de la convention. Et le comité responsable des commandites peine à trouver les 50 millions de dollars nécessaires à la tenue du congrès. Le jour de notre rencontre, au début de juillet, il manquait encore 20 millions... Du coup, on a dû annuler certaines activités, dont les deux douzaines de fêtes d’ouverture des délégations des différents États.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Katherine Archuleta n’est pas la seule à mal dormir. Depuis des semaines déjà, vers 2 h du matin, les habitants de Denver sont réveillés plusieurs nuits par semaine par le bruit des hélicoptères qui survolent la région à basse altitude. Après le 11 septembre 2001, la sécurité lors des grands rassemblements a été maximisée. Et la décision de Barack Obama de prononcer son discours d’investiture devant un public aussi vaste crée des inquiétudes supplémentaires. Les Américains ne sont pas sans penser aux assassinats de John F. Kennedy et de Martin Luther King...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les habitants de Denver sont enthousiastes à la veille de la convention : pas moins de 22 000 bénévoles sont déjà inscrits à l’un des innombrables comités. Mais d’autres sont moins ravis. Au point qu’une agence de voyages de Denver a organisé la « grande escapade », un tour du Colorado en autocar d’une durée de six jours. Elle compte bien que quelques centaines de personnes préféreront fuir l’avalanche de politiciens, les fêtards et l’interminable trafic !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;br /&gt;&lt;em&gt;* Article publié dans la revue l'Actualité - septembre 2008&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-6906746346818457536?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/6906746346818457536/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=6906746346818457536' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/6906746346818457536'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/6906746346818457536'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/08/rendez-vous-historique-denver.html' title='Rendez-vous historique à Denver*'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-6603916501380595317</id><published>2008-08-08T15:14:00.000-07:00</published><updated>2008-08-09T09:58:40.827-07:00</updated><title type='text'>Le pouvoir des Clinton</title><content type='html'>À deux semaines de la convention démocrate et de la nomination officielle de Barack Obama comme candidat à la présidence, les doutes sur l’unité du parti refont surface. Même si la majorité des partisans d’Hillary Clinton se sont rangés du côté du Sénateur de l’Illinois, un bon nombre, réunis sous le nom du «groupe de Denver », continue de propager son mécontentement. Ces Démocrates tiennent à ce que le nom d'Hillary Clinton soit sur le bulletin de vote afin qu'il s'inscrive à jamais dans l’histoire américaine, pour bien se rappeler que pour la première fois, une femme à presque remporter la nomination d'un parti. Mais l’intention est plus que symbolique. C’est aussi l’occasion de donner une dernière chance aux délégués de changer d’idée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Barack Obama, ce scénario est cauchemardesque. Tout doit être sous contrôle pendant la convention. Permettre à ce groupe et à d’autres délégués encore amers par la défaite d’Hillary de prendre un tel pouvoir, est définitivement trop risqué. Risqué parce qu’il arrive à un moment où Obama perd de la crédibilité aux yeux du public face à son adversaire. Les attaques multipliées des Républicains depuis quelques semaines ont ébranlé la force de la candidature d’Obama dans plusieurs régions baromètres du pays. Dans les coulisses démocrates, on considère qu’Hillary aurait été plus apte à faire face aux critiques de McCain. On ne pourrait pas lui reprocher de manquer d’expérience et de se prendre pour « Dieu- le Sauveur », comme plusieurs ont caricaturé Obama après son discours prononcé devant une foule de 200,000 personnes en adoration à Berlin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pire ennemi d’Obama n’est pas McCain ni le parti républicain. Pour la première fois depuis juin, depuis la fameuse scène à Unity au New Hampshire où Clinton et Obama ont uni officiellement leur force, Hillary a fait campagne pour son ancien rival cette semaine. Bien qu'elle lui ait fait rencontrer ses bailleurs de fonds, et que Bill ait eu une conversation qu’il a qualifiée de « très bonne » avec le vainqueur des primaires, depuis deux mois, les Clinton se sont plutôt fait discrets auprès de l’électorat américain. Ils sont plus bavards auprès de ceux qui leur restent loyaux. Lors d’un « chat » sur Internet avec ses partisans, Hillary a jeté de l’huile sur le feu. Selon elle, les 18 millions de démocrates qui l’ont appuyé doivent avoir le clair sentiment d’avoir été entendus et elle refuse de s’opposer à la proposition de mettre son nom sur le bulletin de vote lors de la convention.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu’à présent, l’équipe d’Obama ne voyait pas d’inconvénient à la discrétion des Clinton cet été. On sait que les Républicains ont des publicités toutes prêtes qui mettront l’accent sur les déclarations de Bill et Hillary contre Barack Obama pendant les primaires. Vous vous rappelez certainement de cette phrase d’Hillary disant que John McCain avait plus d’expérience en matière de sécurité nationale et qu’il était davantage prêt à gouverner qu’Obama. Des montages vidéo circulent depuis déjà un bon moment sur Youtube et la capacité des Républicains d’utiliser ce matériel efficacement ne fait pas de doutes. Tout en reconnaissant la nécessité d’avoir recours au populaire Bill et à l’influente Hillary, la campagne du jeune Sénateur de l’Illinois espérait garder les Clinton hors du radar aussi longtemps que possible et activer leurs forces sur le champ de bataille subtilement sans tambours ni trompettes. Entre-temps, le plan était d’offrir à Hillary et à Bill leur moment de gloire pendant la convention, rassurer les délégués encore déçus et montrer avec une vigueur incontestée l’unité du parti derrière Barack Obama.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais tout cela risque de déraper. Par leur encouragement à poursuivre le débat pendant la convention, les Clinton vont finir par mettre Barack Obama au pied du mur. Le risque est trop grand pour les Démocrates et les enjeux trop importants pour le pays. Les Clinton détiennent le pouvoir d’assurer la prochaine présidence à leur parti, ou de miner le leadership d’Obama. Plusieurs croient qu’ils sont trop conscients de l’importance de leur héritage dans l’histoire pour saboter les chances de reprendre la Maison Blanche en 2008. D’autres sont plus cyniques et personne n’est dupe : le mouvement pour la campagne d’Hillary en 2012, est déjà entamé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-6603916501380595317?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/6603916501380595317/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=6603916501380595317' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/6603916501380595317'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/6603916501380595317'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/08/le-pouvoir-des-clinton.html' title='Le pouvoir des Clinton'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-9143388791180589670</id><published>2008-08-08T06:38:00.000-07:00</published><updated>2008-08-10T17:26:45.190-07:00</updated><title type='text'>Convention démocrate – discours</title><content type='html'>Lundi 25 août: Michelle OBama&lt;br /&gt;Mardi 26 août: Hillary Clinton (Chelsea pourrait présenter sa mère)&lt;br /&gt;Mercredi 27 août: Bill Clinton prononcera son discours juste avant celui de la ou du colistier&lt;br /&gt;Jeudi 28 août : Barack Obama&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;À noter:&lt;/strong&gt; tous les discours auront lieu entre 18h00 et 23h00, heure de l’Est&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-9143388791180589670?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/9143388791180589670/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=9143388791180589670' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/9143388791180589670'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/9143388791180589670'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/08/convention-dmocrate-discours.html' title='Convention démocrate – discours'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-1063354940066785583</id><published>2008-07-31T16:07:00.000-07:00</published><updated>2008-07-31T16:10:07.695-07:00</updated><title type='text'>L'impact  d'une campagne négative</title><content type='html'>Catherine en entrevue à l'émission "Montréal Maintenant" avec Esther Bégin, le 31 juillet&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.985fm.ca/mp3player.php?mp3=165893.mp3"&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;strong&gt;http://www.985fm.ca/mp3player.php?mp3=165893.mp3&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-1063354940066785583?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/1063354940066785583/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=1063354940066785583' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/1063354940066785583'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/1063354940066785583'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/07/limpact-dune-campagne-ngative.html' title='L&apos;impact  d&apos;une campagne négative'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-3463935785505722089</id><published>2008-07-30T21:17:00.000-07:00</published><updated>2008-07-31T14:19:04.209-07:00</updated><title type='text'>Obama ébranlé</title><content type='html'>Barack Obama ne pouvait souhaiter une meilleure campagne. En contrôle de l’agenda tant sur le plan de la politique étrangère américaine que des questions domestiques comme la crise économique, le chemin vers la Maison Blanche s’annonçait alors presqu’assuré. Conscient d’un fond de racisme persistant au pays, il avait même presque réussi à faire oublier qu’il est noir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par surcroît, son adversaire John McCain, qui a toutes les misères du monde à mettre un pied devant l’autre sans trébucher, multiplie les erreurs. Il a d’abord déclaré que l’Iraq et le Pakistan étaient des pays limitrophes. Et puis, il a affirmé que les forces d’Al Quaida avaient été chassées de la province d’Anbar en Iraq grâce aux troupes américaines envoyées en renfort; ce qui est faux. Ou encore, il était convaincu que le conflit en Iraq était le seul et le plus important à survenir depuis la tragédie du 11 septembre, omettant ainsi la guerre en Afghanistan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Perdant la bataille de l’image et constamment sur la défensive réalisant que les politiques de McCain ne font que rappeler celles de W. Bush, les Républicains ont décidé d'attaquer de front leur rival et de miner sa crédibilité. Ils se sont repliés sur d’anciennes stratégies de campagne optant pour des attaques négatives contre le candidat démocrate. La dernière en lice est une publicité dans laquelle on compare la « vedette » Barack Obama à Paris Hilton et Britney Spears. L’insulte est de taille. Après une tournée internationale victorieuse où plus de deux cents milles personnes se sont déplacées pour l’entendre à Berlin, et pendant laquelle sa politique étrangère en Iraq a pris toute sa crédibilité, une telle comparaison est absolument risible et ne mériterait pas que l’on s’y attarde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais en réalité il n’y a rien de très drôle dans cette approche de John McCain qui, bien avant Obama, se disait pourtant si honnête et si désireux de changer la politique à Washington. S’il accepte de poursuivre cette tactique sans broncher, c’est qu’elle réussit. Elle réussit à semer le doute et bien plus, elle vient confirmer les craintes des électeurs qui n’ont pas le souci ou le temps de vérifier les faits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un état baromètre comme le Colorado, l’équipe républicaine bombarde littéralement les ondes. Et en trois semaines, les sondages qui favorisaient Obama de 4 à 6 points, le donnent perdant de 4 points aujourd’hui. Nous sommes toujours dans la marge d’erreurs, mais ces chiffres sont des indicateurs de la force de frappe de McCain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Républicains diffusent présentement quatre publicités véhiculant des messages controversés et faux: 1-Obama préfère perdre la guerre en Iraq en retirant les troupes américaines trop rapidement, 2-il est responsable de la montée du prix de l’essence, 3-il a le temps de jouer au basket-ball mais pas de rencontrer des soldats blessés et 4- il n’est qu’une star arrogante mais sans profondeur. Ces messages questionnent d’une part, son patriotisme et son sens des priorités, renforçant par ailleurs une image élitiste et déconnectée des misères du peuple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des messages controversés et faux, mais qui touchent une corde sensible. Pendant que Barack Obama se promenait en Europe, les travailleurs de l’industrie du pétrole et du gaz naturel ici au Colorado ont applaudi la décision du Président Bush - appuyé de John McCain, de reprendre l’exploitation des puits qui sont nombreux à travers l’État. Dans une économie en récession, la création de nouveaux emplois est bienvenue. Et puis, dans un coin du pays où l’automobile est le principal moyen de transport, on avait également approuvé la proposition du candidat républicain de susprendre la taxe sur l’essence pendant l’été ; un bénéfice qui aurait permis aux citoyens d'épargner en moyenne cinquante dollars par mois. Deux politiques auxquelles Obama s’est opposé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, Barack Obama fait de l’Afghanistan une bataille à finir et re-déploiera les troupes de l’Iraq vers ce pays. Cette décision inquiète un certain nombre d'électeurs. La guerre en Iraq a déjà coûté cher aux États-Unis tant sur le plan économique que sur le plan humain. Le pays a-t-il les moyens de s’engager davantage dans une guérilla ? Combien d’années faudra-t-il pour sortir victorieux d’une lutte contre le terrorisme. Est-ce qu'une telle victoire est même possible ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La campagne de John McCain est outrageuse parce qu’elle propage des faussetés. Mais les messages rejoignent indéniablement l’électorat qui continue de s’interroger sur Barack Obama, ses valeurs et ses politiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-3463935785505722089?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/3463935785505722089/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=3463935785505722089' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/3463935785505722089'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/3463935785505722089'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/07/le-doute-persiste.html' title='Obama ébranlé'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-4921872657643497549</id><published>2008-07-27T17:36:00.000-07:00</published><updated>2008-07-27T20:01:27.832-07:00</updated><title type='text'>Convention démocrate : compte à rebours</title><content type='html'>On s’y perd à tenter de compter le nombre de comités mis sur pied pour préparer la convention démocrate qui débutera le 25 août prochain, soit dans 4 semaines exactement, à Denver au Colorado. Déjà des enseignes, souhaitant la bienvenue aux 50,000 visiteurs attendus, sont posées dans les rues du centre-ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La ville n’en est pas à sa première convention puisqu’il y a exactement cent ans, en 1908, elle recevait celle des Démocrates qui avait couronné William Jennings Bryan battu ensuite à l’élection générale par William H.Taft. Denver n’en est pas non plus à son premier grand événement puisque elle a tenu une réunion du G-8 en 1997 et a reçu la visite du Pape en 1993.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré une chaleur accablante et le fait que nous sommes sur le point de battre un record de température – quinzième journée de suite à plus de 30 degrés celsius -, une grande fébrilité s’est emparée des citoyens. Jeanie est une démocrate convaincue et, âgée de soixante ans, elle a décidé de s’impliquer. En consultant le site Internet de la convention, elle a mis la main sur ce qu’elle cherchait : « Comment devenir bénévole». Après avoir coché toutes les cases sans retenu, elle reçoit un coup de fil. « Mme Johnson, nous avons besoin de 3,000 chauffeurs privés». Excitée, elle s’enregistre immédiatement : « même si je ne serai pas dans l’enceinte » dit-elle fièrement, « je vais contribuer à faire de ce moment un succès pour ma ville et pour les Démocrates ». Les organisateurs de l’événement, qui durera quatre jours, n’ont eu aucune difficulté à recruter vingt-deux milles personnes pour travailler à titre de bénévoles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le centre Pepsi, la fameuse aréna de l’équipe de hockey l’Avalanche où se tiendra l’événement, est méconnaissable. Des milliers de mètres de câbles ont été tirés, une vingtaine de serveurs ont été installés pour les 15,000 médias qui couvriront la convention et mille lignes de téléphone ont été branchées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À un mois de ce moment historique qui célèbrera la nomination du premier noir candidat à une présidentielle américaine, tout semble sous contrôle si on en croit les responsables. Mais, ce n’est pas tout à fait vrai. Il manque encore 20 millions de dollars pour couvrir les coûts de cette « extravaganza ». C’est un déficit que la ville de Denver ne peut se permettre et la situation en inquiète plus d’un.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les organisateurs sont pris avec des problèmes encore plus graves. Il semble qu'Oprah et son entourage aient tenté de déloger les Clinton de l’hôtel Brown Plaza parce qu’elle se disait trop loin de son protégé et les Kennedy n’ont toujours pas trouvé une maison qui réponde à leurs attentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai songé offrir ma chambre d'amis à Mme Winfrey, mais elle est déjà prise. Avoir su ! … à suivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano -Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-4921872657643497549?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/4921872657643497549/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=4921872657643497549' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/4921872657643497549'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/4921872657643497549'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/07/convention-dmocrate-compte-rebours.html' title='Convention démocrate : compte à rebours'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-5136229497260800890</id><published>2008-07-25T13:12:00.000-07:00</published><updated>2008-07-25T13:24:20.120-07:00</updated><title type='text'>Impact de la tournée d'Obama</title><content type='html'>Catherine en entrevue à l'émission "Montréal Maintenant" avec Esther Bégin, le 24 juillet&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.985fm.ca/mp3player.php?mp3=164523.mp3"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;http://www.985fm.ca/mp3player.php?mp3=164523.mp3&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine à l'émission "La Tribune" de Radio-Canada avec Jacques Beauchamps, le 25 juillet&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia%3Dhttp://www.radio-canada.ca/Medianet/2008/CBF/LaTribune200807251215_1.asx"&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;strong&gt;http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia%3Dhttp://www.radio-canada.ca/Medianet/2008/CBF/LaTribune200807251215_1.asx&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-5136229497260800890?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/5136229497260800890/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=5136229497260800890' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/5136229497260800890'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/5136229497260800890'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/07/catherine-en-entrevue.html' title='Impact de la tournée d&apos;Obama'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-8547880665206128544</id><published>2008-07-23T09:47:00.000-07:00</published><updated>2008-07-23T09:52:32.176-07:00</updated><title type='text'>Voyage d'Obama 2</title><content type='html'>Catherine en entrevue à l'émission Montréal Maintenant, avec Esther Bégin, le 21 juillet&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.985fm.ca/mp3player.php?mp3=164023.mp3"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;http://www.985fm.ca/mp3player.php?mp3=164023.mp3&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-8547880665206128544?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/8547880665206128544/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=8547880665206128544' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/8547880665206128544'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/8547880665206128544'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/07/voyage-dobama-2.html' title='Voyage d&apos;Obama 2'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-7936317972609935244</id><published>2008-07-22T06:40:00.000-07:00</published><updated>2008-07-22T09:00:32.053-07:00</updated><title type='text'>Stratégie 201</title><content type='html'>Il semble bien que les Américains puissent enfin voir la lumière au bout du tunnel. La question n’est plus de savoir si les soldats américains sortiront de l’Iraq, mais plutôt, à quel moment. Depuis vendredi, nous assistons à un revirement de situation. D’abord, accord-surprise! Vendredi dernier, Washington et Bagdad s’entendent pour dire qu’il y aura un retrait éventuel des troupes américaines, mais ne fixent pas de date. Le lendemain, le Premier ministre iraquien pousse l’audace en déclarant non seulement que son pays souhaite un départ des soldats américains, mais ajoute l’échéance de décembre 2010. Al-Malaki n’avait rien à perdre puisque les iraquiens n’ont jamais caché leur hâte de voir partir les Américains de leur territoire. La visite de Barack Obama tombait juste à point et Al-Malaki se défend bien de s’ingérer dans la campagne électorale américaine. Tout au plus, le temps est-il venu de faire pression sur le gouvernement Bush qui, à son avis, ne semble pas suffisamment pressé de quitter l’Iraq.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La presse a fait grand état toute la journée du voyage victorieux d’Obama. La décision du gouvernement de l’Iraq vient appuyer la stratégie du candidat démocrate qui prévoit rapatrier les forces militaires dans les 16 premiers mois de son mandat. Pourtant, John McCain s’est évertué toute la journée à préciser que si les gouvernements peuvent discuter de la possibilité d’un retrait éventuel, c’est en grande partie grâce à la solution qu’il a préconisée l’an dernier; celle d’envoyer des renforts militaires pour stabiliser le pays. Cette même stratégie contre laquelle s’est élevé son rival, Barack Obama.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À court terme, il ne fait pas de doute qu’Obama bénéficie des déclarations provenant du gouvernement iraquien. D’abord, la politique du Sénateur de l’Illinois semble se baser sur une nouvelle réalité militaire et politique. Les conditions sur le terrain se sont améliorées considérablement depuis six mois, et les iraquiens souhaitent prendre leur destinée en main. Et puis, la population américaine est impatiente de voir une fin à cette guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À moyen terme, c’est-à-dire, d’ici l’élection de novembre dans plus de trois mois, qu’auront retenu les électeurs ? Donneront-ils le crédit à Barack Obama ou à John McCain ? Est-ce que les conditions sur le terrain ce seront détériorées au point de devoir retarder l'échéance du départ ?Depuis la déclaration de l’administration Bush vendredi dernier, tout le monde est d’accord pour rapatrier les troupes. Là, où il y a encore des divergences, c’est le moment. McCain croit que la situation reste fragile. Un stratège républicain admettait ce matin que si son parti veut conserver la Maison Blanche, McCain doit aussi affirmer clairement que les États-Unis ne seront pas pris dans ce conflit indéfiniment. La stratégie est donc de peaufiner le discours de façon à ce que la position de McCain se rapproche de celle de son adversaire, et ce, sans qu’il ait à décider d’un calendrier précis. Si tôt ou tard les soldats sont de retour au pays, se disent les républicains, c’est tout ce qui comptera dans l’esprit du public. Entre temps, ils auront enlevé des munitions aux Démocrates et diminuer la force de l’enjeu que représente l’Iraq. Mieux encore, la position de McCain prouvera peut-être que sa prudence était justifiée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, qui sera le vainqueur du débat sur l’Iraq ? Incapable de trancher, je décide de chausser mes espadrilles et d’aller prendre une marche. I-pod à la ceinture, je suis déterminée à me changer les idées pendant une bonne heure. En longeant la 17e avenue, une dame qui arrosait ses fleurs m’arrête, et me demande si je connais quelque chose au jardinage. J’hésite et lui réponds : « oui, un peu ». « Est-ce une fleur sauvage ou une mauvaise herbe? » poursuit-elle. « Hum! Je crois qu’il s’agit d’une fleur, mais je n’en suis pas certaine. Je n’ai jamais vu cette plante auparavant, » lui dis-je. « Vraiment ! Dans ce cas, je vais lui laisser une chance de fleurir,» rajoute-elle. Sur le point de continuer mon chemin après cet échange courtois, je ne peux m’empêcher de me retourner et de lui demander à mon tour : « Vous avez suivi les nouvelles des derniers jours sur les développements en Iraq ? » « Oui, oui. Quel soulagement, nos enfants vont revenir au bercail ! », me dit-elle d’un air encouragé. Je ne lui ai pas demandé si elle était démocrate, républicaine ou indépendante ou encore, si la date d'un retour était importante. Soudainement, tout cela semblait secondaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-7936317972609935244?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/7936317972609935244/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=7936317972609935244' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/7936317972609935244'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/7936317972609935244'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/07/stratgie-201.html' title='Stratégie 201'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-4278630981817779533</id><published>2008-07-21T23:00:00.000-07:00</published><updated>2008-07-21T23:04:35.611-07:00</updated><title type='text'>Un été américain: confidences de gens ordinaires 7*</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Scranton, Pennsylvanie&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bill et Hillary sont des habitués de la place. Après tout, elle y a été baptisée et tant son père que son grand-père y ont travaillé. Chaque été, ils passent du temps en famille à leur chalet de Winola situé à 40 kilomètres de Scranton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moment de la primaire de la Pennsylvanie en avril, Dollar Bill, dont le vrai nom est Bill Rosick, avait appelé le bureau de Mme Clinton pour offrir ses services comme chauffeur, mais sans succès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dollar Bill est tout un personnage. Il s’est installé seul dans un studio pas très grand, en banlieue de Scranton. Il ne voit jamais ses deux filles qui ont maintenant 16 et 21 ans. Il vit de chèque de paie en chèque de paie. Pour joindre les deux bouts, il travaille le jour dans un petit dépanneur et le soir, il circule dans les rues de la ville de Scranton avec son taxi. Dollar Bill passe son temps à parler avec les citoyens et il a une opinion sur tout. Il me raconte qu’il n’est pas le seul. Dans cette ville de mineurs, on parle peu aux étrangers, mais on n’hésite pas à exprimer ses idées en tête à tête..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les gens qui prennent le taxi à Scranton sont des clients réguliers. Des personnes âgées qui ont besoin de se rendre à l’épicerie, à la pharmacie, chez le médecin ou à la banque. Le premier commentaire que Dollar Bill entend lorsqu’un passager entre dans son taxi, c’est une boutade sur le prix indiqué au compteur; le prix de base de $2.57 en janvier a grimpé à $3.00. Un voyage qui coûtait $10.00 en vaut maintenant 12 à14 dollars. Pour des gens qui gagnent peu, deux dollars de plus c’est beaucoup. « Le prix de l’essence n’arrête pas de monter, il faut bien que j’ajuste mon taux aussi. Sinon, je vais perdre trop d’argent et le taxi ne sera plus rentable », se plaint Dollar Bill. Pour des communautés comme celle de Scranton, les hausses continues de l’essence sont devenues un sérieux problème. « Les distances sont grandes et si vous ne vivez pas dans les grandes villes où il y a des services en commun, vous avez besoin de votre automobile pour vous déplacer. Les gens ici n’ont pas d’autres options, » conclut-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les habitants de cette ville, située à un peu plus de deux heures au nord de Philadelphie, sont aussi préoccupés par les coûts élevés de la santé. On compte 47 millions d’Américains qui n’ont pas d’assurance santé. En Pennsylvanie, plus de 750,000 personnes vivent sans filet. Pour l’instant l’accessibilité aux soins de santé pour tous reste une promesse abstraite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut que les choses changent, pense-t-on, mais ici on ne croit pas aux contes de fée. Tous ce que l’on souhaite selon Dollar Bill, c’est que les choses changent pour le mieux ou tout au moins, reviennent comme avant, comme à l’époque de Bill Clinton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano&lt;br /&gt;&lt;em&gt;(*7e et dernier article d'une série publiée dans la revue l'actualité - août 2008)&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-4278630981817779533?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/4278630981817779533/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=4278630981817779533' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/4278630981817779533'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/4278630981817779533'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/07/un-t-amricain-confidences-de-gens_9276.html' title='Un été américain: confidences de gens ordinaires 7*'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-6918713032657227486</id><published>2008-07-21T07:34:00.000-07:00</published><updated>2008-07-21T07:55:43.040-07:00</updated><title type='text'>Un été américain: confidences de gens ordinaires 6*</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Fallujah, Iraq&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Shane est un marine parti en Iraq depuis le début d’avril.  Les forces américaines dans ce pays en sont à leur sixième été. Depuis le début de cette guerre, plus de 4,000 soldats sont tombés au combat et près de 30,000 autres ont été blessés.  Ce chiffre est encore plus alarmant parmi les Iraqiens civils et militaires où l’on compte plus de 50,000 morts et blessés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À peine une semaine après son arrivée à Fallujah, quatre marines sont tués sur le coup lors d’une embuscade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À des milliers de kilomètres de là, dans une ville de banlieue appelée Brighton au Colorado, la mère de Shane, Véronica, attend des nouvelles de sa belle-fille Maegan. Assise devant son ordinateur, cette dernière est encore à Camp Lejeune en Caroline du Nord avec le petit Matthew de 16 mois.  Cela fait déjà trois jours que la nouvelle est rapportée dans les médias. Sans vouloir imaginer le pire, elle est incapable de dormir. Enfin, un courriel arrive. Maegan se précipite aussitôt au téléphone et signale le numéro de Véronica. Les nouvelles sont bonnes, et soulagées, elles pleurent toutes les deux de joie. Shane est vivant mais pour des raisons de sécurité, il faudra attendre trois semaines avant la prochaine communication.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« J’ai passé trois semaines angoissées, à me coucher sur le divan après le travail, le cœur en nœuds. Ce sont les plus longs mois de ma vie», me dit Véronica.  Maegan s’est rapprochée de la famille et Véronica est si heureuse de retrouver son petit fils : « il ressemble à Shane lorsqu’il avait le même âge » me jure-t-elle. Shane n’a pas encore 21 ans et n’avait que 14 ans lorsque la tragédie du 11 septembre s’est produite en 2001. L’administration Bush n’a jamais prouvé le lien entre Al-Quaida et le régime de Saddam Hussein. Malgré tout, les États-Unis se sont engagés dans une guerre qui a déstabilisé l’échiquier politique du Moyen-Orient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Shane croit à la nécessité de servir son pays. « Je veux contribuer à sécuriser les États-Unis, » dira-t-il juste avant de partir. Véronica le voit autrement: «Il est trop jeune pour comprendre qu’il met sa vie en danger pour une mauvaise décision de notre Président. Je prie tous les jours pour qu’il revienne en un morceau, physiquement et mentalement.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis, les téléphones de Shane se veulent encourageants, même s’il ne cache que les combats se sont intensifiés. Sous la chaleur torride, les conditions sont précaires: «nous restons conscients du danger qui nous entoure. Les temps de repos n’existent pas», confiera-t-il à sa mère.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Véronica non plus ne connaît plus le repos. « Tout ce que je peux faire, c’est de prétendre que tout va bien. » Et puis, elle sait qu’elle n’est pas la seule. Des dizaines de milliers de familles américaines vivent la même détresse. Chaque jour qu’un soldat tombe, elle bénit le ciel que ce ne soit pas son fils. Mais en même temps, un sentiment de culpabilité l’habite à la pensée que c’est une autre famille qui est en deuil et elle se demande à quoi sert tant de sacrifices.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano&lt;br /&gt;&lt;em&gt;(*6e article d’une série publiée dans la revue l’actualité – août 2008)&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-6918713032657227486?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/6918713032657227486/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=6918713032657227486' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/6918713032657227486'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/6918713032657227486'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/07/un-t-amricain-confidences-de-gens_21.html' title='Un été américain: confidences de gens ordinaires 6*'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-1181938961509876848</id><published>2008-07-20T10:28:00.000-07:00</published><updated>2008-07-20T20:10:41.518-07:00</updated><title type='text'>Stratégie 101</title><content type='html'>Quelle fin de semaine! À en croire les nouvelles, Barack Obama doit être un candidat comblé. Le Président Bush a accepté de prendre la voie diplomatique pour discuter avec le gouvernement de l’Iran. Son attaché de presse refuse de dire qu’il s’agit d’un premier pas vers une négociation possible. Mais pour un Président qui condamnait l’intention d’Obama de s’asseoir avec des chefs d’État considérés comme des ennemis, la décision de vendredi de la Maison Blanche est un renversement de position.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis le même jour, un autre développement important, cette fois en Iraq. Le Premier ministre iraquien Malaki se dit prêt à considérer une date pour le retrait des troupes américaines. Selon un journal allemand, il aurait même déclaré que le plan du candidat démocrate de rapatrier les soldats dans les premiers 16 premiers mois de son administration était plausible. Bush a admis qu’un retrait était envisageable, mais refuse toujours de consentir à un calendrier précis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’y a pas de coïncidences en politique. Georges Bush et Dick Cheney continuent de tenir les rênes du pouvoir. Devant un électorat désabusé, la tentative est simplement stratégique. Il ne faudrait pas être surpris de voir les négociations avec l’Iran échouer et le calendrier du retrait des troupes être limité à de vagues discussions. L’objectif est de faire la preuve que l’approche d’Obama n’est au mieux pas viable et au pire, dangereuse pour la sécurité du pays. Richard Bolton, ancien ambassadeur aux Nations Unies et grand défenseur du gouvernement Bush a laissé échapper la véritable stratégie républicaine en disant : « Les Américains auront eu un avant-goût d’un gouvernement Obama ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces nouvelles sont plutôt bonnes pour John McCain qui en a bien besoin après avoir été obligé vendredi de remercier son co-président de campagne et expert économique, Phil Gramm deux semaines après que celui-ci ait déclaré que les Américains étaient des "pleurnichards" et se plaignaient à tort de la situation économique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la réflexion, Barack Obama qui compte profiter de ce voyage à l'étranger pour montrer une image de chef d'État et établir la crédibilité de ses positions sur les guerres en Iraq et en Afghanistan, n'a pas eu le temps d'atterrir que déjà, les stratèges républicains lui coupent l'herbe sous le pied.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano – Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-1181938961509876848?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/1181938961509876848/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=1181938961509876848' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/1181938961509876848'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/1181938961509876848'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/07/stratgie-101.html' title='Stratégie 101'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-6394266429582337443</id><published>2008-07-20T09:37:00.000-07:00</published><updated>2008-07-20T09:39:31.579-07:00</updated><title type='text'>Un été américain: Confidences de gens ordinaires 5*</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Atlanta, Georgia&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au quartier général des « Young Democrats for America », des dizaines de jeunes bénévoles sont à l’œuvre. Ils sont à organiser des petites assemblées de cuisine mieux connues sous le nom de « house Parties » où un (e) jeune invite une vingtaine de personnes à discuter de leurs préoccupations et de l’avenir du pays. Au loin, on entend la chanson « don’t stop thinking about tomorrow », de Fleetwood Mac.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les primaires et les caucus qui se sont tenus dans les cinquante États américains ont enregistré des taux record de participation pour les jeunes de 30 ans et moins.  Au total, cinquante millions d’entre eux seront en droit de voter aux élections de novembre. Encouragés par ces données, les jeunes ont pris d’assaut l’Internet et lancent des invitations à des pique-niques et des concerts dans les parcs.  Ils créés des sessions de discussions appelées les « méga-meetings » sur Facebook et My Space. Ils se fabriquent même des personnages dans « Second life » pour s’assurer de ratisser le plus largement possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans moins de trois mois, Mijha se marie. Cette jeune noire américaine est avocate et présidente de l’organisation des jeunes démocrates d’Atlanta. Originaire de New York, elle a décidé de s’installer dans l’état républicain de la Georgie, parce qu’être démocrate à New York était trop facile.  Mijha vit d’espoir pour son parti en novembre mais reste lucide. Les jeunes ont la réputation d’être apathiques et de ne pas se présenter aux urnes le jour du vote.  «Mais cette fois, nous n’avons aucune excuse de manquer à notre devoir de citoyen.  There is simply too much at stake, » me dit-elle avec détermination.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La situation économique des jeunes sera moins reluisante que celle de leurs parents. Avec un pays dont l’endettement est incommensurable,  ils ne s’attendent pas à récolter des pensions de vieillesse et savent que les coûts de la santé augmenteront.  Déjà, la recherche d’emplois sera plus difficile pour les gradués de 2008 selon Careerbuilder.com.   Seulement 58 pourcent des employeurs prévoient engager de nouveaux gradués, alors que l’an dernier,on en comptait 79 pourcent. « Aurons-nous encore un emploi le mois prochain, aurons-nous les moyens d’acheter notre première maison et d’avoir des enfants, mais surtout, avec quelles valeurs les élèverons-nous ? » se demande Mijha. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est cette dernière question qui pousse les jeunes à s’exprimer.  Mijha considère que cette élection va permettre aux États-Unis de revenir sur la bonne voie.  Elle ajoute qu’il leur faut dire au reste du monde  « we are back ». Fini l’arrogance, les ultimatum et la fabrication des faits.  Elle croit qu’il y a un besoin urgent pour le peuple américain de s’unir pour surmonter les immenses problèmes auxquels il fait face.  « Ma génération est colourblind  et a grandi dans un environnement multiculturel », déclare-t-elle. «Les années Bush nous on montré que les politiques du pour ou contre nous, ne peuvent être que néfastes pour le pays.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mijha se souvient de la campagne présidentielle de 1992 lorsque Bill Clinton parlait d’espoir dans ses discours.  La chanson de Fleetwood Mac lui revient en tête. C’est justement en pensant à demain qu’elle et des milliers de jeunes passent l’été à faire campagne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano&lt;br /&gt;&lt;em&gt;(*Cinquième article d'une série publiée dans la revue l'actualité - août 08)&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-6394266429582337443?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/6394266429582337443/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=6394266429582337443' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/6394266429582337443'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/6394266429582337443'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/07/un-t-amricain-confidences-de-gens_20.html' title='Un été américain: Confidences de gens ordinaires 5*'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-8038302468699585951</id><published>2008-07-19T06:24:00.001-07:00</published><updated>2008-07-19T06:26:20.008-07:00</updated><title type='text'>Voyage à l'étranger d'Obama</title><content type='html'>Catherine en entrevue à l'émission "Montréal Maintenant" avec Esther Bégin, le 18 juillet&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.985fm.ca/mp3player.php?mp3=163703.mp3"&gt;&lt;span style="color:#cc6600;"&gt;http://www.985fm.ca/mp3player.php?mp3=163703.mp3&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-8038302468699585951?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/8038302468699585951/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=8038302468699585951' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/8038302468699585951'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/8038302468699585951'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/07/voyage-ltranger-dobama.html' title='Voyage à l&apos;étranger d&apos;Obama'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-9115708691381701790</id><published>2008-07-19T06:17:00.000-07:00</published><updated>2008-07-19T06:23:51.191-07:00</updated><title type='text'>Un été américain:Confidences de gens ordinaires 4*</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Denver, Colorado&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La beauté des montagnes rocheuses du Colorado nous fait parfois oublier l’immense nuage brun de pollution suspendu au-dessus de la ville de Denver, sa capitale.  On estime que la moitié de cette pollution  est le résultat de la circulation automobile ; et ce, même si le Colorado est le quatrième État au pays où les citoyens utilisent le plus leur vélo comme transport pour se rendre au travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amoureux du grand air, les Coloradiens se réfugient en montagne pendant l’été. Mordus de l’exercice, vous les retrouverez en bicyclette, en camping, en canot, en rafting ou en escalade.  Le Colorado est aussi l’État dont la population est la moins obèse de tous les États-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dan Grunig ne fait pas exception. Un passioné du cyclisme, il enjambe tous les jours son vélo et parcourt en moyenne plus de 400 kilomètres par semaine. « J’ai toujours eu une bicyclette. Je me souviens que je devais faire sept kilomètres pour me rendre à l’école», me dit-il.  En ouvrant la porte du condo qu’il partage avec sa compagne Suzanne, on réalise à quel point le sport fait parti de sa vie. Pas un, pas deux, mais quatre vélos sont juchés sur son mur à l’entrée.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;En fait, ce cycliste de longue date est aussi directeur de « Bicycle Colorado », un organisme sans but lucratif dont l’objectif est d’accroître l’accessibilité  des routes de l’État aux bicyclettes. « Il y a trois raisons pour lesquelles il est important d’encourager l’utilisation du vélo: améliorer notre état de santé, la qualité de notre  environnement et nos infrastructures routières, » m’explique Dan. Il déplore le manque de planification du département des transports et prêche l’ajout de pistes cyclables à chaque nouvelle route construite. Selon lui, les bénéfices sont tangibles car une population qui vit dans un meilleur environnement et qui s’adonne à l’exercice, est forcément une population en meilleure santé.  Et de plus, les épargnes que cette réalité représente, compensent pour les frais de construction encourus. « Il est difficile de comprendre pourquoi les gouvernements hésitent tant à investir », ajoute Dan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fan de l’exercice en montagne, Dan se prépare à la grande expédition qui se tient à chaque été dans les montagnes Rocheuses appelée « Ride the Rockies ». Plus de 2,000 citoyens se joignent à l’aventure et parcourent 900 kilomètres de bicyclette étalés sur une semaine.  Le trajet permet aux participants de prendre conscience de leur environnement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En cet été électoral, les bannières des partisans des deux camps politiques seront visibles sur le bord de la route et se mêleront aux encouragements de la foule tout au long du tour.  Le Colorado est un État baromètre cette année et avec la Convention démocrate qui se tiendra dans sa capitale, on s’attend à beaucoup d’activités politiques.  Il ne serait même pas surprenant de voir Barack Obama faire un bout de chemin avec les participants.  John McCain pourrait y être aussi, mais vu son âge et ses blessures de guerre,  personne ne s’attend à ce qu’il enfourche sa bicyclette. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Catherine Cano&lt;br /&gt;&lt;em&gt;(*Quatrième article d'une série puliée dans la revue l'actualité - août 08)&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-9115708691381701790?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/9115708691381701790/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=9115708691381701790' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/9115708691381701790'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/9115708691381701790'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/07/un-t-amricainconfidences-de-gens.html' title='Un été américain:Confidences de gens ordinaires 4*'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-6730395606778962101</id><published>2008-07-18T07:05:00.000-07:00</published><updated>2008-07-18T07:20:12.356-07:00</updated><title type='text'>Un été américain: Confidences de gens ordinaires 3*</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Iowa City - Iowa&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’avais jamais mis les pieds en Iowa. Mireille, ma grande amie de 30 ans habite Iowa City. Je m’y suis donc rendue au moment de la course à l’investiture démocrate, ce fameux caucus qui a propulsé la candidature de Barack Obama.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Iowa City est une ville universitaire en apparence tranquille mais où bouillonne idées et opinions politiques. Le « Hamburg Inn » est le centre nerveux et l’endroit rêvé pour tous ceux qui aiment jaser politique autour d’un bon café. C’est un petit restaurant, vieux de 60 ans, qui sert le déjeuner toute la journée, et qui se fait un point d’honneur, photographies à l’appui, de dire que depuis Ronald Reagan presque tous les candidats à la Présidence s’arrêtent ici. Dave, le propriétaire est plutôt fier de cette reconnaissance publique. Il prend chaque présidentielle au sérieux. « C’est important que les gens discutent, échangent leurs points de vue et surtout votent », affirme-t-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour inciter ses clients à comprendre l’importance de leur devoir civique, il a institué une élection parallèle pendant les caucus démocrates et républicains, appelé le « Coffee Bean Caucus ». Chaque client qui entrait dans son restaurant recevait un grain de café et devait choisir le pot associé à la, ou au candidat Républicain ou Démocrate de son choix. La veille du véritable vote, Dave organisait le dépouillement de centaines de grains de café et annonçait que Barack Obama remportait la nomination démocrate haut la main. Une prévision qui, le jour du vrai scrutin, s’est avérée juste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet été, Dave a repris le concept de son concours en vue de l’élection de novembre. Il nomme sa campagne « Coffee Bean Ballot », et cette fois, les pots où vous pouvez déposer votre grain de café portent les noms de John McCain et de Barack Obama. Il prévoit un fort taux de participation. « Les Américains du Mid-ouest suivent cette campagne comme jamais. La situation économique des familles s’est envenimée au cours de la dernière année et on sent déjà les impacts», poursuit Dave. Il me donne en exemple la hausse du prix des aliments. Une cruche de 35 livres d’huile de soya produite en Iowa est passée de $30 à $45 en trois mois. « Et nous qui avons du mais frais qui poussent dans les champs à côté, on en offre moins au menu », concède-t-il. La diminution de la production du blé-d’inde, maintenant utilisé pour produire de l’éthanol, et l’augmentation de la demande font qu’il faut payer davantage pour la même douzaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les hausses répétées des coûts des aliments l’ont obligé à refaire son menu et à augmenter le prix de ses plats. « On a remarqué une baisse de la clientèle, et ce qui est plus frappant, » me dit-il, « c’est que les clients laissent des pourboires moins généreux et ce sont les préposés aux tables qui en souffrent ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des centaines de restaurants à travers le pays imiteront l’idée de Dave et tiendront leur propre scrutin. Vous pouvez suivre les progrès et les choix de milliers de citoyens américains en vous rendant au site &lt;a href="http://www.forkoveryourvote.com/"&gt;http://www.forkoveryourvote.com/&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano&lt;br /&gt;(*&lt;em&gt;Troisième d'une série publiée dans la revue l'actualité - août 2008)&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-6730395606778962101?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/6730395606778962101/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=6730395606778962101' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/6730395606778962101'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/6730395606778962101'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/07/un-t-amricain-confidences-de-gens_18.html' title='Un été américain: Confidences de gens ordinaires 3*'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-7936452936466330125</id><published>2008-07-17T10:17:00.000-07:00</published><updated>2008-07-17T10:23:02.459-07:00</updated><title type='text'>Un été américain: confidences de gens ordinaires 2*</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Stonewall, Texas&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tamara est déjà en retard. Restée la veille à savourer les nouveaux crus, un « Claret 2006 » et un « Prairie Rotie » du style Rhones, elle n’a pas réussi à fermer boutique avant le début de la nuit. Tous les dimanches soirs, les derniers visiteurs et un groupe d’amis sont invités à prendre un dernier verre sur la terrasse du vignoble. Oui, vous avez bien lu : un vignoble au Texas, et pour être plus exact, il y a en a plus d’un. Le Texas Hill Country situé entre les villes d’Austin et de San Antonio, compte 23 jeunes vignobles. Cette région se targue d’être le nouveau Nappa Valley des États-Unis et pour cause, les vins sont simplement délicieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tamara Wikel est une des artisanes responsables des dégustations du Becker Winery de Stonewall, célèbre pour être le vignoble de choix du Président Georges W. Bush dont le ranch à Crawford est non loin de là. Tamara sort fièrement la bouteille de Cabernet servi lors de la visite de Poutine à la Maison Blanche. Lorsque je lui demande quel est le vin préféré des Bush, elle hésite et fini par me montrer le « Viognier ». Un vin commandé à l’occasion du souper de départ de Karl Rove, le conseiller principal du Président, tant détesté. « Ce vin est aussi devenu populaire auprès de la population, mais on ne mentionne pas son origine», me dit-elle. À ma question si le vignoble produira une cuvée spéciale pour marquer le départ du Président, on me répond un « non » catégorique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juillet est le temps des vendanges et les 25 employés du vignoble, dont plus de la moitié sont mexicains, s’affairent aux préparatifs. Tamara me confie que l’immigration illégale faut l’objet de nombreuses discussions dans la région. Cette dernière, à l’instar du reste de l’état, voit sa communauté hispanique croître à une rapidité vertigineuse. Sans ces travailleurs, la plupart des vignobles seraient à court de main-d’œuvre. Mais le contexte économique précaire rend plusieurs citoyens inquiets de perdre leurs emplois aux mains d’étrangers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le moment, tout le monde se retrousse les manches. Dans un mois, la saison atteindra son apogée lorsque toute la région célèbrera le « Harvest Trail ». Tamara m’explique que c’est le moment, particulièrement pour les gens du coin, de faire la tournée des vignobles et de goûter aux nouveaux vins. Ironiquement, pendant le « Harvest Trail », le vignoble Becker organise une activité unique pour les passants : la foulée aux pieds du raisin. « Ce sera pour ceux qui ont besoin d’exprimer leur frustration, » me dira Tamara l’air moqueur. W. Bush ne fait pas l’unanimité ici. « Je respecte l’homme parce que personne n’aurait voulu être à sa place lors de la tragédie du 11 septembre 2001, mais depuis, il a manqué de diplomatie et aujourd’hui, je ne voterais pas pour lui ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même en terre républicaine, le départ de W. ne sera pas pleuré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano -&lt;br /&gt;&lt;em&gt;(* Deuxième d'une série publiée dans la revue l'actualité - août 2008)&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-7936452936466330125?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/7936452936466330125/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=7936452936466330125' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/7936452936466330125'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/7936452936466330125'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/07/lt-amricain-confidences-de-gens.html' title='Un été américain: confidences de gens ordinaires 2*'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-4380013197217685610</id><published>2008-07-16T13:18:00.000-07:00</published><updated>2008-07-16T13:30:57.884-07:00</updated><title type='text'>Un été américain : confidences de gens ordinaires 1 *</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Los Gatos, Californie&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À une centaine de kilomètres au sud de San Francisco se trouve une jolie petite ville de 36,000 habitants appelée Los Gatos. Oui, un drôle de nom qui signifie en français « Les chats » parce qu’à cet endroit vivaient des lynx il y a plus d’un siècle. Los Gatos, bondée d’artistes il y a trente ans, est aujourd’hui le lieu de résidence préféré des artisans de la Silicon Valley. Charmés dès le premier regard par ce coin paisible entouré de collines et de montagnes, Debbie et Dan Ross ont choisi de s’y établir avec leurs deux enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce lundi d’été, il est 8 heures du matin et il fait déjà chaud. Tandis que le jeune Georges traîne dans son lit, Debbie tente d’encourager l’aîné, Sam, à manger avant le départ pour son camp d’été. Papa, un peu fatigué s’active aussi dans la cuisine. Il est percussionniste et a donné un spectacle de blues hier soir au bar JJs à San José, la ville voisine. Mais Dan a un autre boulot qui lui donne les « blues » ces jours-ci. Il est aussi courtier immobilier et par les temps qui courent, il a besoin de prendre les bouchées doubles. Entre les ravages causés par des températures extrêmes et la crise immobilière, l’année a été difficile en Californie. Leurs voisins, incapables de rencontrer leurs obligations financières, se voient forcer de vendre leur maison à perte. Cette dégringolade est sujet d’inquiétude pour Dan dont le travail est au cœur même de cette crise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, la situation économique du pays n’est pas rassurante. « Nos enfants iront à l’Université et les frais de scolarité sont exorbitants aux États-Unis. Il nous faut amasser près de $200,000 par enfant d’ici 12 ans », me confient Debbie et Dan. Même Debbie, qui s’était permis de rester à la maison pour s’occuper des garçons, devra retourner enseigner le pilotage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Ross suivent l’élection présidentielle avec passion mais ils ont peu de discussions avec les gens de leur entourage. « Nous vivons une récession et nous sommes en guerre.  Nous allons à la partie de soccer de notre fils et personne ne parle de rien, comme si tout allait bien », de dire Dan. Ils sont surpris de constater que la population ne se soulève pas davantage et qu’il n’y ait pas plus de manifestations dans les rues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dan et Debbie sont visiblement inquiets. Ils ont un réel besoin de savoir quelles solutions les candidats à la présidence apporteront pour sortir l’économie de son marasme. Avec neuf trillions de dettes et plus de cinq cents milliards de déficit, les priorités doivent changer de façon draconienne pensent-ils. Dan, jusqu’à ce jour républicain a pris une décision : suivre Barack Obama qui semble être en mesure de réaliser ce changement impératif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le petit Georges encore endormi fait son entrée dans la cuisine.  « Oups, assez parlé de politique, il est déjà 9 heures, » s’écrie Debbie ! C’est le temps pour Georges et Sam de quitter la maison pour leur journée au camp d’été.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano -&lt;br /&gt;&lt;em&gt;(* Premier d'une série publiée dans la revue l'actualité - août 2008)&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-4380013197217685610?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/4380013197217685610/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=4380013197217685610' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/4380013197217685610'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/4380013197217685610'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/07/un-t-amricain-confidences-de-gens.html' title='Un été américain : confidences de gens ordinaires 1 *'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-3274460062766212896</id><published>2008-07-15T12:39:00.000-07:00</published><updated>2008-07-15T20:11:06.332-07:00</updated><title type='text'>Des temps durs!</title><content type='html'>La dernière déclaration du Président sortant, Georges W. Bush, ne suffira pas à rassurer la population face à la dégringolade de l’économie. « Je ne suis pas un économiste… je suis un optimiste », a-t-il dit en conférence de presse ce matin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Près d’un demi million d’Américains ont perdu leur emploi depuis janvier et le prix des maisons a baissé de 15%. Selon le président de la réserve fédéral, Ben Bernanke, l’économie américaine fait face à de grandes difficultés qui ne seront pas résorbées d’ici la fin de l’année. La crise immobilière, la montée des prix du pétrole - provoquant un coût élevé de l’essence et de la nourriture - et la situation précaire des marchés boursiers et des institutions financières enrichissent l’inquiétude de la majorité des économistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, l’économie est devenue la préoccupation principale des citoyens américains. L’intention de Barack Obama de mettre fin à la guerre en Iraq n’est pas étrangère aux coûts exorbitants qu'entraîne cette guerre pour le pays; coûts évalués à 10 milliards de dollars par mois selon certains estimés. John McCain quant à lui ne promet pas de ramener les troupes américaines à une date précise. De fait, il considère plutôt que le pays devra demeurer en Iraq aussi longtemps que cela sera nécessaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les États-Unis risquent non seulement de continuer à payer pour la guerre en Iraq, mais le pays devra aussi se préparer à investir des sommes considérables pour la lutte contre les Talibans et Al-Quaida en Afghanistan. Les discours prononcés aujourd’hui par les deux candidats à la présidence sont clairs : Barack Obama a annoncé son projet de redéployer et d’accroître le nombre de troupes américaines en Afghanistan. Il considère que la lutte pour éliminer l’ennemi dans ce pays constituera la nouvelle priorité de son administration. John McCain commence également à reconnaître la nécessité de consolider les effectifs dans cette région.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu'à présent, les Américains sont de surprenants joueurs. Malgré leur opposition à la guerre en Iraq, la moitié de la population soutient la stratégie du candidat républicain John McCain qui consiste à ne pas retirer rapidement les troupes américaines du territoire iraquien. Étonnant vous me direz ! Mais à bien y songer, les citoyens réalisent qu’un retrait rapide semble de moins en moins probable, la crise dépassant largement l’Iraq, et que la lutte contre le terrorisme ne fait que commencer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son opposition à la guerre en Iraq, a permis au Sénateur Obama de gagner des points importants contre Hillary Clinton tout au long de la saison des primaires. Il reste que cet enjeu lui échappe face à un candidat qui a une longue expérience militaire. Encore aujourd’hui dans un sondage du Washington Post et du réseau ABC, 72% des Américains croient que John McCain ferait un meilleur commandant en chef. Pour freiner cette perception et récupérer l'appui du public sur sa politique étrangère, Obama se rendra en Iraq et en Afghanistan la semaine prochaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les attaques fusent déjà entre les deux camps. McCain accusant Obama de déterminer sa stratégie avant même d’être allé en Iraq et en Afghanistan. Et Obama rétorquant que ce n’est pas le nombre d’étampes dans son passeport qui compte, mais son bon jugement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le danger d’une campagne électorale est de mettre l’emphase de la couverture médiatique sur la rhétorique plutôt que sur les faits. John McCain peut bien promettre qu’il mettra la main sur Osama Bin Laden et qu’il mettra fin à la guerre en Afghanistan. Et Obama peut toujours prétendre que les troupes américaines seront de retour d’Iraq d’ici 16 mois. Les Américains se retrouvent prisonniers dans un coûteux bourbier, peu importe qui sera le prochain Président des États-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la crise économique s'aggrave déjà, les ramifications de la guerre en Iraq ne laissent rien présager de bon. Le pays n'a pas les moyens de s'endetter davantage. Tout comme W. Bush, je ne suis pas économiste, mais contrairement au Président, je suis loin d'être optimiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano- Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-3274460062766212896?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/3274460062766212896/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=3274460062766212896' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/3274460062766212896'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/3274460062766212896'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/07/des-temps-durs.html' title='Des temps durs!'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-3447434812452322165</id><published>2008-07-08T11:05:00.001-07:00</published><updated>2008-07-08T14:27:53.893-07:00</updated><title type='text'>L'attrait de John McCain</title><content type='html'>Les critiques contre John McCain fusent de partout ; en provenance de ses propres partisans républicains et même du réseau de télévision Fox, pourtant porte étendard de la droite américaine. On lui reproche ne pas être assez conservateur, de changer d’idées trop souvent (flip-floppeur), de ne pas savoir lire un téléprompteur, d’être mécanique et de manquer de sincérité. De plus, il hérite d’une colère collective à l’endroit de Georges W. Bush et de son administration des sept dernières années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le deux-tiers de la population souhaite une fin à la guerre en Iraq et le trois-quarts des Américains sont déçus de leur Président. Malgré cela, McCain a déclaré que les troupes américaines en Iraq y resteraient encore pendant plusieurs décennies. Sur le front économique, il déclarait ne pas entrevoir de difficultés il y a quelques mois pour admettre un peu plus tard qu’il ne s’y connaissait pas en économie. John McCain est de la génération précédant les baby-boomers et, pour plusieurs, il est trop vieux et forcément déconnecté des nouvelles générations. On croit même qu’il n’a jamais utilisé d’ordinateur de sa vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, comment expliquer que des Américains - presque la moitié - le préfèrent à la "rock star" qu’est devenue Barack Obama ? Comment se fait-il que les Démocrates doivent se battre bec et ongles pour gagner l’élection en novembre ; élection qui aurait dû leur être assurée ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;John McCain est un politicien d'une grande droiture dont les années militaires au service de la nation lui ont mérité un respect incontesté. Personnage très sympathique, je me souviens de notre conversation au lendemain de son discours lors de la Convention républicaine de 2000 à Philadelphie. Encore amer de sa défaite et de la campagne négative menée par son adversaire Bush, il demeurait néanmoins loyal au parti, comme un bon soldat. Je me souviens aussi de l’admiration d’un grand nombre de démocrates qui, pas très emballés par la candidature d’Al Gore, se disaient prêts à voter pour le réformiste et batailleur John McCain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Huit ans plus tard, John McCain n’est pas tout à fait le même candidat. Il a laissé tomber sa naïveté de l’époque mais continue de foncer mené par ses convictions. Le « straight talk Express » reste honnête. Il est le seul politicien qui a osé dire aux travailleurs du Michigan que plusieurs de leurs emplois étaient perdus à jamais et qu’ils devaient songer à se recycler dans d’autres domaines. Malgré l’impopularité de sa politique, il persiste à répéter ses intentions face à l’Iraq. Même Barack Obama, qui compte rapatrier les troupes en 16 mois, se laisse une marge de manœuvre au cas où la situation se détériorerait. Les Américains sont bien conscients que cette guerre est complexe et la moitié d’entre eux croient que John McCain prendra de meilleures décisions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comparé à l’énergétique et charismatique Barack Obama, John McCain est terne et sa démarche est plus lente. Mais au-delà de l’image, ses 72 ans n’inquiètent pas tout le monde. Après tout, Churchill était encore Premier ministre à 80 ans et Nelson Mandela avait 75 ans lorsqu’il est devenu Président de l’Afrique du Sud. Son âge est donc perçu plutôt positivement pour les électeurs qui souhaitent choisir un Président ayant de l’expérience politique tant au niveau national qu'à l’international.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’opinion publique est presque unanime : les deux successeurs possibles à la Présidence se présentent à l’électorat avec infiniment plus de compétences que W. Bush. Même si les Démocrates s’évertuent à répéter qu’élire McCain équivaut à voter pour un troisième mandat de Bush, les Américains ne semblent pas tous de cet avis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, il est vrai que John McCain n’a jamais touché à un ordinateur.  Cela ne veut pas dire qu’il soit complètement déconnecté puisqu' il n’est qu’à quelques points derrière Barak Obama dans les sondages. Qui aurait cru que les Républicains menaceraient de garder la Maison Blanche !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-3447434812452322165?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/3447434812452322165/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=3447434812452322165' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/3447434812452322165'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/3447434812452322165'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/07/lattrait-de-john-mccain.html' title='L&apos;attrait de John McCain'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-3612999740795184340</id><published>2008-06-30T09:25:00.001-07:00</published><updated>2008-06-30T14:27:35.022-07:00</updated><title type='text'>Le danger de dérailler</title><content type='html'>Ce vendredi 4 juillet, les Américains souligneront la fête de leur indépendance avec des célébrations partout à travers le pays. Quand on connaît le patriotisme américain, le moment était bien mal choisi pour diminuer les mérites militaires de John McCain. Cela n’a pas empêché Wesley Clark, un conseiller militaire de Barack Obama, d’y aller d’une déclaration qui a fait grincer des dents. En entrevue à l’émission « Face the Nation » de CBS hier, le général à la retraite a dit que John McCain n’est pas mieux qualifié pour être Président parce qu’il a piloté des avions pendant la guerre au Vietnam et qu’il a été fait prisonnier de guerre. Par esprit de justice, Clark avait toutefois précédé ses remarques en rappelant qu’il admirait McCain, respectait ses années de service militaire et le considérait comme un héros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le mal était fait. Survivre plus de cinq ans comme prisonnier de guerre au Vietnam est en soi un exploit qui montre une force de détermination peu commune. John McCain a été torturé à plusieurs reprises et on lui a cassé les bras si souvent qu’il est incapable de les lever au-dessus de ses épaules. Il est indéniable que l’expérience militaire du candidat Républicain est un atout auprès du public américain. Les derniers sondages indiquent que les électeurs font une plus grande confiance à John McCain qu'à son vis à vis démocrate sur les questions du terrorisme et de la sécurité nationale, et il est maintenant au coude à coude avec Obama pour ce qui est de gérer la crise en Iraq. Bien plus, discréditer l’expérience de McCain risque simplement de provoquer une comparaison avec Barack Obama dont le curriculum vitae est plutôt mince à cet égard. C’est d’ailleurs pour accroître sa crédibilité en politique étrangère que le Sénateur de l’Illinois entreprendra un voyage en Iraq (son deuxième), en Afghanistan et en Europe en août.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le moment est particulièrement mal choisi puisqu’Obama doit redoubler d’efforts pour affirmer son patriotisme. Aujourd’hui, il porte l’épinglette du drapeau américain après avoir refusé de le faire pendant les primaires. Dans sa nouvelle annonce publicitaire, il parle de ses racines américaines, de son enfance vécue modestement et il répète son amour pour le pays plus d’une fois. La déclaration de Wesley Clark ne peut être que contre-productive pour la campagne d’Obama.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce faux pas force le candidat Démocrate à se distancier de ces propos malheureux(ce qu'il a fait dès ce matin). Ce qui est encore plus grave, cette erreur entraîne aussi les Américains dans un débat aussi mesquin qu'inutile et les éloigne des discussions qui s'imposent sur les enjeux internationaux importants. Déjà aujourd'hui, trois nouvelles attirent l'attention. D'abord ce matin, 162 milliards de dollars ont été autorisés par le Président Georges W. Bush pour entre autres, poursuivre les combats en Iraq et en Afghanistan. Quelle est cette nouvelle stratégie du Président en Afghanistan, quels sont les réactions et les propositions de McCain et Obama? Deuxième nouvelle : qu'arrive-t-il des intentions de capturer Osama Bin Laden ? Selon le NewYork Times, les militaires sur le terrain se disent prêt à agir mais le gouvernement américain prétend que ce n'est pas le moment. Enfin, on apprend dans le magazine le NewYorker aujourd'hui que le Président Bush a entrepris une opération secrète en Iran avec l'autorisation du Congrès. Est-ce vrai et qu'en est-il exactement ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les électeurs ont perdu confiance en Bush et ses acolytes. Ils s'attendent à ce que le prochain Président apporte des changements profonds, non seulement au niveau de l'approche mais aussi sur le plan des politiques. Les candidats à la succession ont le devoir de s'attaquer aux vrais problèmes de la nation et éviter de faire dérailler le débat. N'est-ce pas ce qu'Obama et son équipe promettent depuis le début de cette campagne ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano- Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-3612999740795184340?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/3612999740795184340/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=3612999740795184340' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/3612999740795184340'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/3612999740795184340'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/06/en-faveur-de-john-mccain.html' title='Le danger de dérailler'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-1678459956603817323</id><published>2008-06-20T14:30:00.000-07:00</published><updated>2008-06-20T16:11:37.952-07:00</updated><title type='text'>La véritable mauvaise nouvelle pour les Républicains</title><content type='html'>Pendant que John McCain se promène au Canada, l’équipe de Barack Obama ne perd pas une minute, ici aux États-Unis. Hier, le candidat démocrate renonçait à utiliser les fonds publics s’élevant à plus de 85 millions de dollars pour financer sa campagne électorale. Il préfère avoir recours aux dons privés. Ce revirement de décision d’Obama est grandement critiqué dans les milieux politiques et c’est un changement de cap qui irrite au plus haut point le candidat Républicain. En rejetant ces montants d'argent, les démocrates éliminent du coup la limite de 85 millions de dollars. De cette façon, ils peuvent accumuler des fonds bien au-delà de ce montant et les dépenser comme bon leur semble. Et c’est ce qui ne fait pas l’affaire de John McCain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Barack Obama a réussi à amasser une somme phénoménale de plus de 265 millions de dollars pendant la saison des primaires, presque que trois fois plus que McCain. L’organisation du Sénateur de l’Illinois a innové et, grâce à Internet, a recueilli une multitude de petits dons provenant d’environ un million et demie d’Américains. La moyenne des contributions envoyées à la campagne d’Obama était de moins de cent dollars par individu. Une révolution dans le monde du financement électoral que les démocrates souhaitent répéter pendant la campagne présidentielle. Déjà, les dons se multiplient à un rythme effarant. Cette réalité n’est pas celle des Républicains dont la caisse ne se remplit pas rapidement. Le manque de fonds risquent de devenir un vrai casse-tête pour le parti d'ici novembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le problème est plus profond pour John McCain et les Républicains. L'intérêt et la participation financière d'un grand nombre d'Américains dans la campagne d’Obama, est un signe avant coureur de la volonté populaire. C’est ce constat qui devrait véritablement les préoccuper.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-1678459956603817323?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/1678459956603817323/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=1678459956603817323' title='5 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/1678459956603817323'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/1678459956603817323'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/06/la-vritable-mauvaise-nouvelle-pour-les.html' title='La véritable mauvaise nouvelle pour les Républicains'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-1580280511696536184</id><published>2008-06-07T10:41:00.000-07:00</published><updated>2008-06-07T12:00:33.599-07:00</updated><title type='text'>Bravo madame Clinton !</title><content type='html'>Quelle grande dame! Et si c’était cette Hillary que nous avions entendu tout au long de cette campagne, elle aurait peut-être remporté cette course. Son discours est un exemple de vision, de persévérance et de générosité. Contrairement à mardi soir, elle s’est oubliée pour le bien du parti et du pays. Son discours était senti et sincère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a offert son appui à Barack Obama avec passion en empruntant un thème de la campagne de son ancien rival « Yes we Can ». Le ton était juste et l’appel à ses troupes très clair. Malgré l’amertume, ce n'est pas le temps pour les Démocrates de tourner le dos à la chance qui s'offre maintenant de reprendre la Maison Blanche. Tous les efforts doivent être mis en place pour s’assurer qu’Obama soit victorieux en novembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a su rappeler pendant son discours l’importance de l’avancement des femmes dans la société américaine. Sa campagne a créé un précédent qui permettra à d’autres femmes, et qui sait peut-être à elle-même un jour, d'accéder au dernier échelon que représente la présidence des États-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au tour maintenant de Barack Obama de tendre une main solide à Clinton, de lui dire un gros merci et de faire preuve de grande générosité. Il est le vainqueur de cette première bataille, mais il a besoin de Mme Clinton pour remporter la partie. Elle vient de lui donner toutes les raisons de la tenir près de lui pendant la campagne à la présidence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-1580280511696536184?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/1580280511696536184/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=1580280511696536184' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/1580280511696536184'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/1580280511696536184'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/06/bravo-madame-clinton.html' title='Bravo madame Clinton !'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-3693425997006649842</id><published>2008-06-04T07:16:00.000-07:00</published><updated>2008-06-04T08:08:56.737-07:00</updated><title type='text'>Mauvaise perdante</title><content type='html'>C’est à n’y rien comprendre! La partie est terminée pour Hillary Clinton, mais elle refuse de concéder la victoire. Pourquoi cet entêtement ? Pourquoi dire qu’elle a remporté le vote populaire, chiffre qui est contesté, si ce n’est que pour diminuer l’impact de la victoire de son rival ? Pourquoi insister sur le besoin de respecter ses 18 millions de partisans comme si Obama avait les moyens de se les mettre à dos et surtout comme si son discours rassembleur n’était que de la frime et n’incluait pas les Démocrates ? Pourquoi prétendre qu’elle désire devenir la vice-présidente si ce n’est que pour coincer Obama qui ne la souhaite pas à ses côtés à ce titre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa place dans l’histoire dépendra davantage de la façon dont elle quitte la scène de cette campagne. Elle devrait s’imposer les mêmes conditions qu’elle pose à Obama. Il est indéniable que le parti est divisé. Clinton et Obama sont des candidats exceptionnels qui ont des forces et des expériences différentes. Mais Clinton n’a pas été en mesure de remonter suffisamment la pente bien qu’elle se rapprochait de son adversaire à chaque jour. Cette course si serrée prouve également que plusieurs Démocrates ont encore des réserves quant à Obama et à ses chances de remporter la Maison Blanche en novembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La défaite est telle pour Hillary Clinton, qu’elle a même refusé de prendre l’appel de Barack Obama deux fois hier soir sous prétexte qu’elle était trop occupée. Ils se sont finalement parlés ce matin, mais elle n’est pas prête à s’asseoir avec celui qui a remporté la nomination.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, c’est le moment pour Mme Clinton de sortir la tête haute, de cesser d’amoindrir la candidature de celui qui se battra pour devenir Président contre John McCain. Elle doit respecter à son tour ses 18 millions électeurs et les convaincre que sa cause est aussi celle d’Obama. Elle doit chercher à diminuer l’amertume de ses partisans et s’assurer pour le bien du parti et du pays qu’ils ont toutes les raisons au monde d’appuyer le gagnant démocrate. Elle a accepté les règles du jeu dès le début de cette campagne. Elle doit aussi accepter le verdict final.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-3693425997006649842?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/3693425997006649842/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=3693425997006649842' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/3693425997006649842'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/3693425997006649842'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/06/mauvaise-perdante.html' title='Mauvaise perdante'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-978277998932578014</id><published>2008-05-27T13:37:00.000-07:00</published><updated>2008-05-27T19:06:57.319-07:00</updated><title type='text'>Pour le bien du parti</title><content type='html'>Rien ne va plus ! La course à l'investiture démocrate tourne au vinaigre. Si vous écoutez le réseau Fox News, Barack Obama refuse de reconnaître le droit de vote des démocrates des États de la Floride et du Michigan. Si vous écoutez MSNBC, le réseau d’information continue de la chaîne NBC, Hillary Clinton est allée trop loin en invoquant l’assassinat de Robert Kennedy pour justifier sa continuité dans la course.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si ces propos sont tordus, l’extrapolation vient d’une confusion créée par les candidats eux-mêmes. Parlons d’abord des votes de deux États clefs pour l’élection de novembre. Les votes de la Floride et du Michigan ont été disqualifiés parce que les partis démocrates de ces États ont refusé de suivre les règles du parti national en tenant leurs primaires en janvier. Mme Clinton et M. Obama étaient en accord avec la décision du parti national et ont accepté de ne pas y faire campagne .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce samedi, le parti démocrate devra résoudre le dilemme puisque, après tout, il est impensable de ne pas permettre une représentation raisonnable de ces deux importants États. Hillary Clinton défend corps et âme les droits de ces électeurs et voudrait que le vote de janvier qui la favorisait, compte. Bien sûr, il s’agit pour elle d’une dernière possibilité de se rapprocher de Barack Obama, elle qui a besoin de chaque vote. Quant à lui, Obama tient à respecter les règles du parti mais également conscient que ce dernier ne peut s’aliéner ces citoyens démocrates, a signalé qu’il fallait trouver une solution. La réalité est que son équipe semble faire peu d’efforts en ce sens et qu’au contraire, elle tente de réduire les délégations de ces États. Malgré qu’il ait raison sur le fond et qu’il risque de sacrifier un peu de terrain à Mme Clinton, Obama commet une erreur en accordant trop d'importance à ce que plusieurs considèrent une dispute de procédures. Il doit clarifier sa position, prendre le leadership de ce conflit et tout au moins crier haut et fort l’importance de la présence de ces délégués à la Convention.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce qui concerne Hillary Clinton, elle était pâle et ébranlée vendredi en fin de journée lorsqu’elle s’est adressée aux médias pour s’excuser d’avoir fait référence à l’assassinat de Robert Kennedy. On voyait dans ses yeux son malaise face à cette déclaration inappropriée. Les médias ont exagéré en lui prêtant de mauvaises intentions qui lui ferait souhaiter un malheur à son adversaire. C’est une femme trop intelligente pour se permettre, volontairement, un tel glissement. Mais elle ne cache pas qu’il faudra un miracle pour remporter la nomination, et ajoute qu'elle croit aux miracles. Pris au pied de la lettre, ce miracle pourrait être autre chose qu’une erreur majeure de M. Obama.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La campagne est trop longue d'un bon mois. Le ton devenu malsain, ne servira pas la cause du parti démocrate. La fatigue rejoint les deux candidats et les médias, plutôt que d’analyser les contenus des nombreuses politiques proposées, se morfondent à accorder une importance excessive à des erreurs de fin de parcours. Vivement le 4 juin !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano- Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-978277998932578014?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/978277998932578014/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=978277998932578014' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/978277998932578014'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/978277998932578014'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/05/pour-le-bien-du-parti.html' title='Pour le bien du parti'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-4382191441382635336</id><published>2008-05-20T20:30:00.000-07:00</published><updated>2008-05-20T20:53:46.100-07:00</updated><title type='text'>La nouvelle de Ted Kennedy</title><content type='html'>La nation américaine au complet a été attristée d’apprendre la mauvaise nouvelle au sujet de la santé du Sénateur Ted Kennedy. Le diagnostic d’une tumeur au cerveau inopérable, nous a tous ébranlés. Des collègues ont pleuré sur le plancher du Sénat cet après-midi. Soudainement, les réseaux qui tapissaient leurs ondes des mêmes commentaires sur la course démocrate, ont fait une longue pause.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’ai pas pu m’empêcher de penser que Ted Kennedy, cette icône tant respectée, nous donnait une petite leçon et à sa façon, vous me direz un peu drastique, nous ramenait sur terre. La saison des primaires est interminable et il est temps que les Démocrates se branchent. Les super-délégués n’ont plus de raisons d’attendre indéfiniment pour annoncer leur couleur. Hillary Clinton et Barack Obama ont présenté leurs arguments. Et même s’il est difficile pour certains de prendre cette décision importante, une semaine ou un mois de plus ne changera rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pays est en mauvaise posture et a trop besoin d’une nouvelle direction et de solutions. Les citoyens sont inquiets et veulent savoir que fera le prochain Président des États-Unis. La campagne entre Clinton et Obama n’avance plus, et n’aide ni l’un ni l’autre des candidats. Ils sont épuisés et la fatigue risque de les inciter à faire une erreur majeure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette course a pris un tel non-sens qu’en ce soir de primaires du Kentucky et de l’Oregon, nous sommes témoins d’une grande confusion. D’un côté Obama clame victoire après avoir remporté la majorité des délégués affiliés. De l’autre, Hillary Clinton déclare avoir gagné la majorité du vote populaire. Son calcul rend compte du vote en Floride et au Michigan, deux états disqualifiés pour n’avoir pas respecté les règles du parti. En réalité, le vote des super-délégués est la seule option qu’il lui reste. Mais ce vote se dirige lentement mais sûrement vers Obama et ce dernier continu d’amasser des sommes plus importantes que Clinton, avec 31 millions de dollars en avril contre 22 millions de dollars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ted Kennedy, un super-délégué, n’a pas attendu pour donner son appui à Barack Obama en janvier dernier. Osons espérer qu’en louant son leadership, ses collègues super-délégués en viendront à la réalisation qu’il est grand temps de mettre fin à un combat devenu contre-productif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-4382191441382635336?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/4382191441382635336/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=4382191441382635336' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/4382191441382635336'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/4382191441382635336'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/05/la-nouvelle-de-ted-kennedy.html' title='La nouvelle de Ted Kennedy'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-6434518628046071469</id><published>2008-05-16T07:27:00.000-07:00</published><updated>2008-05-16T08:02:04.560-07:00</updated><title type='text'>Obama: un seul merci pour Bush</title><content type='html'>Un même sentiment uni la majorité des Américains : une grande déception du Président Georges W. Bush. La campagne à l’investiture démocrate nous fait oublier que M. Bush est toujours Président, responsable, « the decider », celui qui représente les États-Unis et détermine la direction que prend le pays ; du moins encore jusqu’au 20 janvier 2009.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous aurions pu croire qu’avec un taux d’impopularité aussi élevé, soit  plus de 70%, M. Bush tenterait d’éviter la controverse, inquiet de l’héritage qu’il laisse et des chances d’un autre Républicain de lui succéder. Deux déclarations cette semaine semblent indiquer tout le contraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors d’une entrevue, un journaliste a demandé au Président pourquoi il avait cessé de jouer au golf en 2003. M. Bush a répondu que c’était par solidarité avec les Américains dont un membre de leur famille était en Iraq. « Je ne voulais pas qu’une mère qui venait de perdre son enfant, me voit sur un terrain de golf. C’est ma façon de dire que je suis avec eux, que j’ai beaucoup de considération pour leurs sacrifices.» Impressionnant, n’est-ce pas ? Il y a deux problèmes avec cette déclaration. D’abord, Bush a continué de pratiquer le golf et il aurait arrêté après s’être blessé un genou. Par ailleurs, est-ce là la seule contribution dont on doit s’attendre d’un Président qui a envoyé son pays en guerre ? Plus de 4,000 soldats sont morts et des milliers d’autres sont revenus blessés ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est presqu’une insulte à notre intelligence. Je ne suis pas américaine, mais je suis aussi révoltée qu’eux. Pendant que les hôpitaux pour les vétérans sont dans des conditions lamentables, que les soldats qui reviennent amputés ne reçoivent pas les soins dont ils ont besoin et que la majorité des soldats de retour se retrouvent avec des dettes, le Président menace d’apposer son droit de véto à un projet de loi « le GI Bill » qui permettrait aux soldats d’avoir droit de s’inscrire à l’université gratuitement. La raison de ce véto est que pour payer cette mesure, une taxe devrait être imposée aux mieux nantis. Et Georges W. Bush qui se considère généreux en abandonnant ses parties de golf !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’autre déclaration, c’est celle d’hier devant le parlement israelien, la Knesset où Bush a fait allusion dans son discours à Obama. « Certains croient que nous devrions négocier avec des terroristes et des radicaux. » Déclaration à laquelle le sénateur de l’Illinois a répondu rapidement : « Je n’ai aucune intention de négocier avec les terroristes ». Et au New York Times ce matin il ajoute: « Je rejette la prémisse voulant que de s’engager dans une stratégie appelant la diplomatie est synonyme de faiblesse et que cela signifie aussi que nous n’agirions pas agressivement contre le terrorisme. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les réactions n’ont pas tardé à venir. Est-ce que Bush aurait perdu la tête, faire une telle déclaration outrageuse !  Les critiques lui en veulent d’amener la bataille électorale américaine en sol étranger tandis que d’autres lui reprochent de manipuler l’information et les intentions d’Obama en radicalisant le débat. Cette déclaration n’était pas innocente, loin de là. Ce message était destiné aussi aux millions d’électeurs de la communauté juive américaine inquiète de l’approche d’Obama face à l’Iran dont le Président refuse de reconnaître le droit à Israël d’exister. Les enjeux sont complexes et Bush joue à un jeu dangereux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la plupart des Américains la « cow-boy diplomacy » a fait son temps. C’est cet héritage qui explique en grande partie l’attrait des Américains pour Barack Obama et le désir d’un changement profond. Devant autant de manque de jugement, d’insensibilité et d’incompétence, n’importe quel individu ferait meilleure figure me diriez-vous. Mais c’est justement ce que les électeurs ne veulent plus : n’importe qui. Et c’est le seul merci que les Américains et Obama pourront dire au Président. Merci de nous avoir conscientisés à l’importance de faire nos devoirs, de bien étudier les candidats et de voter en novembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-6434518628046071469?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/6434518628046071469/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=6434518628046071469' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/6434518628046071469'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/6434518628046071469'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/05/obama-un-seul-merci-pour-bush.html' title='Obama: un seul merci pour Bush'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-5148362916081573763</id><published>2008-05-06T22:02:00.000-07:00</published><updated>2008-05-07T07:39:03.443-07:00</updated><title type='text'>Le compte à rebours</title><content type='html'>L’atmosphère était loin d’être à la fête au centre Murat d’Indianapolis où les partisans d’Hillary Clinton étaient rassemblés pour célébrer ce que l’on espérait être une victoire imposante de la sénatrice de New york. Les primaires de l’Indiana et de la Caroline du Nord représentaient la dernière chance pour Hillary Clinton de renverser la vapeur et de reprendre le contôle de la course à l’investiture démocrate.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’échec cuisant en Caroline du Nord et la très courte victoire en Indiana sont révélateurs. Les électeurs démocrates des deux États ont choisi le changement et rejettent l’approche électoraliste de Clinton. Ils ne l’ont pas cru, lorsqu’elle a proposé d’éliminer la taxe sur l’essence pendant les vacances de l’été. Deux tiers d’entre eux ont parlé d’opportunisme politique. Par ailleurs, l’insistance de la campagne Clinton et des médias sur la controverse du Révérand Wright, l’ancien pasteur d’Obama, a eu un effet boomerang et encore là, le deux tiers des Américains ont jugé que le jeune candidat avait bien géré cette crise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il reste deux options à Hillary Clinton : qu’il tombe une tuile sur Barack Obama ou que ce dernier fasse une erreur majeure. En politique, rien n’est impossible, mais les chances que cela se produisent rétrécissent. Le 3 juin se tiendront les deux dernières primaires au Montana et au Dakota du Sud. Il reste donc un mois de campagne avant que le sort du gagnant soit entre les mains des 250 délégués qui ne se sont pas encore prononcés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais nous n’aurons pas à attendre si longtemps. Les derniers résultats donneront des munitions suffisantes à plusieurs des indécis et le camp d’Obama recevra de nouveaux appuis dans les prochains jours. Howard Dean, le président du parti Démocrate, l’a encore répété ce soir. Pas question d’attendre à la convention de Denver pour déterminer qui l’emportera. Il veut une décision d’ici le premier juillet au plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà mardi soir, Barack Obama entreprenait sa danse de séduction envoyant un message très clair à Hillary que le combat s’achève, il est temps d’unir nos forces. Ce n’est qu’une question de temps avant que la candidate accepte son invitation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-5148362916081573763?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/5148362916081573763/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=5148362916081573763' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/5148362916081573763'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/5148362916081573763'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/05/le-compte-rebours.html' title='Le compte à rebours'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-1614335645000467875</id><published>2008-05-06T13:25:00.000-07:00</published><updated>2008-05-06T13:44:33.467-07:00</updated><title type='text'>Obama en danger ?</title><content type='html'>Indianapolis, la capitale de l’Indiana ne ressemble absolument pas à Philadelphie sauf pour une chose : on aime beaucoup Hillary Clinton. Une ville plutôt terne, où on retrouve une série de Steak house, de brasseries, même des salons de barbiers et où les policiers patrouillent encore à cheval.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde possède une automobile me dit-on. La plupart des habitants de l’Indiana font de longues distances pour se rendre à leur lieu de travail. Vous ne serez donc pas surpris de lire que la proposition de Mme Clinton d’éliminer la taxe sur l’essence pendant l’été est très bien reçue ici. George rencontré à l’entrée d’un centre d’achat n’hésite pas : « Peut-être que c’est un bonbon électoral, mais je sauverais 30 dollars par mois. Trente dollars c’est mieux que rien», me dit-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les "Indianois" aiment beaucoup l’esprit battailleur de Clinton et ils ont la nette impression plus que jamais, qu’elle saura bien les défendre. Cela dit, on admet facilement qu’Obama a bien raison de dire que cette mesure ne résoudra pas le problème à long terme de la montée des prix de l'essence. Sauf que pour le moment, le geste symbolique risque d'être bien bénéfique pour  Hillary.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, la candidate pourra ici aussi compter sur le soutien des femmes qui semblent s’être donné le mot. Yolanda et Sue dans leur cinquantaine me disent fièrement avoir voté pour Hillary ce matin. Et leur raison est simple : le temps est venu pour une femme de prendre le pouvoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un mois sur la défensive, Barack Obama n’a jamais été aussi vulnérable. Si Hillary remportait haut la main l’état de l’Indiana et lui menait une lutte serrée en Caroline du Nord, Obama serait en sérieux danger. Après tout, l’objectif d’Hillary n’est pas de remporter plus de délégués affiliés à ce stade-ci, mais de resserrer l’étau du vote populaire. Si elle rejoint petit à petit Obama à ce niveau, le dilemme des super-délégués serait d’autant plus grand et le choix vers Obama beaucoup moins clair.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des primaires véritablement cruciales, cette fois pour les deux candidats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano- Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-1614335645000467875?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/1614335645000467875/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=1614335645000467875' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/1614335645000467875'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/1614335645000467875'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/05/obama-en-danger.html' title='Obama en danger ?'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-2392426173499902233</id><published>2008-05-04T22:57:00.000-07:00</published><updated>2008-05-05T11:49:49.931-07:00</updated><title type='text'>Le vrai test de l'Indiana</title><content type='html'>Je suis la politique américaine de très près depuis 20 ans et cette semaine je parcourrai mon 39e État, celui de l’Indiana où se tient une autre importante primaire de cette course au leadership démocrate. Depuis le début de cette campagne, une chose est claire. Le sentiment anti-Bush est réel et le raz le bol de la population est palpable, démocrates et républicains confondus. La présidence Bush est un échec presque sur toute la ligne et cet échec se manifeste à deux niveaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’abord, le style de Georges W. Bush qui en révolte plusieurs, en est un de confrontation, cherchant à diviser pour mieux régner, et dont la fin justifie les moyens. On se rappellera de cette fameuse phrase : « You are with us or against us » lancée à ceux dont le patriotisme était mis en doute parce qu’ils osaient poser des questions sur les multiples pouvoirs que l’administration Bush s’était donnés suite aux attaques du 11 septembre 2001. On se rappellera aussi les 900 quelques fausses déclarations émises par le Président et ses acolytes - les Cheney, Rice, Rumsfeld et autres - concernant les raisons de l’invasion de l’Iraq comme celle voulant que Saddam Hussein fabrique des armes de destruction massive. Les Américains vivent sous un régime de peur depuis sept ans et ont été témoin du déclin d’un empire qui s’est isolé sous le regard choqué de la communauté internationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les citoyens américains en sont venus à la conclusion qu’un changement profond s’impose à la tête du pays. Ce désir de changement, je l’ai ressenti en Iowa, dès le début de la saison des caucus et des primaires. Je n’avais jamais vu tant de jeunes se mobiliser pour une élection, eux dont l’apathie est notoire. Ce mouvement de nouveaux venus au processus électoral a aussi atteint des moins jeunes qui voteront pour la première fois. On parle d'un taux record de participation, doublant, triplant et même quadruplant par endroit. Ce phénomène est dû en grande partie à la candidature de Barack Obama qui incarne cette nouvelle vision : une transformation de l’approche politique à Washington.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le second niveau de l’échec du Président Bush se traduit par l’héritage catastrophique qu’il laissera derrière lui : soit la guerre en Iraq et l’endettement économique du pays d’autant plus critique que ce dernier est en récession. Plus la crise économique s’enlise, plus les électeurs, en quête de stabilité et inquiets de leur situation financière, favorisent l’expérience et la co-présidence d’Hillary et Bill Clinton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, la primaire qui a lieu mardi en Indiana est un véritable test pour les Démocrates de cet État puisqu’elle déterminera jusqu’où ils sont prêts à en finir avec les vielles façons de faire de la politique. Deux enjeux ont dominé la dernière semaine de campagne. La sortie du Révérend Wright et la proposition de Clinton d’éliminer la taxe sur l’essence pendant les vacances d’été.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au sujet de la controverse entourant le Révérend Wright, Obama a été accusé par Clinton, les médias et les républicains d’avoir manqué de jugement et de ne pas avoir condamné son pasteur plus rapidement et de façon plus tranchée. L'approche d'Obama n'est pas habituelle. Il a tenté par tous les moyens de ne pas radicaliser le débat et de ne pas créer plus de hargne et de haine avec son discours éloquent sur la fragilité de la question raciale. N'est-ce pas là ce que les Américains souhaitent ? Par ailleurs, y aurait-t-il deux poids deux mesures, se demande le chroniqueur du Newyork Times Frank Rich.  Pourquoi les propos tout aussi incendiaires du pasteur John Hagee, qui appui publiquement le candidat républicain John McCain, n’ont-ils pas été davantage dénoncés. Le Révérend Hagee a pratiquement associé l’église romaine à Hitler et a déclaré que Dieu avait puni la Nouvelle Orléans pour ses péchés, particulièrement les homosexuels, en déferlant l’ouragan Katrina ? Pourquoi John McCain est-il épargné par les propos de son autre ami Jerry Falwell qui a mis le blâme des attaques du 11 septembre sur les féministes et les homosexuels ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à la proposition d’Hillary Clinton de mettre fin à la taxe sur l’essence pendant l’été, les Américains doivent décider s’ils acceptent bonnement ce bonbon électoral ou s’ils répudient ce geste qualifié par plusieurs, de manipulateur. Une centaine d’économistes ont rejeté l' idée de Mme Clinton stipulant que dans les faits, cette mesure ne réduirait pas les prix de l’essence. Si la taxe est retirée, la demande augmentera et par conséquent le prix à la pompe également. Les compagnies pétrolières profiteraient de ces nouveaux revenus tandis que l’argent perdu de la taxe conduirait à une perte de 9 milliards; sommes qui serviraient à réparer les routes. Pour toutes ces raisons, le jeune sénateur de l’Illinois s’oppose à l’idée d’éliminer la taxe mais suggère plutôt une révision de la politique énergétique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois de plus, l’approche d’Obama n’est pas populaire, mais elle est réaliste et honnête. Est-ce que les électeurs démocrates de l’Indiana reconnaîtront que même les années d'expérience de Clinton ne servent pas nécessairement leurs intérêts et que la sagesse d’Obama vaut la peine qu'il reçoive une deuxième chance ? Un défi extrêmement important dont les répercussions dépasseront largement ce petit État de l’Amérique profonde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-2392426173499902233?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/2392426173499902233/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=2392426173499902233' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/2392426173499902233'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/2392426173499902233'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/05/le-vrai-test-de-lindiana.html' title='Le vrai test de l&apos;Indiana'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-2467668812809396863</id><published>2008-05-01T14:54:00.000-07:00</published><updated>2008-05-02T08:41:35.215-07:00</updated><title type='text'>Liaison dangereuse ?</title><content type='html'>&lt;em&gt;(English text below)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis une semaine je me demande quoi penser de la tendance qui se dessine dans la course à l’investiture démocrate. Après une série de faux pas, Barack Obama doit encaisser le pire des coups provenant d’un membre de sa propre communauté, d’un ami de vingt ans, celui qui l’a marié et a baptisé ses enfants, le Révérend Wright. Certains analystes parlent de sabotage du pasteur, d’autres de mauvais jugement de la part d’Obama.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu’à quel point, ce dernier est-il responsable des propos outrageux d’un homme dont il a rejeté le discours ? On accuse le sénateur de l’Illinois de naïveté pour avoir fait confiance et donné une autre chance à un icône de l’Église Noire. Obama pratiquera-t-il la même naïveté lorsqu’il parlera d’un dirigeant controversé tel le Président de l’Iran, se demande-t-on dans les cercles journalistiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur les balcons des partisans démocrates, on note la confusion. Hillary Clinton n’a pas gagné davantage en popularité, mais c’est son rival qui est tombé de son piédestal. Il ne faut pas se surprendre, il fallait bien que cela se produise après plus d’un an de campagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le constant battage médiatique perpétue la perception que rien ne va plus dans la campagne d’Obama. Mais attention, même si la mémoire des électeurs semble avoir effacé les erreurs d’Hillary Clinton, la sortie du Révérend Wright donnera peut-être à Obama sa deuxième chance en enlevant des armes à Clinton et aux Républicains. Il serait injuste désormais d’utiliser les vidéoclips montrant le pasteur enragé contre l’Amérique au détriment d’Obama.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela dit, je ne leur donnerais pas le bon Dieu sans confession et c’est probablement ce qui explique que les super-délégués encore indécis restent bien silencieux. Pour certains le lien, même brisé, entre le candidat Noir et son pasteur aura été trop long et trop dangereux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La partie n’est tout de même pas finie et des lueurs d’espoir pointent à l’horizon pour Obama. D'une part, cette semaine un premier grand électeur partisan d’Hillary Clinton a changé de camp pour appuyer dorénavant Barack Obama. C’est une bonne nouvelle pour le jeune candidat. D'autre part, Hillary continue de faire aussi des erreurs. Voulant montrer qu’elle comprenait les difficultés de la classe moyenne, elle s’est rendue hier dans une station d’essence. Malheureusement pour elle, lorsqu’on lui a demandé de mettre de l’essence dans une automobile, elle en a été incapable. Son explication : « j’ai des chauffeurs depuis tellement longtemps, que je ne sais plus comment m’y prendre ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme on dit dans le métier, un « photo-up » bien manqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dangerous liaison?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;For a week I have been trying to figure out what the slippery road Barack Obama is on really mean for the Democratic race. After Senator Obama’s series of “faux pas”, he now has to dock the worst shot thrown at him by one of his own, a friend, a man that married him and baptized his children, Pastor Wright.  Some analysts say that it is pure and simple sabotage from the Pastor, other talk about lack of judgment on the part of Obama.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;To what extend is he responsible for outrageous statements made by someone else, statements that he has denounced.  He is accused of being naïve in giving his trust and a second chance to an important icon of the Black Church. Will he show the same naivety when he will talk about controversial leaders such as the President of Iran? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Democrats are presently confused.  Hillary Clinton has not won more trust and deep down, people do not like her more than before, but her rival has fallen down from his pedestal.  In fact, after over a year of campaign, no one should be surprise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The constant media frenzy over the Wright issue seems to tell the story that nothing is going right in the Obama camp. The result is the long silence of the remaining undecided super delegates.  For some, even if the relationship is broken, it might be too little, too late and too dangerous to risk loosing in November.  Furthermore, it looks like some Democrats have erased from their memory all the mistakes made by Hillary and her team. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;But, it aint over yet. First,  Obama as defintively distanced himself from Wright making it more difficult for Clinton and the Republicans to attack him on this controversy. Second, a first super-delegate has officially swtiched camp yesterday which could encourage others to do the same. Third, Hillary still makes mistakes. Trying to show that she understood the pain of the middle class, she went to a gaz station to condemn the rise in prices. When asked if she could put some gaz in a car, she could not. Her answer was that she had had chauffeurs for too long, she could not remember how to use a pump.  Oh, well! So much for the photo-op.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-2467668812809396863?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/2467668812809396863/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=2467668812809396863' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/2467668812809396863'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/2467668812809396863'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/05/liaison-dangereuse.html' title='Liaison dangereuse ?'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-3198663106665849766</id><published>2008-04-22T12:06:00.000-07:00</published><updated>2008-04-22T12:16:31.522-07:00</updated><title type='text'>Sur les dents !!</title><content type='html'>Une journée bien inquiétante pour Hillary Clinton et Barack Obama, les deux candidats démocrates qui se disputent la primaire aujourd’hui en Pennsylvanie. Cette inquiétude se traduit en fébrilité dans les rues de Philadelphie. Les équipes déployées par les deux camps demandent à tous les passants s’ils sont allés voter. Certains partisans chantent gaiment ou implorent les gens à se rendre voter. Sur le coin de l’Independence Mall on vend des T-shirts sur lesquels est inscrit « Obama for change ». En traversant la rue, une femme m’accoste et insiste pour que j’accorde mon vote à Hillary. J’ai beau lui dire que je suis canadienne, il n’y a rien à faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les « Women for Hillary » sont actives depuis très tôt ce matin. Ces électrices réalisent que si Hillary perd ou gagne avec une mince majorité ce soir, cela en sera fini ou presque pour celle qui avait des chances de devenir la première femme Présidente des États-Unis. Tout comme lors de la primaire au New Hampshire, les femmes de la Pennsylvanie n’ont pas dit leur derniers mots.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les jeunes, dont la majorité favorise Obama, sont aussi en force aujourd’hui. Leur organisation sur le terrain a prouvé qu’ils étaient en mesure de sortir le vote comme ils l’ont démontré en Iowa et au Texas. Et ce qui rend les prédictions difficiles, c’est que ces jeunes qui ne sont joignables que sur leurs cellulaires, ne font pas partis des échantillons des sondeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, qui des deux groupes, votera le plus en masse ? Sur les dents vous dites!&lt;br /&gt;Bonne soirée électorale et à plus tard&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano-Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-3198663106665849766?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/3198663106665849766/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=3198663106665849766' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/3198663106665849766'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/3198663106665849766'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/04/sur-les-dents.html' title='Sur les dents !!'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-7375927682594500093</id><published>2008-04-21T19:37:00.000-07:00</published><updated>2008-04-21T21:38:38.823-07:00</updated><title type='text'>Hillary en eau trouble ?</title><content type='html'>Scranton, Pennsylvanie - J’en suis à mon troisième voyage en Pennsylvanie. En dehors de Pittsburgh et de Philadephie, c’est un coin de pays qui ressemble à certaines parties du Québec. Je tenais à sortir  des grandes villes qui devraient favoriser Barack Obama. Quel paysage magnifique entre les montages, les lacs et les fermes laitières qui longent cette route de campagne !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux heures de conduite à écouter les talk show du coin et je suis en train de réaliser que cette course sera peut-être encore plus serrée que prévu. Hillary Clinton devait l’emporter haut la main il y a un mois. Elle mène encore, mais l’écart avec son adversaire est moindre. Pourtant, la Pennsylvanie est véritablement le pays d’Hillary. À chaque discours, elle rappelle qu’elle y a vécu une partie de son enfance et qu’elle y garde un attachement profond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je choisis donc de me rendre à Scranton, là où elle a été baptisée et où son père et son grand-père ont travaillé. Avec ses 70 000 habitants, à 93 % blancs, cette ville ne paie pas de mine. Le centre-ville s’étend sur huit carrés de rues et la moitié des vitrines sont vides. Scranton a déjà connu la prospérité à l’époque des mines de charbon et de la croissance de l’industrie manufacturière, mais aujourd’hui la situation économique est préoccupante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bizarrement, je ne vois pas beaucoup de pancartes électorales même si Barack Obama était en ville hier et qu’Hillary Clinton y est aujourd’hui.  Je décide de me promener de boutique en boutique et de me présenter aux différents propriétaires, convaincue que la plupart seront de fervents défenseurs de leur vedette nationale.  Mon échantillon est bien mince, mais ce que j’ai entendu me laisse perplexe. D’abord, c’est bien la première fois que les gens veulent m’éviter. Je n’ai même pas la chance d’entamer une conversation qu’ils reculent et cherchent à fuir. Tout juste si on me dit que la lutte serra serrée, ce dont je me doute bien. "Pour qui allez-vous voter"? demandai-je. "Sais pas", me répond une dame. "Peut-être Obama mais je ne veux pas que vous me citiez", me dit-elle en se sauvant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’arrête dans une pharmacie et à ma vue les quatre préposés arrêtent de parler et retournent à leurs affaires. Pas moyens de sortir un mot de ces gens, malgré tout le charme que je peux y mettre. Je m’arrête à un Mini-Mart, le dépanneur du coin, et enfin Dollar Bill (oui, c’est le nom qu’il me donne) m’explique qu’ici on parle peu et surtout pas de politique. Ce partisan d’Obama croit néanmoins qu’Hillary Clinton remportera la Pennsylvanie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant que nous discutons, deux clients entrent et sortent aussitôt. Je pense que je fais  perdre des ventes à mon Dollar Bill quoiqu’il ne semblait pas trop s’en faire. Enfin, une femme avec un nouveau-né entre dans le magasin et me dit qu’Obama rejoint de plus en plus de citoyens. « Nous avons besoin d’entendre qu’il est possible de changer notre situation. Nous avons  besoin de croire qu’il est encore possible de rêver », me dit-elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je finis ma tournée au fameux restaurent bar irlandais Farley où Bill Clinton s’est souvent attablé lorsqu’il était président. Mike lui a servi une couple de bières. « I love the man! », me dit-il. « Mais, elle (Mme Clinton), il n’y a pas beaucoup de gens qui la trouve chaleureuse », rajoute-il avant de me dire qu’il votera pour Obama, lui aussi. En plus, il croit qu’Hillary utilise sa proximité et son historique avec la ville à outrance, et il n’est pas le seul à penser de la sorte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les sondages prévoient une victoire d’Hillary en Pennsylvanie.  Mais l’ampleur de cette victoire semble plus difficile à prédire. Je me demande bien ce que nous réservent les résultats si les électeurs sont partagés là où Hillary a ses plus profondes racines. Ouf, quelle journée !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-7375927682594500093?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/7375927682594500093/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=7375927682594500093' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/7375927682594500093'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/7375927682594500093'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/04/hillary-en-eau-trouble.html' title='Hillary en eau trouble ?'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-3306911228967730965</id><published>2008-04-19T08:14:00.000-07:00</published><updated>2008-04-20T13:51:56.480-07:00</updated><title type='text'>Mon café avec Gary Hart</title><content type='html'>&lt;em&gt;(English text below)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre rencontre a lieu au modeste café « The Market » sur la rue Larimer, dans un quartier pourtant huppé du downtown Denver où artistes, passants et gens d’affaires s’entremêlent. Je ne suis pas vraiment étonnée d’apprendre qu’il s’agit de l’endroit préféré de l’ancien représentant du Colorado au Sénat américain, Gary Hart, celui-là même qui a presque remporté la nomination du parti démocrate pour la présidentielle de 1984 contre Walter Mondale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le politicien de 72 ans arrive à l’heure à notre rendez-vous. Il ne paraît pas son âge, et encouragé par ma première question, il devient vite animé et entame la conversation sans tarder. « It was horrible », soulève-t-il parlant du débat de la veille entre Hillary Clinton et Barack Obama. « Je n’ai vraiment pas compris pourquoi le réseau ABC a perdu tant de temps sur des questions triviales plutôt que sur les enjeux qui préoccupent les gens », poursuit Gary Hart ajoutant qu’il trouve qu’Obama a été traité injustement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne faut peut-être pas se surprendre de sa réaction puisque celui que certains appellent « Le premier Obama » de l’histoire accorde un appui sans équivoque au jeune sénateur de l’Illinois. En 1984 Gary Hart avait 48 ans et représentait une nouvelle approche en politique et de nouvelles idées. Prônant le besoin de changement à Washington, il était différent des politiciens typiques. Il voit en Barack Obama celui qui, par sa culture et sa capacité à unir des forces divergentes, réussira à changer et améliorer véritablement le système. Le choix d’Obama plutôt que de Clinton ne lui a pas été difficile. Il connaît les Clinton depuis 35 ans mais il me dit avec une certaine tristesse qu’Hillary Clinton est allée trop loin avec des propos qu’il juge inacceptables. « C’est scandaleux d’avoir dit que John McCain serait plus apte à devenir Président des États-Unis que Barack Obama, un autre démocrate », lance-t-il avec un regard outragé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, le Sénateur Hart est conseiller stratégique pour la campagne d’Obama et il admet que son poulain n’a pas encore la nomination dans sa poche et que la campagne est un peu essoufflée. Il souhaite que la course se rende jusqu’à la fin de la saison des primaires le 3 juin, mais croit aussi qu’un gagnant doit être choisi avant la Convention de Denver à la fin août. Selon M. Hart, tout porte à croire que Barack Obama sortira vainqueur, du moins en ce qui concerne l’obtention du plus grand nombre de délégués affiliés. « Deux choses pourraient empêcher Barack de réussir : commettre une erreur majeure, et cela j’en doute, ou si Mme Clinton insiste pour se rendre à la Convention de Denver espérant convaincre les super délégués encore indécis », précise-t-il. Gary Hart ne mâche pas ses mots, particulièrement si la bataille se rend jusqu’au plancher de la Convention : « Si Mme Clinton persiste, elle nuira aux chances du parti de remporter l’élection en novembre. Son insistance se fera au détriment du parti et il ne nous restera que 8 semaines pour s’attaquer à John McCain. Entre juin et août, les médias chercheront de quoi se mettre sous la dent et chaque geste et chaque déclaration des candidats démocrates seront passés au peigne fin. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ancien candidat à la présidence constate que les deux rivaux démocrates sont déjà bien fatigués. Il rappelle fréquemment aux conseillers d’Obama de le laisser dormir. « C’est un homme remarquable, d’une grande maturité, mais il a commis une erreur la semaine dernière avec ses propos sur le degré d’amertume des Américains et il en fera d’autres. C’est humain. Sauf qu’il faut faire attention, rester vigilent et demeurer concentré pour gagner. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gary Hart va même plus loin. « Si, la Sénatrice Clinton remportait la nomination en détruisant le Sénateur Obama au passage, plusieurs des partisans de ce dernier pourraient décider de rester chez-eux le jour du vote ». Chose certaine selon lui, si Mme Clinton décide de demeurer dans la course malgré les résultats du vote populaire et du nombre de délégués affiliés favorisant son adversaire, et qu’au bout du compte elle perd la nomination, « elle aura fait tant de dommage que le processus sera jugé sans grande valeur, » diminuant par le fait même l’impact de la victoire d’Obama aux yeux du public américain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout un avertissement!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;GARY HART : « &lt;em&gt;If Clinton does not win the nomination, she will make the process worthless.”&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sitting at The Market coffee shop in Denver, Senator Gary Hart launches a warning:&lt;br /&gt;“If the fight goes on to the Convention floor, it will be detrimental to the Democrat Party”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;An important supporter and advisor to Barack Obama, Gary Hart does not seem to worry about his candidate’s chances to get the nomination in the end. “Obama has not yet won it, but he is getting more super delegates each day. Two things can prevent him from getting the nomination: a major mistake (which I believe is unlikely to happen) or Mrs. Clinton’s insistence to stay in the race until the Convention, if she decides so after the last primary.”  He agrees that the process should go on until the last primary on June 3rd, but the formal Presidential candidate believes that if Senator Obama still has more pledged delegates and the popular vote, Mrs. Clinton should end her bid. According to Senator Hart: “If she persists, she will do a disservice to the party. The first problem is the period between early June (close of primaries) and end of August (convention) when there are no contests to report on and the media will look for anything to fill up copy and time. Second, there would be only 8 weeks to the election which is too short and the Democrats would be greatly disadvantaged.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gary Hart goes even further talking about the other scenario; the one in which Hillary Clinton succeeds during the summer to convince enough super delegates to go her way.  “If Senator Clinton wins the nomination by destruction of Senator Obama”, says Hart “many of his strongest supporters may decide not to vote.” And he goes on:” I believe that Clinton is determined that if she does not get the nomination, she will make the process worthless.”  Either way in his view, Obama and the party will be hurt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hart who has known the Clintons for 35 years, is quite disappointed with their campaign. “I was outraged when she said that John McCain would be more prepared to be President than Barack Obama.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Senator Hart did not have tender words either towards ABC news and the moderators of the last debate between the candidates. “It was horrible and trivial”.  He does aknowledge that the “bitter” comment from Obama was a mistake. “It is the first one and he will make more. He is human. He is a remarkable person and it is amazing that with the length of this race, no more mistakes have been made”, adds Hart.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;It was not my first meeting with Senator Hart, but this time his words were very strong.   Even my coffee paled in comparison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano- Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-3306911228967730965?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/3306911228967730965/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=3306911228967730965' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/3306911228967730965'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/3306911228967730965'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/04/mon-caf-avec-gary-hart.html' title='Mon café avec Gary Hart'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-8325927398645655414</id><published>2008-04-16T21:25:00.000-07:00</published><updated>2008-04-17T10:58:08.349-07:00</updated><title type='text'>Un débat austère mais éclairant</title><content type='html'>Hier soir, à moins de 6 jours de la primaire en Pennsylvanie, se tenait un débat entre les deux candidats démocrates à Philadelphie. Un débat à prime abord plutôt terne, aux questions prévisibles dont certaines même manquaient de pertinence. Le réseau de télévision ABC qui présentait l’échange entre Hillary Clinton et Barack Obama a consacré 45 minutes du temps alloué, soit la moitié du débat, à tourner autour des erreurs de parcours des candidats. Ironiquement, le sénateur Obama qui a tenté par tous les moyens de ramener le débat sur les enjeux de fond, a écopé du plus grand nombre d’interrogations sur des déclarations ou associations controversées. Que ce soit ses propos sur le niveau d’amertume des villageois frustrés par leurs situations financières, ou sa présence sur le même conseil d'administration qu’un ancien activiste accusé d’avoir mis des bombes au Pentagone il y a 40 ans, ou les paroles incendiaires du Révérend Wright, Obama est passé au crible. C’est à croire qu’ABC avait une mission.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux éléments importants ressortent de ce débat ; deux éléments qui font le point sur ce qui différencie les avancées des candidats. À chaque question sur une ou l’autre des erreurs, ou possibles erreurs de M. Obama, Mme Clinton n’a pas hésité à en remettre. Lorsqu’à son tour, elle dû répondre à ses fausses déclarations relatives à son voyage en Bosnie, M. Obama a refusé de porter un jugement se contentant d'affirmer que dans une campagne où chaque mot est enregistré, des erreurs se produisent et ce n’est qu’humain. Une réaction qui traduit bien l’approche stratégique et les discours divergents des deux campagnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le deuxième constat est la rigidité et la fermeté avec laquelle Mme Clinton a répondu à chacune des questions concernant les politiques, que ce soit sur les taxes, l’Iraq ou l’Iran. Elle était sans nuances, déterminée à démontrer qu’elle avait déjà tout réfléchi et qu’elle était vraiment prête à mettre de l’avant ses politiques. Obama était tout au contraire plus prudent, moins tranchant se laissant une marge de manœuvre. Trois exemples : en Iraq, elle a promis qu’elle sortirait les États-Unis à tout prix tandis qu’Obama tient à rapatrier les troupes rapidement mais avec l’intention d’entendre les recommandations de ses officiers militaires. Puis, sur la question des taxes (impôts ou autres), Clinton promet qu’elle ne haussera pas celles de la classe moyenne mais Obama propose (à cause de la situation financière inquiétante des États-Unis –dette et autres) de revoir celles de ceux qui gagnent 97,000 dollars et plus. Sur une menace possible de l’Iran contre Israel, Clinton parle d’une attaque massive des États-Unis en représailles, mais Obama suggère une intervention sans la qualifier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, j’ai cru un moment que la sénatrice de New York était à son meilleur, articulée, précise et une adversaire solide encore en possession de ses moyens. Je la donnais donc gagnante. Mais à bien y penser, le sénateur de l’Illinois a offert des réponses laborieuses, mais plus viables. Son effort de demeurer réaliste est louable, surtout souhaitable pour les Américains qui ne méritent rien de moins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano -Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-8325927398645655414?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/8325927398645655414/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=8325927398645655414' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/8325927398645655414'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/8325927398645655414'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/04/un-dbat-austre-mais-clairant.html' title='Un débat austère mais éclairant'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-284771519007318189</id><published>2008-04-14T09:23:00.000-07:00</published><updated>2008-04-15T13:18:53.076-07:00</updated><title type='text'>La "gaffe" d'Obama - Obama's gaffe</title><content type='html'>&lt;em&gt;(English text below)&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Lundi dernier, la campagne d’Hillary Clinton sortait égratignée d’un long week-end. D’abord, son principal conseiller a démissionné après avoir accepté de négocier pour le gouvernement de la Colombie une entente de libre-échange avec les États-Unis ; la même entente que Mme Clinton dit rejeter mais que son mari Bill continue de favoriser. Puis, la candidate s’est perdue dans de fausses déclarations sur un voyage en Bosnie, et pour finir, elle a été obligée de rendre public ses rapports d’impôts prouvant qu’elle et Bill étaient bel et bien riches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais aujourd’hui, c’est au tour du Sénateur Barack Obama de vivre des moments d’angoisse. Après les paroles incendiaires du Révérend Wright, Obama doit expliquer une de ses déclarations qui prend forme de controverse. Lors d’une soirée de levée de fond à San Francisco, on lui a demandé pourquoi certains groupes de travailleurs semblaient réticents à l’appuyer. Il a répondu que ces électeurs sont très frustrés de la situation économique et que cette frustration ne fait que traduire leur grande amertume. Le résultat étant que ces travailleurs s’accrochent à la religion, aux enjeux tels les armes à feu, ou encore ils deviennent antipathiques aux immigrants. Mme Clinton a vite fait de profiter de l’occasion et de qualifier ces commentaires d’élitistes et de condescendants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une course aussi serrée où la différence des programmes entre les candidats est encore peu tangible à huit jours à peine avant la grande primaire de la Pennsylvanie, chaque mot, chaque déclaration est scrutée à la loupe. Bien que personne ne nie le fait que les Américains soient effectivement inquiets de leur situation financière, Barack Obama concède avoir mal présenté son exposé. De fait, son analyse n’est peut-être pas totalement fausse, mais il y a encore des choses que les politiciens ne peuvent ou ne devraient pas dire sans nuances. La classe ouvrière des États-Unis souhaite entendre les choses telles qu’elles sont, mais il y a parfois des vérités difficile à accepter. Pour Obama, le tort est fait. Il reste à savoir jusqu’à quel point cela nuira à sa campagne et s’il sera en mesure de reprendre l’offensive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le moment, deux sondages en ligne permettent de croire que la controverse est davantage un phénomène médiatique. Le quotidien « The Philadelphia Inquirer », demande à ses lecteurs s’ils sont offusqués par le commentaire d’Obama se référant à l’amertume des travailleurs face aux conditions économiques. Sur un total de 3,868 répondants, 68 % on dit « non » et 32 % on répondu « oui ». &lt;a href="http://www.philly.com/philly/polls/17657034.html"&gt;http://www.philly.com/philly/polls/17657034.html&lt;/a&gt;. Pour sa part, « The Pittsburgh Gazette » a interrogé la population pour savoir quel était le candidat le plus déconnecté des électeurs de la Pennsylavnie. Or, 42% disent que c’est Hillary, 28% croit que c’est Obama et 21% optent pour McCain. &lt;a href="http://www.post-gazette.com/polls/default.asp?pollID=2467"&gt;http://www.post-gazette.com/polls/default.asp?pollID=2467&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Barack Obama pourra se considérer un homme chanceux si le discours se limite à la première partie de son intervention selon laquelle les Américains sont amers. Mais j’en doute fort. Ces événements représenteront probablement un test plus important que la question raciale pour le candidat Noir. Ce dernier est en mesure de faire face à cet enjeu parce qu’il en a une compréhension intrinsèque. Mais sera-il en mesure de créer un lien fort entre lui et les électeurs de la classe ouvrière ; un problème qui, au delà de sa maladresse, reste bien réel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous souhaitez voir Obama répliquer aux attaques de ses deux adversaires, je vous invite à regarder cette vidéo de youtube  .&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;a title="blocked::http://www.youtube.com/watch?v=" href="http://www.youtube.com/watch?v=NIxmi3e2Vmo&amp;amp;eurl=http://www.huffingtonpost.com/2008/04/13/watch-obama-on-annie-oakl_n_96459.html" eurl="http://www.huffingtonpost.com/2008/04/13/watch-obama-on-annie-oakl_n_96459.html"&gt;&lt;strong&gt;http://www.youtube.com/watch?v=NIxmi3e2Vmo&amp;amp;eurl=http://www.huffingtonpost.com/2008/04/13/watch-obama-on-annie-oakl_n_96459.html&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;OBAMA'S GAFFE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;What a difference a week-end make. Monday, a week ago, Hillary Clinton was facing many hurdles. Her top advisor Mark Penn had to be demoted and she had to defend her stand against a free trade agreement with Columbia that even her husband favors. Mrs. Clinton was also caught making misstatements over her trip to Bosnia and to top it all, the tax return showed that she and her husband Bill were quite rich.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;But this week-end, it was Barack Obama’s turn to sweat it out. After the inflammatory words of Reverand Wright, Obama has to explain his own words. At a private fundraiser in San Francisco last week, asked why some blue collars were not supporting him, he said that they had become frustrated with economic conditions: “It’s not surprising then, they get bitter, they cling to guns or religion or antipathy to people that aren’t like them or anti-immigrant sentiment or anti-trade sentiment as a way to explain their frustrations.” Clinton has called those comments “elitist and divisive” and has claimed that Obama is out of touch and patronizing.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;In a close race were the candidates’ policies are not that different and only eight days before the next big primary in Pennsylvania, every word, every statement is scrutinized. Although no one would deny that Americans are frustrated over their financial situations, Obama conceded it was a poor choice of words. He might not be wrong to think that people “cling” to religion, guns or anti-immigrant feelings but there are things a politician cannot say, or should not say without adding some nuances. Working class America wants to hear straight talking but there are some arguments harder to agree with. For Barack Obama the damage is done. The question is to what extend and can he turn a negative to a positive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Two on-line polls are testing the impact of Obama’s gaffe today. The newspaper, Philadephia Inquirer is asking the following: “Was Obama “bitter” comment offensive?” Of a total of 3868 votes, 68 % said “no” and 32 % said “yes” . &lt;a href="http://www.philly.com/philly/polls/17657034.html"&gt;http://www.philly.com/philly/polls/17657034.html&lt;/a&gt;. The Pittsburgh Gazette’s question deals more with the possible impact of such a statement. “Of the Presidential candidates, who is out of touch with the voters of Pennsylvania?” Out of 4,739 respondents, 42% said Hillary Clinton, 28% Barack Obama et 21% John McCain &lt;a href="http://www.post-gazette.com/polls/default.asp?pollID=2467"&gt;http://www.post-gazette.com/polls/default.asp?pollID=2467&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Obama would be quite a lucky man if the narrative stays focused on the first part of his arguments that people are bitter because of the economic crisis. However, it won’t. In an interesting way, this is maybe a bigger test than the racial issue for the candidate. He could speak to race because of his understanding in depth as an African American. But beyond last week's mistake, the question remains: will Obama be able to connect on time with the working class?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;If you want to see Obama answering to Clinton and McCain's attacks, look at this youtube video    .&lt;a title="blocked::http://www.youtube.com/watch?v=" href="http://www.youtube.com/watch?v=NIxmi3e2Vmo&amp;amp;eurl=http://www.huffingtonpost.com/2008/04/13/watch-obama-on-annie-oakl_n_96459.html" eurl="http://www.huffingtonpost.com/2008/04/13/watch-obama-on-annie-oakl_n_96459.html"&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;strong&gt;http://www.youtube.com/watch?v=NIxmi3e2Vmo&amp;amp;eurl=http://www.huffingtonpost.com/2008/04/13/watch-obama-on-annie-oakl_n_96459.html&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano-Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-284771519007318189?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/284771519007318189/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=284771519007318189' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/284771519007318189'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/284771519007318189'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/04/obamas-gaffe.html' title='La &quot;gaffe&quot; d&apos;Obama - Obama&apos;s gaffe'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-227928503694539498</id><published>2008-04-10T12:11:00.001-07:00</published><updated>2008-04-13T16:55:48.504-07:00</updated><title type='text'>Le bourbier iraquien - Mess in Iraq</title><content type='html'>&lt;em&gt;(English text below)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;« Il est 3 heures du matin et le téléphone sonne ». Non, ce n’est pas le message publicitaire de la campagne d’Hillary Clinton prétextant qu’elle est la seule à pouvoir gérer une crise internationale, ni celui de John McCain qui tire avantage de la situation en rappelant ses plus grandes années d’expériences. Non, cette fois, le téléphone sonne à la baraque militaire de "Camp Lejeune" en Caroline du Nord et Shane répond. Shane est le fils d’un couple d’amis et vient de quitter le sol américain en direction de Bagdad. Le téléphone était plutôt l'appel du réveil signifiant qu'il ne s’agissait pas cette fois d’un exercice de préparation, mais d'un véritable départ prévu deux heures plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Véronica, ma copine avait été brave jusqu’à maintenant, se réconciliant chaque jour avec l’idée que son fils Shane, allait aider son pays à se sortir du marasme. Mais ce matin, elle a le cœur gros. Shane sera en Iraq pendant les 15 prochains mois, et ce, si rien de grave ne lui arrive. Incapable de décrire tous les sentiments qui l’animent, elle est restée assise toute la journée, rivée à sa télévision à écouter le rapport du Général Patraeus, celui qui dirige la stratégie militaire américaine en Iraq. « La situation s’est améliorée mais tout est encore fragile et réversible », déclare-t-il. Il ajoute qu’il demande une pause de 45 jours pour évaluer s’ils seront en mesure de ramener d’autres troupes au pays après le retour des 5 premières brigades en juillet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En colère contre le Président Bush, Véronica et Rick son mari sont inquiets. Inquiets du fait que les dirigeants actuels semblent incapables de voir une fin à la présence américaine en Iraq. Inquiets aussi de l’approche des successeurs à la présidence. Comme les deux tiers de la population, ils souhaitent un retrait des troupes le plus rapidement possible. Mais comme la majorité des gens, ils savent bien que ce retrait ne se fera pas en 60 jours comme le promet Hillary Clinton ou au rythme d’une brigade par mois comme le propose Barack Obama. Plusieurs experts diront que l’administration Bush, en attaquant l’Iraq en 2003, a sous-estimé la situation, d’autres iront jusqu’à dire qu’elle a volontairement ignoré le niveau de complexité des enjeux. Résultat : d’un côté, Al Quaida s’est installé et est devenu une force dans le pays et de l’autre le Général Patraeus affirme que l’Iran s’infiltre en finançant et formant les membres de groupes Chiites radicaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’an dernier, le Congrès américain a voté en faveur de l'accroissement du nombre de soldats en Iraq dans le but de réduire la violence et permettre une réconciliation politique entre les partis en Iraq. La violence a diminué au cours des six derniers mois, mais la bataille violente de Basra et les attaques dans la zone verte, zone internationale la plus sécurisée de Bagdad, prouvent que cette diminution est bien précaire, avec un nombre de victimes qui atteint encore le même niveau inacceptable de 2005. On compte aujourd’hui plus de 4,000 soldats américains tués au combat et 30,000 blessés, en plus des dizaines et dizaines de milliers de victimes iraquiennes. Quant à la réconciliation politique, de l’aveu même de l’Ambassadeur américain en Iraq Ryan Crocker, certains efforts ont été faits, mais nous sommes loin de la coupe aux lèvres. Le Général Patraeus admet à son tour qu’il ne voit pas la lumière au bout du tunnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la récente bataille dans la ville de Basra et les manifestations dans les rues de Bagdad nous enseignent une chose, c’est que le gouvernement Maliki n’a pas le contrôle et est contesté. « We are succeeding » s’exclamait cette semaine le Sénateur républicain John McCain. « Nous ne sommes plus au bord du gouffre et la situation se rapproche de la normale » a-t-il ajouté. Selon le candidat, « Il serait irresponsable et imprudent de retirer les troupes. » Il est convaincu que la bataille à Basra constitue une victoire pour le gouvernement iraquien et les États-Unis. Or, la bataille de cette ville du Sud de l’Iraq n’était pas contre les forces d’Al-Quaida mais entre factions Chiites. Maliki, incapable d’affronter la force de la faction radicale Chiite de Muqtada al Sadr, a été forcé de demander un cessez-le feu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En bref, après 5 années de guerre, l’armée iraquienne n’est toujours pas en mesure de prendre le contrôle et nous sommes encore loin de la réconciliation politique. La stratégie du Président Bush est un échec et la continuité de cette politique ne peut être que catastrophique. La force militaire américaine est à bout de souffle et de ressources, pendant que la force d’Al Quaida s’accroît en Afghanistan. Il n’y a plus de fonds dans la caisse américaine tandis que l’Iraq s’enrichit et accumule des surplus budgétaires grâce aux revenus pétroliers croissants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout un héritage pour la ou le successeur de Georges W. Bush. John McCain souhaite continuer la politique de Bush et martèle que l’Iraq est un succès, un entêtement qui n'est pas sans rappeler celui du Président sortant. Il est juste de croire qu’il faudra plus de 60 jours pour sortir les Américains de ce bourbier. Mais même si l'échéancier du rapatriement des troupes n'est pas aussi rapide, Hillary Clinton et Barack Obama ont raison de penser qu' il faudra sortir de l'Iraq le plus intelligemment et le plus rapidement possible. Tout cela, en espérant que W. toujours aux commandes, ne déclenchera pas une autre guerre, cette fois avec l'Iran!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;MESS IN IRAQ&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;« It is 3:00 am and the phone is ringing.” No, it is not Hillary Clinton’s campaign ad in which she suggests she is the only one ready to deal with an international crisis, nor the John McCain’s version of it highlighting his strongest experience in that matter. No, this time, the phone is ringing at the navy compound of Camp Lejeune in North Carolina and Shane is picking up the line. Shane is the son of our friends Rick and Veronica and he just left for Bagdad. The phone was telling him and his unit that this was not a drill, but there would be a departure in two hours time.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Véronica had put a brave face up to now believing as each day went by that her son was going to help clean the mess. But this morning her heart is sinking. Shane will be in Iraq for the next 15 months. Unable to describe the hundreds feelings she has, she sat all day watching on television the testimony of General Patraeus, the man in charge of the military efforts in Iraq: « There has been progress, but the situation remains fragile and reversible” he said adding that he needs a pause of 45 days before assessing if more troops will be allowed to head home.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mad at President Bush, Véronica and Rick are worried. Worried that the current administration seems incapable to see an end in sight, and worried about the policies of the candidates seeking the presidency. Like two thirds of the Americans, my friends want the troops to come back as soon as possible. But like most people too, they know that the withdrawal will not happen in the first 60 days as Hillary Clinton promises nor at a speed of one brigade a month as suggested by Barack Obama.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Many experts have said that by attacking Iraq in 2003, Bush and his advisors under-estimated the situation. Others have criticized the administration for voluntarily ignoring the complexity of the issues at play. The result is two fold: Al-Quaida is now a force in the country and according to General Patraeus, Iran has been financing and training radical Shiites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Last year, Congress voted in favor of the surge hoping it would help reduce the violence and allow for political reconciliation in Iraq. There has been a diminution of violence in the last 6 months, although it is still at the unacceptable level of 2005. And the recent fight in Basra and the repeated attacks in the secured green zone have proven that the situation is indeed fragile. As for the political reconciliation, the US Ambassador to Iraq Ryan Crocker, said there are some signs of progress but admitted there is still a long way to go. General Patraeus in turn, recognized there were no light at the end of the tunnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The fight in Basra and the heavy demonstrations in Bagdad has taught us one thing: the government of Maliki is not in control and is contested. « We are succeeding » insisted Senator John McCain this week adding: “We are no longer staring at the abyss of defeat, and we can now look ahead to the genuine prospect of succes ». According to the Republican candidate, withdrawing the troops now would be “irresponsible and reckless. » McCain almost sounds like he does not have a full understanding of what is going on. For instance, he is convinced that Maliki and therefore the US government won in Basra. First, it was not a fight against Al-Quaida but a fight between Shiites. Maliki, who provoked the confrontation, was not able to battle against the radical Shiite faction of Muqtada al Sadr. He had to retrieve and ask for a cease fire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;So, after 5 years of war, the Iraqi army is still unable to take control and we are far from political reconciliation. President Bush’s strategy has been a failure and pursuing the same policy would be catastrophic. This war is putting a heavy toll on the US military forces and resources as Al Quaida is gaining strength in Afghanistan. The Treasury’s coffers are empty and the US cannot afford a longer war while the Iraqis are accumulating surplus, thanks to the increase of oil revenues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quite a legacy to inherit! John McCain wishes to pursue Bush’s policy in Iraq hammering every chance he has that Iraq is a success; a stubbornness that reminds me of someone we know. Admittedly, it will take more than 60 days to get the US out of this mess but Hillary Clinton and Barack Obama are right to think that they need to get out as responsibly and rapidly as possible. Hopefully, W. Bush who is still in charge will not have time to start a new war, this time with Iran.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-227928503694539498?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/227928503694539498/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=227928503694539498' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/227928503694539498'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/227928503694539498'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/04/le-bourbier-de-liraq.html' title='Le bourbier iraquien - Mess in Iraq'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-8412704927542087422</id><published>2008-04-07T08:35:00.001-07:00</published><updated>2008-04-07T13:23:23.895-07:00</updated><title type='text'>Clinton : rien ne va plus !</title><content type='html'>À deux semaines des primaires en Pennsylvanie, la campagne d’Hillary Clinton perd pied après un bien mauvais week-end. Le coup de grâce est venu dimanche avec la démission forcée de Mark Penn, le stratège en chef d’Hillary Clinton. Penn a été engagé par le gouvernement colombien et a récemment rencontré ses représentants pour négocier et permettre la signature d’une entente bilatérale de libre échange avec les États-Unis alors que sa candidate, Mme Clinton, dit s’y opposer. Cette révélation tombe à un bien mauvais moment. Elle sème un doute sur les intentions réelles de Mme Clinton face à cet enjeu économique important pour les travailleurs de la Pennsylvanie inquiets de perdre des emplois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois autres éléments se sont ajoutés à cette dernière embûche. Vendredi, en fin de journée, les Américains ont eu la confirmation que les Clinton étaient riches. Leurs rapports d’impôts des sept dernières années indiquent qu’ils ont accumulé des revenus totalisant 109 millions de dollars. Une information qui encore une fois, risque de créer un écart entre leur discours populiste et leur réalité économique bien au-dessus de la classe moyenne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxièmement, la campagne de la Sénatrice Clinton a récolté deux fois moins de fonds au mois de mars comparativement au Sénateur Obama, soit 20 millions de dollars contre 40 millions de dollars. C’est sans compter les 8 millions de dollars que Mme Clinton devait à la fin du mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Troisièmement, Hillary s’est une fois de plus fait prendre à raconter une demi-vérité lors d’une allocution en Ohio en fin de semaine. La voix pleine d’émotion, elle a raconté l’histoire d’une maman dont le bébé n’a pu être sauvé. Selon Mme Clinton, cette maman sans assurance, n’avait pu obtenir à temps un rendez-vous avec un médecin. Or, l’hôpital qui a pris en charge l’enfant s’est empressé de communiquer avec l’équipe Clinton pour lui dire que cette histoire était fausse puisque la maman avait une assurance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les candidats connaissent des erreurs de parcours dans une campagne électorale. Mais est-ce le mauvais sort qui s’acharne sur Hillary Clinton ? Ou est-ce de l’autodestruction ? Mme Clinton est responsable du choix de ses collaborateurs et n’a pas vraiment d’excuses quant à la stratégie qu’elle a choisie de suivre. La mise à pied d’un proche collaborateur en plein milieu de la course n’est pas une première dans le camp Clinton. Il y a à peine quelques semaines, sa directrice de campagne a du démissionner aussi. Depuis déjà un bon moment, l’équipe de cette dernière est divisée quant à l’approche stratégique à prendre. Comment expliquer que le personnel de la candidate n’ait pas vérifié les faits avant qu’elle ne fasse le lien entre la mort d’un bébé et le système de santé qu’elle dénonce ? Pourquoi les Clinton ont-ils attendu à la dernière minute, et cela au pire moment de la campagne, pour dévoiler leurs revenus si ce n’est qu’ils ne souhaitaient pas avoir à le faire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, rien ne va plus ! La campagne d’Hillary Clinton est jalonnée d’erreurs et la candidate fait face à une course à obstacles de plus en plus insurmontables. Il y a six mois la campagne des Clinton semblait intouchable. Depuis, Barack Obama s’est avéré un adversaire remarquable, mais sa réussite est aussi le résultat des erreurs que ne cessent de comettre les Clinton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-8412704927542087422?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/8412704927542087422/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=8412704927542087422' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/8412704927542087422'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/8412704927542087422'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/04/clinton-rien-ne-va-plus.html' title='Clinton : rien ne va plus !'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-7186976925397391021</id><published>2008-04-03T14:50:00.001-07:00</published><updated>2008-04-13T16:45:27.519-07:00</updated><title type='text'>La tête dans le sable - The head in the sand</title><content type='html'>&lt;em&gt;(English text below)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le quotidien le New York Times de ce matin révèle que plus de 80% des Américains sont mécontents de la direction qu'a prise le pays et blâment particulièrement les politiques économiques du Président Bush. Cette semaine, le président de la réserve fédérale américaine Ben Bernanke, a laissé entendre que les États-Unis étaient effectivement sur le bord d’une récession. Pourtant il y a à peine six mois, l’administration Bush se gonflait le torse en clamant que tout allait bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, la réalité de l’Américain moyen est peu reluisante ces jours-ci. Le prix du gallon d’essence a augmenté de 58 cents depuis un an et devrait atteindre quatre dollars d’ici l’été. Les prix des aliments en épicerie ont aussi augmenté, une boîte de céréales valant deux dollars de plus que l’an dernier. Les bas taux d’intérêts font que les épargnes perdent de leur valeur et que plusieurs Américains qui souhaitaient prendre leur retraite doivent demeurer sur le marché du travail. Pendant ce temps, le taux de chômage s'est amplifié au point de dépasser celui des trois dernières années. Pour ajouter à l’inquiétude, le prix des maisons a chuté de 11% et le nombre de familles, incapables de continuer de payer leurs hypothèques et forcé de vendre, a grimpé de 60% en un an.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant que, celui qu'on surnomme maintenant « l’invisible président » Georges W. Bush entreprend sa tournée d’adieu à l’étranger, Clinton et Obama s'attaquent de front à cette crise qui ébranle les Américains. Hillary Clinton propose 30 milliards de dollars dans un fond d’urgence pour le logement, 25 milliards de dollars pour les familles qui font face à la hausse vertigineuse des prix de l’électricité et attribuerait 10 milliards de dollars à l’assurance emploi afin d’aider ceux qui perdent leur travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Barack Obama, quant à lui, prévoit 35 milliards de dollars en réduction de taxes pour les familles, les retraités, les sans emplois et les propriétaires de maisons en plus d’un fond d’urgence de 45 milliards de dollars supplémentaires pour tout autre imprévu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Américains peuvent être rassurés puisque les successeurs possibles de Bush semblent, eux, avoir des solutions et être en mesure de promettre des sommes importantes devant cette situation qui s'envenime à chaque jour. Mais permettez-moi de m’étonner. Comment ces candidats iront-ils chercher les fonds nécessaires ? D’où sortira l’argent qui n’existe pas ? Après tout, le déficit atteindra au moins 400 milliards de dollars et la dette du pays dépasse déjà le neuf billions de dollars. Neuf billions : essayez d'imaginer le nombre de zeros que cela représentent, 12 ou 18 ? Et je n’ai même pas mentionné le coût de leurs programmes politiques comme par exemple la promesse d’un accès universel aux soins de santé!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant au candidat républicain John McCain, il propose une politique encore bien plus décevante et surtout aussi déconnectée de la réalité que celle du Président sortant. D’abord, sa priorité, et il ne s’en cache pas, c'est la guerre en Iraq et il ne parle que très peu de l’économie. Le Sénateur McCain semble oublier que même la présence américaine en Iraq a un impact économique majeur. Le coût est évalué à près de douze (12) milliards de dollars par mois, un gouffre qui risque de représenter plus de 2 billions de dollars. Non seulement John McCain refuse-t-il de lier la réalité économique au coût de cette guerre, mais il promet qu’il n’imposera pas de nouvelles taxes aux consommateurs, sous forme d’impôt ou autres. Pire, il propose une baisse d’impôt de 35 à 25% pour les corporations en plus de maintenir la baisse de celui des plus riches, ceux qui gagnent 250,000 dollars et plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Américains n’ont pas les moyens de vivre dans l’illusion et les politiciens, surtout les candidats qui prétendent vouloir diriger le pays, ont le devoir d’être honnête. Cette nation fait face à des obstacles de taille et le temps des fausses promesses est révolu. Personne ne sait combien de temps encore les États-Unis seront impliqués dans le conflit en Iraq ni jusqu`où la dégringolade économique ira. Mais, chose certaine, le temps est venu d’arrêter de se mettre la tête dans le sable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;THE HEAD IN THE SAND&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;On the campaign trail in Pennsylvania, Barack Obama and Hillary Clinton have focused on the bad shape of the economy criticizing the politics of Georges W. Bush. Even the Chairman of the Federal Reserve, Ben Bernanke, is now admitting that the United States is slipping into a recession. Only 6 months ago, the Bush administration was boosting that all was fine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;But for the average American family, the reality has not been rosy. The price of gas has increased by 58 cents in a year and the gallon is expected to reach 4 dollars this summer. The tab at the grocery has also climbed and a box of cereals is now worth 2 dollars more. The low interest rates make the savings worth less and those who were hoping to retire have to wait and stay on the pay roll. At the same time, the number of people claiming unemployment insurance has increased to reach the highest point of the last three years. To add to the worry, the price of houses has dropped 11% and forclosures are up 60% in a year.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;So, while the President, now called “the invisible President” is starting is farewell tour in Europe, Clinton and Obama are attacking up front the economic crisis. Hillary Clinton is proposing 30 billions dollars as an emergency fund for lodging, 25 billions dollars for the families that are facing outrageous high prices of electricity and would get 10 more millions for unemployment insurance to help those loosing their jobs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Barack Obama would offer 35 billions of dollars to reduce the tax burden on families, retire citizen, the unemployed and the house owners. He would put aside another 45 millions dollars as an emergency fund for any other crisis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The Americans can be re-assured as Bush’s successors have figured out solutions and seem able to promise more money each day the crisis gets deeper. Forgive me for asking, but where are the candidates finding the money that last time I checked do not exist? After all, according to estimates, the deficit will be over 400 billions and the debt has reached 9 trillions dollars and counting. 9 trillions! I cannot even count how many zeros that is! And I have not even talked about all the new programs both Democrats want to implement such as the health care reform.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;As for the Republican John McCain, his proposals are even more disappointing and he seems as disconnected with reality as the current President. First, he made pretty clear that his priority is the war in Iraq and sure enough, he speaks very little about the economy. Senator McCain seems to forget that the American involvement in Iraq has a tremendous impact on the economy of the country. The cost of the war is evaluated at 12 billions a month, a hole that gets deeper and is predicted to reach over 2 trillions dollars. McCain refuses not only to link the cost of the war to the economic downfall, but he also promises that under his administration, there will be no new taxes. Worst, he proposes to cut the taxes of corporation from 35% to 25% and to maintain the tax cut on the rich earning more than 250,000 dollars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The people of this nation do not have the luxury to live on a cloud and politicians, mostly those who seek to lead the country, have the obligation to be forthright honest. The US is facing huge hurdles and empty promises or false hopes will not do. No one knows how long the country will be involved in Iraq and no one can predict how deep the economy will fall. But one thing is for sure, it is time to stop putting our heads in the sand.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano- Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-7186976925397391021?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/7186976925397391021/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=7186976925397391021' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/7186976925397391021'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/7186976925397391021'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/04/la-tte-dans-le-sable.html' title='La tête dans le sable - The head in the sand'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-7223017288233918770</id><published>2008-03-31T21:29:00.000-07:00</published><updated>2008-04-02T10:33:29.165-07:00</updated><title type='text'>Une impatience injustifiée</title><content type='html'>Tour à tour, les démocrates s’impatientent. Les Sénateurs Patrick Leahy et Chris Dodd, tous deux des partisans de Barack Obama, demandent à Hillary Clinton de se retirer de la course. Howard Dean, le président du parti démocrate exige que le choix du candidat gagnant soit fait avant le 1er juillet, d’autres parlent de juin au plus tard. Bref, plusieurs démocrates disent s’inquiéter de la durée de cette lutte à l’investiture. Plus elle est longue, pense-t-on, plus elle sera négative pour l’un ou l’autre des candidats, plus le parti et les partisans seront divisés, et plus le victorieux ou la victorieuse aura de la difficulté à affronter John McCain et les Républicains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, la course est longue pour les artisans et les fervents partisans, mais pas pour la majorité des citoyens, qui eux, ne la suivent guère. À preuve, en me promenant au plus gros super marché de Denver, King Soopers, je me suis permise de m'adresser à une vingtaine de personnes pour leur demander ce qu’ils pensaient de la campagne électorale et de la bataille entre Hillary et Obama. Mon petit sondage, non scientifique, n’a pas duré très longtemps et m’a bien vite rappelé que l’élection n’a pas encore atteint le citoyen moyen, trop occupé à joindre les deux bouts. Ceux qui ont accepté de me répondre me répétaient que l’élection n'était que dans sept mois et ils considéraient avoir encore beaucoup de temps pour s’y intéresser. Mais la plupart ont haussé les épaules et m’ont regardé d’un air plutôt incrédule. Et j'ai alors compris qu'il était temps de sortir de ma bulle électorale et de remettre les pieds sur terre parmi le vrai monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut admettre que le Colorado a déjà eu la chance de voter pour le prochain candidat à la présidence. Les citoyens de la Pennsylvanie sont plus attentifs à la course parce que pour la première fois depuis bien longtemps, leurs votes compteront. Et pour cette raison, il serait prématuré de forcer Mme Clinton à abandonner son rêve. Après tout, la saison des primaires se termine dans deux mois ce qui permettra à tous les États de participer au processus de sélection ; tous sauf peut-être la Floride et le Michigan dont le sort final n’est pas encore connu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De fait, les démocrates n’ont pas besoin de demander le départ de Mme Clinton. Cette dernière fatiguée, multiplie les erreurs et sa campagne est à bout de souffle, d’argent et d’options. Ses attaques, même celles jugées négatives, semblent renforcer la candidature de son rival plutôt que de lui nuire. Selon les derniers sondages, elle détient encore une importante avance en Pennsylvanie. Par contre, il lui faut arracher plus de 65 % du vote dans les dix prochaines et dernières primaires, si elle espère dépasser le nombre de delégués affiliés au Sénateur de l'Illinois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela dit, rien n'est impossible. Mais à moins d'une erreur majeure, Obama sortira vainqueur de ce marathon. Reconnu pour sa qualité de rassembleur, il saura unir le parti et convaincre tous les démocrates du bien fondé de son appel au changement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à John McCain, son discours vide de solutions face à la récession et son pari de miser sur un succès en Iraq, auront vite montré la limite de ses connaissances et son manque de réalisme et de jugement malgré sa grande expérience des affaires militaires. Obama devrait être en mesure, là encore, de dégonfler le ballon d’une candidature arrivée huit ans trop tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je donne donc raison à Bill Clinton : « Chill out » a-t-il dit aux démocrates en fin de semaine. Les démocrates peuvent se calmer un peu, « the end is near ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-7223017288233918770?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/7223017288233918770/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=7223017288233918770' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/7223017288233918770'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/7223017288233918770'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/03/une-impatience-injustifie.html' title='Une impatience injustifiée'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-1866802146109598309</id><published>2008-03-28T12:13:00.000-07:00</published><updated>2008-03-28T13:20:10.286-07:00</updated><title type='text'>Les démocrates déçus ne voteront pas pour McCain, mais pourraient s'abstenir</title><content type='html'>Un récent sondage parrainé par le Wall Street Journal et NBC News révélait qu’entre 20 et 28 pourcent des partisans démocrates voteraient pour John McCain si leur candidate Hillary Clinton ou leur candidat Barack Obama ne remportait pas la nomination du parti démocrate.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En parlant à nouveau aux gens que j’ai rencontrés à travers le pays depuis le début de cette campagne, je ne reçois pas le même son de cloche. Joanne de San Francisco me dit que si Hillary ne l’emporte pas, elle n’hésitera pas à voter pour Obama. Mêmes réactions de Greg qui habite Evergreen au Colorado ou Sylvio résident de Manchester au New Hampshire ou encore de Cathy, ma coiffeuse. « Choisir John McCain serait une erreur car nous ne ferions que légitimer les années Bush et prolonger des politiques qui se sont avérées catastrophiques pour le pays. C’est tout simplement impensable ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre, ce qui n’est pas impensable, c’est que certains citoyens démocrates soient suffisamment déçus, particulièrement les partisans d’Obama, pour choisir de rester à la maison le jour du vote. Pour certains d’entre eux, Hillary Clinton est aussi une prolongation de Georges W. Bush, non dans ses politiques, mais dans son approche manipulatrice et dans son manque de transparence. Nous n’avons qu’à penser à la campagne négative qu’elle continue de mener. Encore cette semaine, elle ramenait la question raciale sur le tapis en rappelant les propos incendaires tenus par le pasteur d’Obama, le Révérend Wright, contre le pays et les Blancs. Ou encore à ses fausses déclarations concernant un voyage en Bosnie avec sa fille au cours duquel elle aurait été forcée de prendre refuge pour éviter les feux d’artilleries. La vidéo de ce voyage montre pourtant une situation bien différente. Mme Clinton a été accueillie dans une atmosphère très calme par une jeune fille de huit ans qui lui a même lu un poème. Cette fausse déclaration que certains qualifient de mensonge pur et simple, montre encore une fois l’esprit calculateur de Mme Clinton qui semble prête à tout, même à déformer la vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicole, ancienne collaboratrice de Mme Clinton et maintenant professeure à Baltimore, concède que ce sera difficile si Hillary devient la représentante démocrate. « Je suis tellement déçue de son attitude, que je ne pourrais pas me convaincre de voter pour elle. Je préfère rester chez-moi. » Affirmation à laquelle j'ajoute: « Et même si cela signifie qu’un autre républicain s’empare de la Maison Blanche pour les quatre prochaines années ? » « Oui », me répond-t-elle. « Je travaillerai pour Obama en 2012 ». Et son mari Scott pense la même chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai bien de la difficulté à croire qu’après les années de Georges W. Bush, les démocrates décideront de passer leur tour. Même si certaines des politiques de John McCain sont plus centristes, ses priorités vont à l’encontre de celles des électeurs démocrates et de la majorité des indépendants. Des deux enjeux les plus importants, la crise économique et celle en Iraq, il admet s’y connaître peu en matière économique et propose de prolonger l’implication américaine en Iraq, où là aussi, la crise ne fera qu’empirer. Malgré la décevante campagne d’Hillary Clinton, il n’en demeure pas moins que son programme et ses politiques sont dès plus valables. Les démocrates n’auront donc aucune excuse pour justifier une abstention de leur obligation civique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-1866802146109598309?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/1866802146109598309/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=1866802146109598309' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/1866802146109598309'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/1866802146109598309'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/03/les-dmocrates-dus-ne-voteront-pas-pour.html' title='Les démocrates déçus ne voteront pas pour McCain, mais pourraient s&apos;abstenir'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-5149247899427695841</id><published>2008-03-23T08:50:00.000-07:00</published><updated>2008-03-26T06:41:14.192-07:00</updated><title type='text'>Un test pour les Américains</title><content type='html'>Jamais autant d’Américains se seront intéressés avec une telle ferveur à une campagne électorale. Le processus des primaires et des caucus par lesquels des millions de citoyens choisissent le prochain chef des deux partis politiques n’a jamais eu un tel sens et un tel impact.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant que les Canadiens attendent encore les signes du printemps, ici à Denver, les quelques deux centimètres tombés hier soir ont déjà fondu sous le chaud soleil des Rocheuses. En ce matin de Pâques, mes premières jonquilles sont sorties et des passants me font aimablement remarquer. « Nice garden ! ». Et alors que je me retourne avec un sourire, l'un d'eux ajoute : « il fait tellement plus beau ici que dans l’est du pays. » « Oui » et encouragée par leur gentillesse j'ajoute : « ils ont encore des bancs de neige hauts comme la maison à Montréal et à Ottawa ». « Ah, vous êtes canadienne ? » et sans que j'aie eu le temps d’acquiescer, le passant poursuit : « Est-ce que c’est vrai que les Canadiens souhaitent l’élection de Barack Obama? On pourrait les invités à voter aux prochaines élections si c’est le cas? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me demande encore comment ils ont pu savoir que je suivais la campagne, mais il n’en fallait pas autant pour susciter mon intérêt. Au même moment, mes voisins Suzanne et David, deux partisans d’Obama, sortent sur leur balcon. Ils ont entendu la dernière intervention du passant et sans se faire prier, ils se joignent à la conversation. « Oui, ce serait bien que les Canadiens puissent voter car ils ne sont pas racistes eux, n’est-ce pas? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suzanne me regarde ensuite d’un air inquiet et ajoute : « You know Catherine, on a peur que les Américains ne soient pas prêts à appuyer un candidat Noir. Les démocrates oui, mais pas le reste du pays. » Et c’est la question que tous se posent depuis le début de cette course. Combien d’électeurs gardent des préjugés défavorables face à la communauté noire ? Il y a quelques jours, Barack Obama a bien tenté de percer l’abcès avec un discours éloquent sur la question raciale. Sans hésiter, utilisant des exemples concrets d’attitudes communes des Blancs vis-à-vis des Noirs et inversement, il a relevé le malaise et les craintes de tous face au fond de racisme qui demeure encore aujourd’hui une réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec une franchise hors du commun, le candidat a livré un long plaidoyer en faveur de l'unification du pays afin d'en arriver à mettre de côté les a priori, à construire avec la force des différences de cultures plutôt que de chercher à s’isoler dans de fausses croyances et de demeurer divisés. Un discours rassembleur en somme qui a mérité les éloges de la majorité de la presse et des analystes américains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Barack Obama, qui tentait par tous les moyens de transcender le facteur racial, n’a eu d’autres choix que d’y faire front. Par la même occasion, il force les Américains, et les démocrates en premier lieu, à poser les jalons d’une réflexion beaucoup plus profonde et honnête face à leurs propres valeurs. Les électeurs démocrates doivent déterminer quel message ils souhaitent lancer à tous les Américains, et ces derniers doivent décider quel message ils enverront ensuite au monde entier. Est-ce que la société américaine est prête à franchir ce pas, celui qui, tout en reconnaissant les blessures du passé, lui permettrait de commencer sa guérison. Cette élection constitue un point tournant et un véritable test dans l’histoire remarquable de ce grand pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-5149247899427695841?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/5149247899427695841/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=5149247899427695841' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/5149247899427695841'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/5149247899427695841'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/03/un-test-pour-les-amricains.html' title='Un test pour les Américains'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-3048911003314729943</id><published>2008-03-16T10:05:00.001-07:00</published><updated>2008-03-16T10:41:46.830-07:00</updated><title type='text'>Dans les faits, Obama a gagné le Texas</title><content type='html'>Les journalistes et analystes ont beaucoup parlé de la victoire significative d’Hillary Clinton au Texas.  Une lectrice m’a dûment signalé que dans les faits, c’est le Sénateur Barack Obama qui a remporté cet État.  Vous vous souvenez, le Texas tenait à la fois une primaire et des caucus. Le deux-tiers des délégués était sélectionné par un simple vote (la primaire) et le tiers restant était choisi aux caucus, ces petites assemblées d’électeurs tenues immédiatement après la primaire le 4 mars dernier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mme Clinton a gagné les primaires en remportant de 51% à 47% des votes, ce qui ajoutait 65 délégués de plus comparativement à Obama qui en récoltait presqu' autant avec ses 61 délégués. Par contre, et ce après une longue procédure et un compte qui a tardé à venir, le sénateur de l’Illinois a raflé les caucus avec 56% contre 44% pour Hillary.  Amassant ainsi 38 délégués contre 29 pour sa rivale.  Or, si vous additionnez le nombre de délégués obtenus lors de la primaire et des caucus, Barack Obama a remporté au total 99 délégués et Hillary Clinton 94.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les faits, le jeune sénateur n’a pas été défait au Texas. Au contraire, et malgré ce qu’en rapportent les médias, il en est sorti vainqueur.  Mais Obama n’est pas au bout de ses peines. L’organisation Clinton, inquiète de ces résultats, a demandé au parti démocrate du Texas de vérifier chacune des signatures des participants aux caucus afin de s’assurer qu’il n’y a pas eu fraude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne faudrait pas se surprendre si l’équipe Clinton tente d’invalider les résultats des caucus, et peut-être pas seulement au Texas. À court de temps, elle a clairement indiqué son intention d’utiliser toutes les mesures possibles pour freiner l’adversaire.    &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-3048911003314729943?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/3048911003314729943/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=3048911003314729943' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/3048911003314729943'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/3048911003314729943'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/03/dans-les-faits-obama-gagn-le-texas.html' title='Dans les faits, Obama a gagné le Texas'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-6586240417389680780</id><published>2008-03-11T22:09:00.000-07:00</published><updated>2008-03-12T07:55:41.014-07:00</updated><title type='text'>Victoire sur fond d'inquiétudes</title><content type='html'>Barack Obama remporte largement le vote dans l’État du Mississippi, 60% contre 38% pour Hillary Clinton. Cette victoire annoncée du grand gagnant s’est matérialisée en grande partie grâce au vote de la plus importante communauté noire au pays qui l’a incontestablement appuyé à 90%.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais cette longue course prend une tournure inquiétante pour la campagne d’Obama. Les électeurs Blancs lui ont été beaucoup moins favorables puisqu’il n’a récolté que 25% de leurs votes. Est-ce que cette investiture est en train de diviser les partisans démocrates sur la question raciale ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chose certaine, la semaine a bien mal commencé avec la déclaration de Géraldine Ferraro, première femme candidate à la vice-présidence en 1984, également membre de la campagne d’Hillary Clinton. Dans une entrevue accordée à un journal de la Californie, elle a affirmé que la raison pour laquelle Barack Obama s'est rendu si loin dans la course, se résume tout simplement au fait qu’il est Noir. Le principal intéressé n’a pas hésité à dénoncer les propos jugés racistes de Mme Ferraro. Mme Clinton s’est dit en désaccord avec cette dernière, mais refuse de lui demander de quitter son poste. En fait, la directrice de campagne d’Hillary, une Noire, est même allée plus loin accusant le Sénateur de l’Illinois de profiter de l’occasion pour soulever la question raciale et d'en faire un enjeu de la campagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien que dans les coulisses, l’équipe Clinton se défende d’avoir orchestré une telle sortie, cette tactique pourrait être efficace et nuire aux chances d’Obama. Après tout, est-ce que les Américains sont prêts à élire un Président Noir ? C’est la question à laquelle personne n’a de réponse précise. Et même si l’entière communauté noire des États-Unis unissait toutes ses forces en faveur de Barack Obama , elle ne représente tout de même que 13% de la population américaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu'à présent, le jeune candidat à la présidence a refusé d'associer sa candidature à la couleur de sa peau. Cette approche lui a permis de parcourir un bon bout de chemin en remportant vingt-six États depuis le début de cette course contre quatorze pour sa rivale Hillary Clinton. Il détient une avance de 600,000 voix du vote populaire et mène par plus de cent délégués. Mais la route est encore bien longue jusqu’à la prochaine primaire du 22 avril prochain en Pennsylvanie ; un État composé à 86 % de Blancs, là où Hillary a bien l’intention de jouer le tout pour le tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autres résultats au Mississippi :&lt;br /&gt;- 39% des indépendants ont choisi Obama&lt;br /&gt;- 35% des étudiants gradués ont aussi voté pour Obama&lt;br /&gt;- L’économie est l’enjeu le plus important&lt;br /&gt;- 55% croient qu’Obama est plus en mesure de régler les problèmes économiques&lt;br /&gt;- 59% croient que la publicité négative de la campagne de Clinton est une mauvaise idée&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-6586240417389680780?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/6586240417389680780/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=6586240417389680780' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/6586240417389680780'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/6586240417389680780'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/03/victoire-sur-fond-dinquitudes.html' title='Victoire sur fond d&apos;inquiétudes'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-1263729800791998718</id><published>2008-03-10T21:33:00.000-07:00</published><updated>2008-03-11T10:53:39.146-07:00</updated><title type='text'>Primaires au Mississippi</title><content type='html'>Quelques renseignements sur l'État du Mississippi et les primaires du mardi 11 mars. C'est un État républicain qui n'a pas voté pour un Président démocrate depuis 32 ans. Trente-trois délégués sont en jeu et le taux de participation à l'élection d'aujourd'hui pourrait atteindre 125,000 à 150,000 électeurs, soit une augmentation de 25% à 50% comparativement aux primaires de 2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;&lt;strong&gt;Derniers sondages :&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- 10 mars : Clinton 38 % et Obama 54%&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;&lt;strong&gt;Population :&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;État du centre-sud-est des États-Unis, le Mississippi compte trois millions d'habitants. Il est composé de Blancs à 61% et la communauté noire est de 37%, soit la plus importante au pays.&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;&lt;strong&gt;Enjeux :&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Les enjeux importants pour cette population sont la guerre en Iraq, le système de soins de santé et la reconstruction des villes touchées par les ouragans Katrina et Rita d'il y a deux ans.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;Favori :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le Sénateur de l'Illinois, Barack Obama, est le favori pour remporter ces primaires.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-1263729800791998718?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/1263729800791998718/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=1263729800791998718' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/1263729800791998718'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/1263729800791998718'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/03/primaires-au-mississippi.html' title='Primaires au Mississippi'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-3411261093590453759</id><published>2008-03-10T21:05:00.000-07:00</published><updated>2008-03-10T21:16:53.194-07:00</updated><title type='text'>Trois suggestions</title><content type='html'>Je vous propose trois entrevues ou articles récents sur les candidats à la présidence américaine :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; 1) Entrevue avec John McCain à l'émission "60 minutes" au réseau CBS, dimanche le 9 mars 2007   &lt;a href="http://www.cbsnews.com/sections/60minutes/main3415.shtml"&gt;&lt;strong&gt;http://www.cbsnews.com/sections/60minutes/main3415.shtml&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; 2) Hillary Clinton et les difficultés internes de sa campagne. Article du New York Times, lundi 10 mars 2007  &lt;a href="http://www.nytimes.com/2008/03/10/us/politics/10clinton.html?ref=politics"&gt;&lt;strong&gt;http://www.nytimes.com/2008/03/10/us/politics/10clinton.html?ref=politics&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; 3) L'expérience de Barack Obama. Article du New York Times, dimanche 9 mars 2007&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.nytimes.com/2008/03/09/us/politics/09obama.html?ref=politics"&gt;&lt;strong&gt;http://www.nytimes.com/2008/03/09/us/politics/09obama.html?ref=politics&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-3411261093590453759?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/3411261093590453759/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=3411261093590453759' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/3411261093590453759'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/3411261093590453759'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/03/trois-suggestions.html' title='Trois suggestions'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-4136068200015638800</id><published>2008-03-08T10:34:00.000-08:00</published><updated>2008-03-08T16:01:21.406-08:00</updated><title type='text'>La Journée de la femme</title><content type='html'>On connait le Wyoming pour ses fameux parcs nationaux tels le Grand Teton et Yellowstone. Lieu de naissance de la plus grande célébrité de l’état, le vice-président Dick Cheney, le Wyoming est à ne pas s’y méprendre, très républicain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais à voir ce qui s’y passe cette semaine, on croirait que tous les Démocrates sont sortis de leur tanière pour être témoins du plus grand cirque en ville. Hillary Clinton qui avait choisi d’ignorer les petits états en jeu depuis le début de cette course, a d’abord dépêché son mari Bill et sa fille Chelsey et puis, est elle-même venue se jeter dans la mêlée. Non seulement espère-t-elle faire bonne figure ce soir lors des Caucus, mais elle souhaite enfoncer le clou de son retour et ébranler sérieusement son rival Barack Obama.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son souhait sera peut-être exaucé puisque le Wyoming, bien que très conservateur, a été le premier état où les femmes ont eu le droit de vote au pays. Et puis, on verra bien si la campagne négative que mène Mme Clinton portera fruit ; surtout dans un état à 94.5% composé de Blancs parmi lesquels plusieurs croient dorénavant que le Sénateur de l’Illinois est né en Afrique et est musulman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette campagne négative a certainement atteint le summum de l’inacceptable cette semaine. D’abord lors d’une entrevue à l’émission « 60 minutes » de CBS, le journaliste a demandé à Mme Clinton si elle croit qu’Obama est musulman. Sa réponse fut la suivante : « No, no why would I? No, there is nothing to based that on. As far as I know. » En ajoutant ces derniers mots qui signifient « en autant que je sache », Mme Clinton sème le doute et la confusion dans l’esprit des Américains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais elle pousse l'audacité encore plus loin en suggérant aux électeurs de choisir John McCain, un Républicain, comme président plutôt que Barak Obama. Comment peut-elle proposer aux citoyens du pays, qui souhaitent une fin à la guerre en Iraq, un rétablissement de l’économie et une réforme du système de santé -- de croire que les politiques du Républicain McCain sont plus viables que celles de son adversaire démocrate ! De son propre aveu John McCain a admis qu’il n’y connaissait pas grand-chose en économie, qu’il prévoit que la présence des troupes américaines sera de longue durée en Iraq et qu’il n’a aucune intention d’apporter des changements au système de santé. C'est vrai que John McCain rejoint plusieurs indépendants par ses positions moins à droite, mais je crois que Mme Clinton vient de créer un sérieux précédent qui risque de nuire fortement aux chances des Démocrates en novembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aurais tant voulu qu’Hillary Clinton présente une candidature honnête et intègre. Et en cette journée de la femme, j’aurais tant aimé célébrer avec elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-4136068200015638800?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/4136068200015638800/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=4136068200015638800' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/4136068200015638800'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/4136068200015638800'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/03/la-journe-de-la-femme.html' title='La Journée de la femme'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-289667155933721952</id><published>2008-03-04T10:21:00.000-08:00</published><updated>2008-03-04T10:43:29.589-08:00</updated><title type='text'>Yo soy tu chica - Au pays d'Hillary</title><content type='html'>Yo Soy tu chica, est le message d’Hillary Clinton aux « latinos » du Texas. « Je suis votre femme » (en référence au « je suis votre homme ») ; un message présenté sur un ton très familier presque surprenant venant de Mme Clinton. Cette familiarité inhabituelle ne passe pas inaperçue et si Barack Obama remporte le Texas il ne s’agira pas d’une mince victoire. Cet état est composé de 35 % d’hispaniques et 3.6 millions d’entre eux voteront lors de la primaire et des caucus de demain. Depuis hier je me suis donné comme mission de rencontrer les résidents locaux hispaniques et de voir si vraiment ils sont divisés entre Obama et Clinton. Je me suis donc promenée dans le centre-ville de San Antonio, ce petit bastion hispanique d’une grande beauté et d’un doux romantisme avec ses cafés et ses restaurants qui longent la fameuse « river walk ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes mes conversations m’ont amenée à une conclusion : Hillary et Bill Clinton ont laissé un très bon souvenir et ici on est fier de dire que l’on compte parmi leurs amis. Betty et Annette travaillent au « Buckhorn shop and saloon » et leur choix en faveur d’Hillary est sans équivoque. « Vous êtes une femme madame », me dit Annette « j’espère que vous comprenez pourquoi je vote pour Hillary ». Et Betty d’ajouter : « Son mari Bill a tellement aidé la communauté hispanique et les pauvres que nous rêvons de les voir de retour à la Maison Blanche. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Viola, propriétaire du restaurant mexicain « Los Barrios » ne connait pas suffisamment Obama mais se souvient des Clinton. « Ils sont venus au restaurant à plusieurs reprises. Ils appellent une heure avant pour me dire qu’ils s’en viennent et on les attend avec grand bonheur. Bill a été un bon Président et a remis notre économie sur pieds. » Quant à Yolanda occupée dans sa petite boutique d’objets mexicains « La Casa Salazar », elle me dit être encore indécise. « Je penchais pour Obama, mais Hillary semble plus prête à prendre les rênes. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant d’arriver au Texas, je n’entendais parler que d’Obama, mais est-ce le hasard ou la réalité qui m’a amenée à rencontrer tant de latinos favorables à Clinton ? Chose certaine, Hillary Clinton a triplé d’efforts ici pour consolider le vote et garder une certaine avance. Malgré la menace croissante que présente la candidature de Barack Obama, Clinton a encore des chances d’arrêter Obama dans sa lancée, pas seulement en Ohio, mais au Texas aussi. Nous verrons bien ce soir si Hillary Clinton est véritablement la « chica » de la majorité des hispaniques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-289667155933721952?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/289667155933721952/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=289667155933721952' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/289667155933721952'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/289667155933721952'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/03/yo-soy-tu-chica-au-pays-dhillary.html' title='Yo soy tu chica - Au pays d&apos;Hillary'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-5481046467300509341</id><published>2008-03-03T06:40:00.000-08:00</published><updated>2008-03-03T09:28:00.234-08:00</updated><title type='text'>À la découverte du Texas</title><content type='html'>&lt;pre&gt;Le Texas, pays de Georges W. Bush, terre des cowboys et&lt;br /&gt;des grandes pétrolières, est souvent synonyme d’arrogance,&lt;br /&gt;de riches parvenus et d’extrême droite.  Je suis arrivée&lt;br /&gt;en sol texan avec toute une série de préjugés et en moins&lt;br /&gt;de 24 heures, je suis complètement tombée sous les charmes&lt;br /&gt;de cet état qui fut à une époque une république&lt;br /&gt;indépendante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon voyage débute à San Antonio, une ville de plus d’un&lt;br /&gt;million d’habitants composée d’hispaniques à presque 60%.&lt;br /&gt;Ici, tout est bilingue: des enseignes de l’aéroport à&lt;br /&gt;celles sur des autoroutes, des guichets automatiques dans&lt;br /&gt;les banques, aux produits en épicerie, au mot de bienvenue&lt;br /&gt;dans un petit restaurent local.   La frontière mexicaine&lt;br /&gt;est à peine à deux heures et demie de route et personne ne&lt;br /&gt;semble se formaliser de la présence croissante de cette&lt;br /&gt;autre culture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Texas est une métaphore de la présente élection au pays;&lt;br /&gt;un état tiraillé entre le passé et l’avenir.  Sur ma route,&lt;br /&gt;entre San Antonio et la capitale Austin, je m’arrête à un&lt;br /&gt;petit endroit nommé Luckenbach–Texas; oui, celui-là même&lt;br /&gt;que Willie Neilson a tant chanté.  Cette agglomération de&lt;br /&gt;trois habitants, (vous avez bien lu) est le lieu de&lt;br /&gt;rencontre des cowboys poètes, de chansonniers « country »&lt;br /&gt;et de la danse western.   De la prose musicale de Tom,&lt;br /&gt;pleurant à grands coups la disparition des valeurs&lt;br /&gt;familiales au conte de David en hommage à Dieu, on discute&lt;br /&gt;politique avec nostalgie. « Bush a débâti le pays »,&lt;br /&gt;de dire Bob, un propriétaire de rodéo âgé de 60 ans qui a&lt;br /&gt;pourtant voté pour W. Bush en 2000. « Mais aucun des&lt;br /&gt;candidats n’a la capacité de le remettre sur les bons&lt;br /&gt;rails, même pas John McCain.  Il est aussi libéral que les&lt;br /&gt;autres.»   Pour la première fois, ces artistes désireux de&lt;br /&gt;maintenir les traditions, songent à ne pas voter. David,&lt;br /&gt;bière à la main,  tourne la tête d’un air découragé et&lt;br /&gt;ajoute : « Nous avons été exclus du processus pendant sept&lt;br /&gt;ans. Je suis inquiet de constater la grande frustration&lt;br /&gt;des gens prêts à accorder aveuglément leur vote à Obama&lt;br /&gt;sans comprendre vraiment ce qu’il propose.» Tom a un fils&lt;br /&gt;en Iraq. « Je veux que mon gars revienne à tout prix à la&lt;br /&gt;maison, mais ce serait irresponsable de retirer nos&lt;br /&gt;troupes rapidement. Il est trop tard, nous sommes coincés&lt;br /&gt;et on doit finir le boulot. Clinton et Obama ont tort de&lt;br /&gt;penser que le retrait complet des militaires est réaliste.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais un peu plus loin et tout autour de Luckenbach, se&lt;br /&gt;trouve ce qui est maintenant reconnu comme la deuxième&lt;br /&gt;« Napa Valley » du pays.  Trente-trois jeunes vignobles&lt;br /&gt;se font compétition et les vins ne sont pas à dédaigner.&lt;br /&gt;Près de la table de dégustation, Amanda entame la&lt;br /&gt;discussion se disant convaincue que les Américains veulent&lt;br /&gt;donner une leçon aux politiciens et voter pour un&lt;br /&gt;grand changement. Son amie d’enfance Trish est&lt;br /&gt;dessinatrice et mère de deux enfants qui ont complété&lt;br /&gt;leurs doctorats. Selon elle, les jeunes veulent prendre&lt;br /&gt;le contrôle de leur destinée et souhaitent que les&lt;br /&gt;« babyboomer » leur laissent la place; une place qu'Obama&lt;br /&gt;leur permet de prendre. Essoufflés par trois jours&lt;br /&gt;intensifs  de campagne pour le sénateur de l’Illinois,&lt;br /&gt;Jerry et Sandy se joignent au groupe.  Ancien directeur&lt;br /&gt;des programmes au réseau de télévision HBO, Jerry a fait&lt;br /&gt;du porte à porte depuis l’Iowa en passant par le&lt;br /&gt;New Hampshire et la Caroline du Sud.  « Le pays a besoin&lt;br /&gt;d’espoir, ce n’est pas une frivolité. Bush représente une&lt;br /&gt;telle déception, que nous voulons croire au changement,&lt;br /&gt;à la possibilité de devenir à nouveau un leader&lt;br /&gt;international et à une solution pour nous sortir de note&lt;br /&gt;gouffre économique. Le message d’espoir est la raison pour&lt;br /&gt;laquelle tant de citoyens se mobilisent. Plus jamais on&lt;br /&gt;ne fera la même erreur » s’exclame Jerry.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le Texas reste un territoire républicain et même&lt;br /&gt;mécontents  de l’héritage de W. Bush et du choix de son&lt;br /&gt;successeur John McCain, plusieurs useront de stratégie&lt;br /&gt;pour empêcher les Démocrates de l’emporter en novembre.&lt;br /&gt;Les règles ici permettent aux citoyens de s’inscrire pour&lt;br /&gt;un parti lors de la primaire mais elles leur permettent&lt;br /&gt;aussi de se désaffilier et de changer de camp pour&lt;br /&gt;l’élection générale. Scott est président général d’une&lt;br /&gt;compagnie d’électricité, Tamara est sommelière et Debi&lt;br /&gt;est propriétaire d’une petite boutique de savons. Tous&lt;br /&gt;les trois sont Républicains et mardi, ils ont l’intention&lt;br /&gt;de s’enregistrer comme Démocrates et de voter pour Barak&lt;br /&gt;Obama.  Devant mon étonnement ils m’expliquent que McCain&lt;br /&gt;a de meilleures chances de gagner contre un candidat Noir :&lt;br /&gt;«  Je ne veux pas avoir l’air raciste, mais je souhaite&lt;br /&gt;l’élection d’un homme blanc et je sais que je ne suis pas&lt;br /&gt;la seule» de dire Debi qui m’offre en cadeau un savon à&lt;br /&gt;la senteur de cabernet-sauvignon.  Oui, oui, un savon !&lt;br /&gt;Ils sont définitivement bien charmants les Texan mais&lt;br /&gt;aussi encore bien à droite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/pre&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-5481046467300509341?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/5481046467300509341/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=5481046467300509341' title='7 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/5481046467300509341'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/5481046467300509341'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/03/la-dcouverte-du-texas.html' title='À la découverte du Texas'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-6190308253671071079</id><published>2008-03-01T11:22:00.000-08:00</published><updated>2008-03-01T12:28:53.349-08:00</updated><title type='text'>Campagne de peur : Hillary emprunte une tactique bien républicaine</title><content type='html'>À moins de quatre jours avant les importantes primaires du Texas et de l'Ohio, le camp Clinton vient de sortir son dernier arsenal de bataille sous la forme d'une nouvelle campagne publicitaire. Voici ce que le texte dit (traduction libre): « Il est 3 heures du matin, vos enfants dorment en toute sécurité. Au même moment, une crise éclate dans le monde et le téléphone sonne à la Maison Blanche. À votre avis, quel candidat à la présidence serait mieux apte à répondre à cet appel et à gérer cette crise? » Visuellement, cette publicité est composée d' images en gros plans d'enfants qui dorment paisiblement. L'équipe Clinton en est donc à présenter une campagne de peur, comme l’administration de Georges W. Bush en a habitué la population depuis le 11 septembre 2001.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une campagne de peur comme seuls les Républicains sont capables d’en faire. Les citoyens américains se souviennent trop bien des multiples conférences de presse où le gouvernement brandissait la possibilité d’une autre menace et la nécessité d’élever le niveau de sécurité du pays. Un code de couleur avait même été créé, et régulièrement il passait de la couleur jaune à orange signalant un niveau de danger très important. Les Américains se rappellent aussi de toutes ces alertes parfois quotidiennes, que ce soit pour dévoiler la découverte d'enveloppes que l’on croyait contenir de l’Amthrax ou de sacs à dos laissés devant une station de train ou d'autobus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'est nul besoin d'ailleurs de reculer si loin dans le temps. Encore une fois cette semaine, le Président Bush a utilisé la peur pour forcer le Congrès à voter une loi sur l’écoute électronique stipulant que sans cela, les politiciens permettaient aux terroristes de s’infiltrer plus facilement aux États-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le peuple américain vit sous ce règne de la peur depuis déjà sept ans. Je doute fort que la stratégie de la campagne Clinton ait un effet positif. En réalité, c’est aussi de cela dont les Américains veulent se départir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-6190308253671071079?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/6190308253671071079/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=6190308253671071079' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/6190308253671071079'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/6190308253671071079'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/03/campagne-de-peur-hillary-emprunte-une.html' title='Campagne de peur : Hillary emprunte une tactique bien républicaine'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-336214089283178278</id><published>2008-02-27T19:22:00.001-08:00</published><updated>2008-02-27T19:27:00.823-08:00</updated><title type='text'>La campagne de Clinton nuit aux Démocrates</title><content type='html'>Il est grand temps que la course à l’investiture démocrate se termine. À chaque jour Hillary Clinton perd du terrain avec les électeurs démocrates, et cette pente descendante force les organisateurs de sa campagne à utiliser des arguments dangereux pour tenter de remonter à la surface; des arguments qui risquent de nuire aux chances des Démocrates de reprendre la Maison Blanche. Je m’explique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parlons des manœuvres afin de soulever l’ambiguité sur les origines et la religion de Barak Obama. Une photo de Barak Obama en visite officielle au Kenya – pays musulman - le montrant revêtu du costume traditionnel. Cette photo publiée dans plusieurs journaux provient du site Internet du « Drudge Report » qui prétend qu’elle lui a été refilée par la campagne de Mme Clinton. Cette dernière a répondu de façon peu convaincante qu’elle ne le croyait pas. « As far as I know, it did not come from my campaign.” L’intention est claire : faire la preuve qu’Obama embrasse une culture et une religion associée, pour plusieurs Américains, aux terroristes ennemis des États-Unis et à la tragédie du 11 septembre 2001. À cela s’ajoute la campagne sur le nom de Barak Hussein Obama. Tant les Républicains que certains Démocrates ont redoublé d’efforts et font circuler sur plusieurs sites internet son nom au complet afin de créer la méfiance sur le Sénateur de l’Illinois. Le danger de cette stratégie est qu’elle crée la confusion chez les électeurs qui sont encore ébranlés par les événements du 11 septembre et la possibilité que cela se reproduise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, la comparaison qu’Hillary Clinton se plaît à souligner entre Obama et le Président Bush est préoccupante. Elle répète dans tous ses discours que les États-Unis ont déjà subi l’inexpérience d’un Président et son manque d’aptitude à gérer les enjeux internationaux. « Nous avons déjà fait une grave erreur, les Américains ne doivent pas répéter la même erreur une deuxième fois, (en choisissant Obama)» Premièrement, Georges W. Bush était peu cultivé, n’étant jamais sorti du pays sauf pour se rendre au Mexique. Sa présidence s’est caractérisée par une série de mauvais jugements, une incapacité à s’entourer de bons conseillers, et par l’ensemble de ses politiques. Barak Obama n’est pas Georges Bush. Issu de deux cultures, il a vécu à l’étranger, sa position sur la guerre en Iraq a montré qu’il avait un bon jugement et plusieurs de ses politiques prouvent qu’il est réfléchi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comparer Obama à Bush est inexact, bien plus, cela donne une arme à John McCain et au parti républicain qui n’hésiteront pas à jouer sur l’écart d’expérience qui existe entre le candidat démocrate et le républicain. Après tout, les Américains admirent McCain et lui reconnaissent une grande expérience des enjeux internationaux. 56% des citoyens considérant qu’il est le mieux placé pour gérer d’éventuelles crises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, il est grand temps que la course se termine car à défaut d’arguments valables, la campagne de Clinton ne fait que nuire aux chances des Démocrates. Barak Obama a suffisamment d’obstacles devant lui, dont celui d’être Noir. Semer le doute sur sa capacité d’être Président en s’appuyant sur de fausses prémisses ne peut se faire qu’au détriment des Démocrates. Clinton aura donné le plan de match aux Républicains, sans que ces derniers portent l’odieux de cette stratégie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano-Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-336214089283178278?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/336214089283178278/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=336214089283178278' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/336214089283178278'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/336214089283178278'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/02/la-campagne-de-clinton-nuit-aux.html' title='La campagne de Clinton nuit aux Démocrates'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-3211855564109582222</id><published>2008-02-21T14:45:00.000-08:00</published><updated>2008-02-21T14:53:57.426-08:00</updated><title type='text'>Conseils à Hillary</title><content type='html'>Est-ce vraiment la fin pour Hillary Clinton ? Comment, après toutes ces années de préparation, de rencontres, de discussions, de décisions et d’ambition, la nomination de son parti peut-elle lui échapper de si peu ? Est-il trop tard pour changer la tendance lourde qui favorise Barack Obama ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’abord il est tard, mais il n’est jamais trop tard et la partie n’est pas finie. De plus, son équipe devrait cesser d’être divisée sur la stratégie à adopter pour renverser la vapeur. Il y a une partie de son équipe qui souhaite mener une campagne négative (qui jusqu’à présent s’est avérée la pire décision) et l’autre, qui lui conseille de mettre de l’avant sa forte expérience. Mais, pourquoi ne pas l’écouter et la laisser être Hillary. Hillary la femme passionnée, convaincue, déterminée mais humaine. Hillary qui a su travailler avec des représentants du parti opposé pour défendre le droit à des soins tant pour les vétérans que pour les enfants démunis. Pourquoi ne laisse-t-elle pas tomber cette attitude presqu’arrogante s’exclamant à chaque discours qu’elle est la seule qui détient des solutions et que son adversaire est vide de substance. Le problème avec cette prémisse, c’est que c’est faux et que Mme Clinton donne l’impression d’être sur la défensive et à court d’arguments valables. Son expérience réside dans la force de son intelligence, et elle n’a pas besoin de dénigrer celui que de plus en plus d’Américains, démocrates du moins, voient comme le sauveur des États-Unis. Mais Obama concentre ses énoncés sur une vision plus large et présente moins d’éléments spécifiques que Clinton. D’une part, il propose l’établissement de plusieurs comités, ce qui indique qu’il veut s’embarquer dans un processus décisionnel plus long. D’autre part, personne n’a encore questionné les sources de financement de toutes ses promesses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, Hillary fera face à Barack à Austin au Texas. Elle a deux angles d’attaques possibles. Démontrer comment elle réussira à remettre l’économie sur ses railles, l’enjeu le plus important pour les Américains, et comment elle réussira à financer les programmes qu’elle suggère. Au-delà de l’économie, il y a l’Iraq et la réforme du système de santé. Elle devrait spécifier les objectifs des 100 premiers jours de son mandat comme présidente tout en se laissant une marge de manoeuvre. Quelle mette Obama au défi d’en faire autant, ne serait-ce que sur un dossier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le deuxième angle est simple. Elle doit montrer ses qualités de « leader », être énergique et passionnée. Cesser de présenter une image parfaite, assise trop droite et inflexible dans sa chaise, les cheveux trop bien peignés, le regard gelé. Montrer de la passion sans tomber dans l’émotion, et se montrer également heureuse et motivée par le défi qui l’attend. Enfin, l’élément le plus important est de parler aux Américains, de les inclure dans son projet, et oui, de prononcer le mot « hope » avec un sourire. Ce n’est pas du plagia, parce que la notion d’espoir appartient à tous et elle a tous les droits de se l’approprier. Et après les sept ans de l’administration Bush, que 75% des Américains considèrent comme un cauchemar, ils ont un vif besoin d’espérer que le prochain Président les en sortira.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant qu'elle a permis à tous ses conseillers, et à son mari particulièrement, de déterminer la stratégie de la campagne, Hillary Clinton doit prendre les rennes et mener sa barque seule. C’est l’atout qui lui reste et après tout, c’est elle qui est candidate à la présidence, pas les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano-Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-3211855564109582222?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/3211855564109582222/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=3211855564109582222' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/3211855564109582222'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/3211855564109582222'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/02/conseils-hillary.html' title='Conseils à Hillary'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-8244628834725771927</id><published>2008-02-19T19:59:00.001-08:00</published><updated>2008-02-19T21:03:33.754-08:00</updated><title type='text'>Victoire d'Obama au Wisconsin : Clinton n'a pas encore compris que le pays a changé</title><content type='html'>La défaite est cuisante pour Hillary Clinton. Elle perd les primaires de l’état du Wisconsin avec une marge importante de 17% et Barack Obama remporte sa dixième victoire consécutive depuis "Super mardi" en comptant l’état d’Hawaii.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hillary Clinton devait réussir à se rapprocher d’Obama et freiner le momentum de ce dernier. Mme Clinton devait reprendre contrôle de la course à la veille des importantes primaires en Ohio et au Texas; primaires que ses directeurs de campagne considèrent cruciales si elle veut remporter l’investiture démocrate.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la défaite pour Clinton est cuisante pour une autre raison. Elle a fait le choix de mener une campagne négative accusant Obama de refuser de débattre au Wisconsin, et ce, même si les candidats se sont confrontés déjà à dix-huit reprises depuis le début de cette élection. Elle a tenté par tous les moyens de dépeindre Obama comme un bon orateur vide d’idées et de solutions. Bill Clinton a même déclaré la semaine dernière qu’au cours des dix dernières années, Obama n’avait nullement contribué à l'avancement des États-Unis. Une déclaration pour le moins gratuite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le message ce soir est on ne peut plus clair. Les partisans démocrates et les indépendants qui ont choisi Obama rejettent catégoriquement ces tactiques négatives qui rappellent celles du gouvernement actuel. Selon des données recueillies à la sortie du vote, 53% des électeurs démocrates considèrent que Clinton a été injustement négative à l’endroit d’Obama. D'une primaire à l'autre, Hillary continue de prouver qu’elle est une prolongation du Président Bush. Elle semble ne pas avoir compris que les Américains veulent un changement profond et tiennent à être entendus. Ils souhaitent un retour au respect, à l’intégrité et à la transparence à Washington.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les texans ont déjà commencé à voter par anticipation aujourd’hui. Le dernier sondage donnait une avance de cinq point à Clinton (50%-45%); c’est dix points de moins qu’il y a une semaine. Elle mène encore en Ohio, mais pour combien de temps ? Il reste les primaires de la Pennsylvanie, les cas de la Floride et du Michigan et le vote des grands électeurs. Tout n'est pas perdu, mais la pente est de plus en plus abrupte et le rêve d'Hillary Clinton de plus en plus flou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-8244628834725771927?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/8244628834725771927/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=8244628834725771927' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/8244628834725771927'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/8244628834725771927'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/02/victoire-dobama-au-wisconsinclinton-na.html' title='Victoire d&apos;Obama au Wisconsin : Clinton n&apos;a pas encore compris que le pays a changé'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-2659138257975337161</id><published>2008-02-14T20:49:00.001-08:00</published><updated>2008-02-17T16:06:37.742-08:00</updated><title type='text'>Restaurer la démocratie est le premier changement qui s'impose</title><content type='html'>Hier, se tenait un vote extrêmement important au Sénat américain. Celui qui, au nom de la guerre contre le terrorisme, autorise le gouvernement à faire de l’écoute électronique aux États-Unis - le « Foreign Intelligence Surveillance Act ». Un vote pour prolonger temporairement une loi mise en place en juillet 2007 permettant aux autorités de retracer des terroristes au pays. Le Sénat a voté en faveur de son renouvellement, mais les Démocrates à la Chambre des Représentants qui composent la majorité, n’ont pas l’intention de donner leur appui. Pourquoi ? C'est en grande partie parce que le rétablissement de la loi implique autre chose. Le Président Bush lui a associé une clause accordant rétroactivement l’immunité aux compagnies de télécommunications engagées pour faire de l’écoute électronique. Ces compagnies font face à de nombreuses poursuites et, une fois devant les tribunaux, elles seraient obligées de dévoiler leurs activités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Président insiste pour que les rapports d’écoutes ne soient pas disponibles à tel point, qu’il a menacé d’apposer son veto si la loi n’était pas reconduite avec l’immunité aux compagnies. Pourquoi le Président cherche-t-il à ce que les informations sur les activités des compagnies demeurent secrètes ? La seule réponse plausible est que son gouvernement n'airmerait pas que les Américains sachent jusqu’où le programme s’est ingéré dans leur vie privée. Il faut se rappeler qu’il a toujours été inconstitutionnel de procéder à de l’écoute électronique sans la permission de la Cour. Toutefois il y a six mois, invoquant la possibilité d’une autre attaque, le Président Bush et son vice-président Dick Cheney réussirent à obtenir l’appui du Congrès  permettant de passer outre la constitution et le système légal américain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La position du Président Bush est contradictoire. Selon lui, cette loi est la seule façon de retracer et de surveiller les terroristes, de court-circuiter leurs activités et ainsi éviter une autre tragédie en sol américain. En menaçant de mettre son veto si les compagnies ne reçoivent pas l’immunité, Bush indique qu’il est plus important de protéger ces dernières que de protéger les Américains. Bien que la course à la succession soit emballante, les Américains oublient un fait bien réel : W. Bush détient encore les rênes du pouvoir. Mais cette fois, le Congrès a mis son pied à terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais parlons de la succession. Barack Obama s’est opposé contre la proposition d'accorder l’immunité aux compagnies de télécommunications et a voté contre cette clause. Mme Clinton, quant à elle, ne s’est pas présentée au Sénat pour voter. Elle a donné comme excuse que le résultat final n’aurait pas été différent. Pourtant, elle a la responsabilité comme représentante de l’état de New York et encore davantage à titre de candidate à la présidence des États-Unis de prendre position. A-t-elle craint de heurter le lobby des compagnies de télécommunications, le cinquième plus puissant à Washington ? Chose certaine, les amis avec qui je me tenais ce soir lui ont retiré leur appui et ont envoyé de l’argent à la campagne d’Obama. Selon deux d’entre eux, cette décision montre que les convictions de Mme Clinton peuvent être dictées par des calculs politiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre, un fait important demeure inexpliqué. Outre la clause additionnelle sur l’immunité, ni Obama ni Clinton n’ont voté sur l’ensemble du projet de loi qui permet l’écoute électronique. Nous pouvons applaudir le refus du Sénateur Obama d'accorder l'immunité forçant les compagnies et le gouvernement à être responsables. Cependant, il est plus difficile de saisir comment on peut refuser de voter sur le fond tout aussi crucial de la législation, qui met en péril les libertés individuelles. Restaurer la démocratie aux États-Unis est le premier changement qui s’impose et les deux candidats démocrates se sont esquivés devant ce premier défi, un en partie et l'autre en totalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-2659138257975337161?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/2659138257975337161/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=2659138257975337161' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/2659138257975337161'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/2659138257975337161'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/02/restorer-la-dmocratie-est-le-premier.html' title='Restaurer la démocratie est le premier changement qui s&apos;impose'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-5482676764949215206</id><published>2008-02-12T19:52:00.000-08:00</published><updated>2008-02-12T19:56:20.172-08:00</updated><title type='text'>Ce n'est pas fini, mais...</title><content type='html'>Hillary Clinton devra remporter 56% des votes à venir, si elle veut gagner la nomination. Un défi de taille après les trois victoires impressionnantes de Barack Obama ce soir, en Virginie (63%), au Maryland (62%) et dans le District au Columbia (75%). Des victoires qu’il y a un mois, les experts et les sondages donnaient à Hillary Clinton haut la main. Le mouvement qui a pris naissance en Iowa, légèrement freiné au New Hampshire (Obama a perdu par 3%), puis repris en Caroline du Sud et qui s’est continué au Super Mardi, se confirme cette semaine. La coalition qui appuie Obama s’élargit. Ce soir, le vote des cols bleus et des catholiques se sont ajoutés à ceux de la communauté noire, des hommes - âges et revenus confondus, et des jeunes. Bien que la majorité des femmes ont appuyé Hillary, elles s’en sont éloignées (51% contre 48% pour Obama).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est cependant pas encore fini. Obama est maintenant le meneur et il devra défendre son titre jusqu’à la fin, non seulement contre Clinton mais contre McCain. Clinton est une adversaire coriace et expérimentée et elle n’a pas dit son dernier mot. Elle mène encore dans les sondages au Texas et en Ohio mais les signes sont inquiétants pour sa campagne. Aujourd’hui, le Dallas Morning News et le San Antonio Express ont accordé leur appui à Obama et selon des dirigeants « latinos », le vote des hispaniques que l’on accordait en avance à Clinton, commence à se diviser entre les deux candidats. Par surcroît, si Obama gruge déjà des votes chez les cols bleus, ses chances s’annoncent meilleures en Ohio.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il reste deux primaires, en Haiwaii (lieu de naissance d’Obama), et au Wisconsin avant les primaires du 4 mars au Texas, en Ohio, au Vermont et au Rhodes Island où plus de 500 délégués seront désignés. Trois semaines qui seront à la fois courtes et longues pour les deux candidats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-5482676764949215206?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/5482676764949215206/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=5482676764949215206' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/5482676764949215206'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/5482676764949215206'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/02/ce-nest-pas-fini-mais.html' title='Ce n&apos;est pas fini, mais...'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-988239644733299243</id><published>2008-02-11T06:59:00.000-08:00</published><updated>2008-02-11T10:29:02.768-08:00</updated><title type='text'>Yes, we can - Oui, nous pouvons !</title><content type='html'>Barack Obama a remporté plus d'une victoire en fin de semaine. Quatre états et un Grammy pour l'album du meilleur livre raconté "The Audacity of Hope". Ironiquement,  Bill Clinton avait aussi un livre en compétition.   Mais d'autres signes plus sérieux montrent que le momentum d'Obama prend de l'ampleur :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*Il y a tellement eu de visiteurs sur son site internet en fin de semaine, que la surcharge a rendu le site hors service pendant quelques heures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*18,000 personnes sont allées l'entendre en Viriginie hier soir, un dimanche. Les foules aux événements d'Obama se multiplient à chaque jour et il double facilement celles d'Hillary Clinton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*Et finalement, 10 millions d'Américains ont visionné la nouvelle chanson du groupe Black Eyed Peas " Yes, we can" sur leur site depuis moins d'une semaine. La chanson est une reprise textuelle d'un discours d'Obama sur une musique originiale. Vous pouvez l'écouter sur ce site de Youtube. &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=jjXyqcx-mYY"&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;strong&gt;http://www.youtube.com/watch?v=jjXyqcx-mYY&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#3333ff;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;Des signes, que plus personne ne peut ignorer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-988239644733299243?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/988239644733299243/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=988239644733299243' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/988239644733299243'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/988239644733299243'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/02/yes-we-can-oui-nous-pouvons.html' title='Yes, we can - Oui, nous pouvons !'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-8905226539133172926</id><published>2008-02-10T09:48:00.000-08:00</published><updated>2008-02-10T10:14:01.617-08:00</updated><title type='text'>Une situation qui devient embarassante</title><content type='html'>Les victoires de Mike Huckabee deviennent embarrassantes pour John McCain. La surprise n'est pas tant qu'il ait remporté le Kansas, mais que l'écart soit si grand entre les deux candidats. Huckabee a reçu l'appui de 60% des Républicains. L'autre surprise c'est sa quasi-victoire dans l'état de Washington au nord-ouest du pays. S'il gagne la Viriginie ou talonne de près John McCain, la situation deviendra plus sérieuse pour ce dernier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce moment, McCain semble imbattable puisqu'il détient au moins quatre cents délégués de plus qu'Huckabee. Mais une bataille se dessine avec l'aile conservatrice, particulièrement la droite religieuse qui a choisi d'appuyer Huckabee. Et ce soutien prend aussi la forme de fonds. Huckabee dont les coffres n'étaient pas bien garnis au départ, reçoit maintenant des montants importants de l'establishment républicain; montants qui lui permettent de rester dans la course. Les Républicains ont décidé de jouer à un jeu dangereux. La dissension dans le parti et parmi les partisans est plus sérieuse que celle possible chez les Démocrates. En fait, 71% des Démocrates se disent prêts à appuyer Hillary ou Barack, peu importe celui ou celle qui gagnera la nomination. Ce n'est définitivement pas le cas chez les Républicains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-8905226539133172926?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/8905226539133172926/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=8905226539133172926' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/8905226539133172926'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/8905226539133172926'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/02/une-situation-qui-devient-embarassante.html' title='Une situation qui devient embarassante'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-7288254423337317653</id><published>2008-02-10T09:40:00.000-08:00</published><updated>2008-02-10T10:16:52.587-08:00</updated><title type='text'>A step closer to the nomination</title><content type='html'>Barack Obama's huge victory yesterday is bringing him closer to the nomination of his Party. He was expected to win but not so widely. Even in a Republican State such as Nebraska where most Democrats thought the party was dead, thousands of citizens registered as Democrats and voted for Obama.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;His appeal seems to cross all over the United States, from the North to the South, from East and West including the heart of the country. Obama has won 18 of the last 28 States, but is still neck and neck with Hillary Clinton in terms of delegates.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;We should get a better sense of the size of Obama's momentum with the results tonight in Maine and Tuesday in Virginia. Clinton had a big lead in both those states prior to Super Tuesday. If she holds on to them, it will give her a breather. If not, it will be hard to stop him.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-7288254423337317653?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/7288254423337317653/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=7288254423337317653' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/7288254423337317653'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/7288254423337317653'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/02/step-closer-to-nomination.html' title='A step closer to the nomination'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-6387270414850374328</id><published>2008-02-08T11:58:00.000-08:00</published><updated>2008-02-09T09:38:32.985-08:00</updated><title type='text'>Obama: le danger d'attentes trop élevées</title><content type='html'>L’"Obamania" bat son plein. Dans les états où se disputeront les prochains caucus et primaires, les files d’attentes pour l’entendre et le voir s’allongent. Au Nebraska, coin de pays pourtant républicain, des milliers de citoyens ont attendu jusqu’à huit heures pour prendre un siège à l’intérieur d’une aréna hier. À la Nouvelle Orléans en Louisiane, des républicains ont fait cinq heures de route pour se rendre à un événement. Dans l’état de Washington, la gouverneure lui a accordé son appui ce matin. Tandis que les organisateurs de la campagne d’Hillary s’inquiètent du manque d’argent, Obama semble s’envoler vers une nomination de plus en plus possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les experts prédisent déjà qu’il devrait l’emporter dans la plupart des états en jeu d’ici mardi prochain. Son organisation sur le terrain est efficace et la formule des caucus semble l’avantager. Déjà Mme Clinton ne fait pas campagne au Nebraska, ni au Maine, ni en Louisiane, choisissant d’envoyer sa fille Chelsey et son mari Bill; un signe qu’elle concède pratiquement la victoire dans ces états.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais attention ! Les attentes face au succès d’Obama sont si grandes qu’il n’a pas d’autre choix que de faire de gros gains demain samedi, dimanche au Maine et mardi dans la région du Potomac. Un peu plus de quatre cents délégués seront sélectionnés à la suite de ces élections. Et bien que le momentum soit en sa faveur, plus la campagne s'étire, plus il est difficile de le maintenir. Et plus la campagne s'étire, plus le risque d’erreurs est grand.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis mardi, la stratégie de Mme Clinton est de diminuer les attentes face aux prochains votes et de concentrer ses efforts dans les trois états du Texas, de l’Ohio et de la Pennsylvanie où, là également, plus de 400 délégués sont en jeu et où elle détient encore une bonne avance selon les derniers sondages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La position d’Obama reste encore fragile. Le danger qui le guette, c'est que devant tant d'attentes, il doit avoir une parfaite feuille de route jusqu'à la fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-6387270414850374328?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/6387270414850374328/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=6387270414850374328' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/6387270414850374328'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/6387270414850374328'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/02/obama-le-danger-dattentes-trop-leves.html' title='Obama: le danger d&apos;attentes trop élevées'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-1969504014680783644</id><published>2008-02-07T10:44:00.000-08:00</published><updated>2008-02-08T09:04:38.595-08:00</updated><title type='text'>The campaign that never took off and the mormon factor</title><content type='html'>Mitt Romney made the right decision today as he resigned from the race for President. The reason had to be obvious from day one. Mitt Romney has not been able to define himself and what he stood for.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;For the conservative base, he had once talked more like a liberal. Think of his position on gay marriage and on gun control. He was once in favor of both when he was the Governor of Massachussetts and changed his mind once he decided to run for President. For the religious right and many other Republicans, he was a mormon which they compared to a cult and not a religion. Although no one is talking out loud about this, it is one of the reasons he did not do so well in the South on Super Tuesday and in South Carolina a week before. For the moderates of the party, his flip-flopping was worrisome. Add to this that most Americans did not really know him to start with, his mixed messages were only even more confusing.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;But in fairness, Romney was offering some strengths. He was successful in his State as Governor where he got rid of the deficit and implemented a universal health care program. He gained also a lot of respect, mostly in the West, for giving the 2002 Olympic Games held in Utah, its credentials back.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;He spent 50 billion dollars in this race. Obviously, he needed more than money to get to the White House. This is certainly the lesson he has learned for next time because, yes, he will be back. He will have plenty of time to find his sole and the purpose he wants to serve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano-Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-1969504014680783644?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/1969504014680783644/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=1969504014680783644' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/1969504014680783644'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/1969504014680783644'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/02/campaign-that-never-took-off-and-mormon.html' title='The campaign that never took off and the mormon factor'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-3746569793839009921</id><published>2008-02-05T22:36:00.000-08:00</published><updated>2008-02-08T11:01:17.552-08:00</updated><title type='text'>Clinton et Obama victorieux, mais le parti est divisé</title><content type='html'>Toute une soirée ! Une soirée qui a presque pris une tournure bizarre. Nous avons entendu les deux candidats proclamer des victoires importantes à travers le pays, mais ni l’un ni l’autre n’a pu vraiment crier victoire. Les deux prétendants demeurent au coude à coude et devront poursuivre leur lutte probablement jusqu’à la convention de Denver en août.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que cela signifie, c’est que les Américains d’allégeance démocrate sont déchirés et divisés sur le meilleur candidat à choisir. Obama a définitivement réduit l’écart qui le séparait de Clinton il y a à peine une couple de semaines. Il a été capable ce soir de gruger une partie du vote des femmes et des hispaniques. Mais, il lui reste du chemin à parcourir pour convaincre la majorité de l’appuyer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel sera l’impact de cette division à long terme? Plus on se rapprochera du plancher de la convention, plus l’unification du parti sera difficile, et plus Clinton et Obama devront apprendre à travailler ensemble. L’impossibilité pour les citoyens de décider ce soir est un hommage au haut calibre des deux candidats. Mais c’est aussi l’expression d’un malaise pour l’un et l’autre, de l'incertitude pour Obama au bagage politique de Clinton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-3746569793839009921?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/3746569793839009921/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=3746569793839009921' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/3746569793839009921'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/3746569793839009921'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/02/clinton-et-obama-victorieux-mais-le.html' title='Clinton et Obama victorieux, mais le parti est divisé'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-8776996394080383617</id><published>2008-02-05T20:26:00.000-08:00</published><updated>2008-02-05T20:43:10.072-08:00</updated><title type='text'>McCain wins despite Conservatives, but could he be in trouble?</title><content type='html'>McCain can thank Mike Huckabee who took thousands of vote away from Mitt Romney tonight. But what it means, is that McCain has not been able to reach out to the conservatives right of the Republican party. If you add Romney's and Huckabee's numbers, this represents the majority of the Republican votes. McCain won because of the Republican moderates and independants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;This may not be good news for McCain. Could Huckabee be a bigger threat than Romney? Could Huckabee be embraced by the Republican establishment who has snobbed John McCain so far?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;At the very least, Huckabee may have bought himself a ticket to the Vice-Presidential road. McCain will need to unify a Party who is definitively not behind him. And we thought the Republican race would have been over by now!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-8776996394080383617?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/8776996394080383617/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=8776996394080383617' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/8776996394080383617'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/8776996394080383617'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/02/mccain-wins-despite-conservatives-but.html' title='McCain wins despite Conservatives, but could he be in trouble?'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-2364105979733570678</id><published>2008-02-05T13:38:00.000-08:00</published><updated>2008-02-08T11:01:57.916-08:00</updated><title type='text'>Super Tuesday : les résultats ne seront connus que demain –</title><content type='html'>Trois millions de Californiens ont voté par anticipation. Si la course est aussi serrée qu’on le croit, nous ne connaîtrons les résultats finaux que demain matin puisque ces trois millions de votes ne seront comptés qu’à ce moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs facteurs rendent aussi le pronostic difficile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. De quel côté iront les « latinos »? Hillary a une plus grande notoriété et ils gardent un bon souvenir de Bill qui a nommé plusieurs hispaniques. Mais préfèreront-ils faire confiance à un fils d’immigrant ?&lt;br /&gt;2. Est-ce que la participation des millions de jeunes se concrétisera aux urnes ? 74% d’entres eux se sont intéressés à la course jusqu’à présent, ils représentaient 13% en 2000 et 42% à l’élection de 2004.&lt;br /&gt;3. La météo. Entre les tempêtes de neige dans l’ouest et la pluie abondante dans le nord-est, ce sera plus difficile de convaincre des citoyens de faire face au climat pour se prévaloir de leur droit de vote. La mauvaise météo ne favorise pas Obama.&lt;br /&gt;4. 35% de ceux qui choisiront un chef ce soir sont indépendants. De quel côté feront-ils pencher la balance. En principe, c’est un des points forts de la campagne d’Obama.&lt;br /&gt;5. Les super-délégués, ces personnalités officielles qui ont un dernier droit bien puissant puisqu’ils sont libres d’appuyer qui ils souhaitent. En tout, ils sont plus de 300 à voter ce soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, sortez vos calculatrices car le partage des délégués chez les Démocrates est extrêmement complexe. Chaque candidat recevra un nombre correspondant de délégués selon le pourcentage de voix qu’il ou elle aura reçu dans un district ou dans un état.&lt;br /&gt;Ou mieux, je vous suggère d’écouter la télé ce soir et de suivre sur internet. J’y serai !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne chance….et bonne soirée&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-2364105979733570678?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/2364105979733570678/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=2364105979733570678' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/2364105979733570678'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/2364105979733570678'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/02/super-tuesday-les-rsultats-ne-seront.html' title='Super Tuesday : les résultats ne seront connus que demain –'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-3031507343585327905</id><published>2008-02-05T12:43:00.001-08:00</published><updated>2008-02-05T12:52:08.169-08:00</updated><title type='text'>Polls should not be allowed on Primary day</title><content type='html'>I cannot believe my eyes, but as I am doing a phone interview with RDI a few minutes ago, a new poll was being released. This poll is showing Barack Obama leading Hillary Clinton 46% to 39% in California.  And California is chosing its new leader TODAY. I was already questionning the fact that Californians are able to see how the day is unfolding in the rest of the country, with networks already predicting winners based on exit polls.  But, if on top of that we also tell them who they have selected before they actually vote ! It is enough to convince some voters to change their vote. If I was the Obama campaign I would be very unhappy if not totally outraged right now.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;OK. This is not a general election, but a leadership race. Maybe the rules are different. But, this leadership race is so tight, that I wish we would let the people make their own choice and stop trying to influence them.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano- Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-3031507343585327905?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/3031507343585327905/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=3031507343585327905' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/3031507343585327905'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/3031507343585327905'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/02/polls-should-not-be-allowed-on-primary.html' title='Polls should not be allowed on Primary day'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-7618721369767531690</id><published>2008-02-03T20:24:00.000-08:00</published><updated>2008-02-04T07:31:11.606-08:00</updated><title type='text'>Billary: the two of them may not be able to stop the wave for Obama</title><content type='html'>Since the beginning of this unbelievable leadership race, Barack Obama has been facing two opponents in Hillary Clinton. Starting in Iowa, Bill has been a big part of the campaign strategy and he has very actively joined in. In the last hours before "Super Tuesday", even their double efforts may not be enough to stop a massive movement coming from the base. And they are putting everything they have got in this contest. Just in the last two days, Bill participated in 14 events and travelled in 11 States. But, as every hour goes by, Obama is shrinking Clinton's lead and by Tuesday, she will be lucky if she can hold on to a slim victory.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The Obama's wave has even reached some die hard Republican States. Yesterday in Idaho, a West interior State south of British Columbia's border, more than 15,000 people came to meet the Democrat candidate. He started his speech with : " I was told that there was no Democrats in Idaho." To which the crowd loud applauds and cheers showed that it was not true, and even if it was, this candidate was transcending the party.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Back in the Clinton campaign's headquarters, there was silence. This huge interest for Obama coming from Republicans battle-grounds, was not good news.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-7618721369767531690?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/7618721369767531690/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=7618721369767531690' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/7618721369767531690'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/7618721369767531690'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/02/billary-two-of-them-unable-to-stop-wave.html' title='Billary: the two of them may not be able to stop the wave for Obama'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-2090412720885931880</id><published>2008-02-02T04:07:00.000-08:00</published><updated>2008-02-03T20:16:15.617-08:00</updated><title type='text'>Obama à court de temps</title><content type='html'>À quatre jours du jour « J » (Super Tuesday), le Sénateur Barack Obama est à court de temps. Depuis sa victoire convaincante en Caroline du Sud il y a une semaine, et l’appui colossale du très respecté Sénateur Ted Kennedy et de Caroline, la fille de John et Jacqueline Kennedy, Obama a le vent dans les voiles et le momentum en sa faveur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il n’aura probablement pas suffisamment de temps pour convaincre la moitié des Américains démocrates de le choisir comme chef, mardi prochain. Il fait front à deux obstacles majeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’abord, la puissante machine des Clinton – tant sur le plan de l’organisation que stratégique. Malgré l’incontrôlable Bill qui s’est permis des déclarations fortuites et regrettables, les Clinton rêvent de cette course depuis des décennies et tous ceux qui les connaissent personnellement disent la même chose : ils ne se sont pas engagés dans cette course pour la perdre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, aimés ou pas, les Clinton sont connus, et ce, grâce à la présidence de Bill. 94% des Américains connaissent ou reconnaissent le nom « Clinton ». C’est un tiers de plus que ceux capables d’identifier celui d’Obama. Les citoyens, même les partisans qui prendront le temps de voter mardi, ne suivent pas toutes les péripéties d’une campagne. Cela signifie que dans certains cas, par exemple celui des Hispaniques et des Noirs qui se souviennent particulièrement des efforts de Bill à l’endroit de leurs communautés, les gens voteront pour une valeur qu’il connaisse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Barack Obama doit donc redoubler d’efforts et augmenter la cadence considérablement pour se faire connaître d'un plus grand nombre d’électeurs. Considérant que 23 états auront des primaires et des caucus dans moins de 4 jours, le défi est de taille. Chose certaine, à chaque endroit où il passe, les foules sont immenses – on parle ici de 10,000 à 20,000 personnes par événement – et les citoyens sortent inspirés et prêts à changer leur choix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et à moins d’un miracle, Obama arrivera près du but, mais ne sera pas en mesure d’arracher la victoire à Hillary. Deux, trois, quatre jours de plus et il y réussirait sans aucun doute. Cela dit, les derniers états à tenir des primaires après le 5 février pourraient lui permettre de la dépasser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-2090412720885931880?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/2090412720885931880/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=2090412720885931880' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/2090412720885931880'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/2090412720885931880'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/02/obama-court-de-temps.html' title='Obama à court de temps'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-7676825880580097688</id><published>2008-01-31T19:39:00.000-08:00</published><updated>2008-02-01T05:33:06.580-08:00</updated><title type='text'>Most important moment of tonight's debate</title><content type='html'>&lt;strong&gt;The Issue:&lt;/strong&gt; the vote to authorize the use of force in Iraq&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;The Question to H. Clinton:&lt;/strong&gt; "Was it a mistake ?"&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;The Answer:&lt;/strong&gt; H. Clinton explained the context at the time but did not say it was a mistake. She basically said that she had no idea that Bush would use that vote to go to war.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;The reply&lt;/strong&gt; by B. Obama:  acknowledging that H. Clinton had a lot of experience,  he also said that the vote was clearly about giving the authorization to Bush to go to war. And then he added that the next President: &lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;strong&gt;" Need to be right on day one" -&lt;/strong&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;a reference to Clinton's&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; line about being ready on day one.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Bottom Line&lt;/strong&gt;: There are many nuances lost in that debate which would make one understand Clinton's vote. For most Americans who disapprove the war now, she is definitively on the wrong side on this one.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-7676825880580097688?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/7676825880580097688/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=7676825880580097688' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/7676825880580097688'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/7676825880580097688'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/01/best-line-of-tonights-democrat-debate.html' title='Most important moment of tonight&apos;s debate'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-2290604623189075706</id><published>2008-01-31T19:14:00.000-08:00</published><updated>2008-02-03T10:09:03.844-08:00</updated><title type='text'>Clinton et Obama : l'équipe de rêve !</title><content type='html'>Lorsque Barack Obama et Hillary Clinton se sont rendus sur scène ce soir pour débattre une dernière fois avant le super "tsunami" Tuesday, le regard de l'audience s'est illuminé. Il était possible de lire la pensée de ceux qui étaient venus les entendre: quel moment historique ! Pour la première fois aux États-Unis, nous avons devant nous la première femme candidate et le premier candidat noir de l'histoire, si près de la Maison Blanche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce débat s'est déroulé dans un grand respect et une courtoisie sincère contrastant fortement avec le débat précédent où les couteaux ont volés bas et au cours duquel le ton accusateur utilisé par Obama et Clinton avaient inquiété plusieurs démocrates. La conversation de ce soir a apporté un important éclairage sur leurs connaissances profondes des enjeux auxquels font face les Américains. Enfin, il était possible de comprendre les positions des deux candidats et leurs différences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais en bout de compte, le débat ne facilitera pas la tâche des électeurs et le choix entre ces deux brillants candidats demeure déchirant. De longs applaudissements ont accueilli le préambule de la dernière question lorsque l'animateur de CNN a déclaré: " plusieurs croient que vous seriez une excellente équipe - président (e) et vice-président (e). Il a été dit que les deux ne s'aimaient pas beaucoup. Peut-être, mais pourraient-ils travailler ensemble ? C'est ce que les Américains, du moins ceux d'allégeance démocrate, semblent souhaiter avec beaucoup d'ardeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-2290604623189075706?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/2290604623189075706/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=2290604623189075706' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/2290604623189075706'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/2290604623189075706'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/01/clinton-et-obama-lquipe-de-rve.html' title='Clinton et Obama : l&apos;équipe de rêve !'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-1056614593200669165</id><published>2008-01-30T14:00:00.000-08:00</published><updated>2008-01-31T21:10:21.670-08:00</updated><title type='text'>John Edwards: why did he quit?</title><content type='html'>John Edwards left the Democratic race today almost quietly. He said that Barack Obama and Hillary Clinton pledged that they would make ending poverty central in their campaigns. They most likely will fulfill that pledge as they want to get his and his delegates’ votes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Edwards’ speech focused on his campaign team: the two Amercia and the importance to seriously solve the problems of health care access, unaffordable housing, etc. But at no time in that short and without much emotion speech, he explained why he was leaving the race.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Obviously, he recognized that he would not win the contest and that the eventual lack ot money was limiting his capacity to compete in every States for Super Tuesday. He most likely also wanted to make sure that his supporters and would be delegates, had the time to pick their second choice for February 5th.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;But after getting ready for 4 years and campaigning a whole year, only six days from Super Tuesday, why step down now? Was there no reason to continue his crusade? It is well known that Elizabeth Edwards has had the most weight in all his decision, and in this decision. I cannot stop thinking that something else came into play, something more personal. When asked if it was a sad day, Elizabeth Edwards answered: “it is a complicated day”. She has been on his side every day since the beginning, even when they had to announce that her cancer was back. But suddenly, she stopped campaigning during the New Hampshire primary. What has been happening? One might wonder if her personal health issue was part of the equation. I would not be surprised.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano-Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-1056614593200669165?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/1056614593200669165/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=1056614593200669165' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/1056614593200669165'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/1056614593200669165'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/01/john-edwards-why-did-he-quit.html' title='John Edwards: why did he quit?'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-8048379051995187282</id><published>2008-01-28T19:44:00.000-08:00</published><updated>2008-01-31T21:14:21.092-08:00</updated><title type='text'>Bush is still in charge and the "Decider"</title><content type='html'>Americans are getting so excited with the Presidential race and so anxious for a change in Washington, that we are forgetting one thing: Georges W. Bush is still in charge for the next 11 months. He is still the President and as such, he still has a lot of power; the power to make decision that impact on the country and on people’s lives.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tonight is his last State of Union Address and the union is in a state of disarray. More than half of the Americans blame Bush for the downturn of the economy. One could argue that at 5%, the unemployment rate could almost be considered full employment. It would in Canada. As for the real estate crisis, financial institutions should take a huge part of the responsibility for that debacle. But there are no excuses for Bush nor the Democratic Congress for not seeing that coming. The stimulus package is late, does not solve everything, and what it does is increase the US deficit already at 250 billions dollars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Over the last seven years, Georges Bush has made a choice to focus on foreign policy, particularly on Iraq, instead of domestic issues. Since 9-11 he has spent most of his presidency talking about other possible terrorist's threats and he has used his power as president to give himself more power. And this is what is most troublesome.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Last May, the President signed a directive that granted near dictatorial powers to the office of the president in the event of national emergency declared BY the President. This directive bypasses Congress and obliterates the separation of powers. According to a Congressional Research Service, under the National Security Act, the president “may seize property, assign military forces abroad, institute martial law, seize and control all transportation and communication, control travel, etc.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;This was almost not reported by the American media. But consider this, neither was a recent study by two non profit journalism groups. That study unveil that the Bush administration, made 935 false statements in the run-up to the war in Iraq. Bush alone made 232 false statements about Iraq and former leader Saddam Hussein’s possessing weapon of mass destruction and 28 false statements about Iraq’s links to Al Qaeda.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Now, we can all do the math. The man is still in the control room.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-8048379051995187282?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/8048379051995187282/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=8048379051995187282' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/8048379051995187282'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/8048379051995187282'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/01/bush-is-still-in-charge-and-decider.html' title='Bush is still in charge and the &quot;Decider&quot;'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-8660849528595929231</id><published>2008-01-26T19:43:00.000-08:00</published><updated>2008-01-26T20:06:22.351-08:00</updated><title type='text'>Victoire écrasante d'Obama -  Le message de la Caroline du Sud</title><content type='html'>« Nous voulons un changement, nous voulons un changement », scandait les centaines de partisans du Sénateur Barack Obama ce soir en Caroline du Sud. Obama remporte cet état avec 55% du vote contre 27% en faveur d’Hillary Clinton, une marge considérable de 28%.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La défaite est cuisante pour les Clinton qui ont commis une grave erreur. La campagne négative - même destructive, qu’Hillary et son mari ont menée depuis les dix derniers jours a été rejetée sans équivoque. 53% des citoyens de cet état du sud ont dit être déçus des attaques, des fausses affirmations et des tactiques malhonnêtes des Clinton contre Obama.  Le message est clair :        « nous voulons un Président qui saura rassembler et unifier le pays ». Obama a récolté 80% du vote de la communauté noire, 24% des électeurs blancs, une majorité du vote des jeunes et du vote des femmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’avertissement est sérieux. Hillary Clinton doit changer son fusil d’épaule rapidement puisque dans moins de 10 jours, des milliers d’Américains de 23 états se prononceront à leur tour. Hillary doit revoir le rôle de Bill qui lui a davantage nuit jusqu’à présent. En plus, elle a perdu l’Iowa, gagné de justesse le New Hampshire avec seulement 3% de majorité et le Nevada avec 5% de majorité. Les Clinton font face à un mouvement qui provient de la base qui souhaite un changement radical à Washington et non seulement un changement de Parti. Au cours de cette campagne, les Clinton se sont permis tous les coups bas possibles. Ils ont manipulé l’information, déformé les propos et présenté un discours qui entraîne la division. En réduisant cette campagne à de la petite politique, ils ont démontré à la population qu’ils n’ étaient qu’ une prolongation de W. Bush. Un contraste avec le message d'Obama: " Il n'y a pas une Amérique noire, une Amérique blanche et une Amérique Latinos. Il n'y a pas une Amérique démocrate et une Amérique républicaine, une Amérique riche et une Amérique pauvre. Il y a UNE Amérique."&lt;br /&gt;Même à deux, les Clinton sont incapables de répliquer à cette vision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano-Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-8660849528595929231?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/8660849528595929231/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=8660849528595929231' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/8660849528595929231'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/8660849528595929231'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/01/victoire-crasante-dobama.html' title='Victoire écrasante d&apos;Obama -  Le message de la Caroline du Sud'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-1255082108165551214</id><published>2008-01-25T07:40:00.000-08:00</published><updated>2008-01-25T12:26:25.968-08:00</updated><title type='text'>De l'eau dans leur vin</title><content type='html'>Molly est propriétaire de sa boutique pour femme depuis 28 ans. Ce soir elle a invité une vingtaine de femmes d’affaire à un vin fromage. Voilà presque huit ans que j'habite plus ou moins à Denver, et je n’avais jamais remarqué cette vitrine au style parisien en plein cœur du centre-ville de la capitale du Colorado.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, je suis nouvelle dans le groupe. Dans cette atmosphère relaxe, l’objectif est de nous inciter à acheter.  Mais mon but est de profiter de cette rencontre de cerveaux pour les entendre parler de politique. Le propos est pertinent d'autant que certaines d’entre-elles travaillent au bureau du maire et suivent de très près la campagne au leadership. Non, le maire ne prendra pas position, du moins si on en croit sa chef de cabinet qui n'y voit pas d’intérêt pour Denver, ville hôte de la prochaine convention Démocrate. Il n’y aura donc pas de "scoop" pour moi ce soir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Molly part le bal. À soixante-huit ans, elle souhaite ardemment qu’Hillary l’emporte. Mais Molly est la seule de son âge. Celui des invitées oscillent entre 35 et 50 ans. Elles ont toutes une grande admiration pour la première femme candidate. Mais, elles n’aiment pas la campagne négative menée présentement contre Obama. Selon la majorité d’entre-elles, Hillary est suffisamment équipée pour se battre sur le fond, son expérience et sa capacité de faire face aux enjeux les plus difficiles auxquels les États-Unis sont et seront confrontés. « Est-ce nécessaire de jouer du coude à ce point ? », de dire Patti, présidente d’une firme de relations publiques. « Cette approche confirme la crainte de plusieurs électeurs, soit de voir Hillary devenir une prolongation de Bush. Si elle propage de fausses allégations sur son rival, imaginez ce que ce sera, une fois installée à la Maison Blanche. Mentira-t-elle au peuple américain, ferons-nous encore face à un manque de transparence, et à la manipulation machiavélique qui aura caractérisée l’administration de W ?» poursuit-elle. Le problème d’Hillary : elle ne représente pas le modèle féminin de la plus jeune génération de femmes. Par surcroît, cette génération n’a pas eu à lutter pour prendre sa place comme les femmes de la génération de Molly.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donna, présidente de la Chambre de commerce des femmes d’affaires, me dit : " Les femmes croient avoir atteint les objectifs d’équité et d’égalité avec les hommes et que les disparités salariales n’existent plus. Mais c'est faux " dit-elle. " Les femmes américaines gagnent au plus 75% du salaire des hommes. Avec la nouvelle génération de femmes, un amorphisme dangereux s'est installé. Il y a encore beaucoup de travail à accomplir et nous devons rester vigilantes et résoudre les inégalités. L'élection d'Hillary comporte en soi un avancement de taille pour les femmes", conclue-t-elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré leur déception face à la tournure de la campagne, ces femmes si disent lucides; lucides devant les problèmes surtout économiques qui assaillent la nation présentement. Et à leur avis, la nécessité de choisir un ou une candidate qui sera en mesure de prendre le taureau par les cornes, doit primer. Même si de cœur elles sont inspirées par le discours rassembleur d’Obama, l’expérience palpable de Clinton est plus importante. Attentive à la discussion, Donna me regarde soudainement rassurée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En sortant de la boutique j'en conclue que ces femmes voteront en faveur d’Hillary non pas parcqu’elle est une femme, mais parce qu’à leurs yeux, elle sera prête à diriger dès le premier jour. Une tendance que l’on perçoit de plus en plus à travers le pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-1255082108165551214?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/1255082108165551214/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=1255082108165551214' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/1255082108165551214'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/1255082108165551214'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/01/de-leau-dans-leur-vin.html' title='De l&apos;eau dans leur vin'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-4740771486255621387</id><published>2008-01-24T09:31:00.000-08:00</published><updated>2008-01-24T10:18:35.286-08:00</updated><title type='text'>Republicans stressed and out of money</title><content type='html'>It is never a good sign when a campaign runs out of money. It is even worst when all of them do. This is the case of the remaining Republican candidates except for Mitt Romney who can count on his own fortune. Mike Huckabee had to cancel is press bus, John McCain and Rudy Giuliani had to ask their staff to let go of their pay checks. The situation is so bad that at this point, no one knows how they will be able to pay passed the Florida primary onto Super Tuesday on February 5th.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;This struggle with money underlines two things. The campaigns are so long that it costs an obscene amount of money. Remember, most of candidates started running a year ago! It is estimated that to get to the Convention, each candidate needs to raise 400 millions dollars. No wonder there are talks of improving the political process.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Secondly, it looks like the Republicans have given up. They are obviously aware that the Bush legacy is hurting the party and the American people are quite angry. Does this mean that no Republican candidate has any chance to beat any Democrat candidate?  That is a legitimate question, but the lasting feud between the Clintons and Obama, should bring their smiles again.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The reality is that no one is excited with any of the candidates. It is pretty clear now that Huckabee has reached its peak and a lot of non-evangelical think is message is too narrow. It also looks like September 11th will not suffice to convince a majority to vote for Rudy Giuliani, although I am not so sure that he is toast yet. As for McCain, they like him enough but think that his age is a problem or will be. They worry about the image: Mccain always surrounded by a small group of old people as Clinton and Obama are in the middle of a very crowded and energetic events. Then, there is Mitt Romney, mister excitement himself. With the nickname of “Mr. Robot”, he has a reputation of being a good business man, but looks too perfect Republicans say. His millions of dollars will keep him in the race and may even make him win it.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;In light of the bitter fights going on between the Democrats, the Republicans need to get excited soon, pick the most likely to challenge any Democrats and inject a lot of money. It might be worth it, as keeping the White House after Georges Bush may not be so impossible after all.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-4740771486255621387?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/4740771486255621387/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=4740771486255621387' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/4740771486255621387'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/4740771486255621387'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/01/republicans-stressed-and-out-of-money.html' title='Republicans stressed and out of money'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-183247481790427269</id><published>2008-01-23T14:46:00.000-08:00</published><updated>2008-01-24T09:48:56.154-08:00</updated><title type='text'>La volonté d'Hillary ?</title><content type='html'>Le quotidien de droite, le "New York Post" en parle comme le monstre à deux têtes, les Démocrates les supplient de ne pas nuire au parti, et les citoyens sont confondus. Est-ce Hillary qui se présente à la présidence ou Bill ? Ils se partagent le porte à porte, les discours et les attaques contre Barack Obama. Hillary a choisi de déléguer à Bill la tâche de faire campagne en Caroline du Sud où se tiendront les prochaines primaires samedi. Elle s’y est rendu pour la dernière fois lundi soir, il y a deux jours et n’a pas l’intention d’y retourner avant le vote. C’est Bill qui est en charge de séduire les électeurs de la communauté noire. Après tout, on lui a bien donné le titre non-officiel de "Premier Président noir" des États-Unis. Stratégie qui à prime abord semble assez logique et intelligente, mais cette approche n'est pas sans soulever plusieurs questions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce qu'Hillary est maître de ses décisions ou est-ce son mari ? L’ancien conseiller du Président Clinton, Georges Stephanopoulos n’hésite pas à répondre : « Bill fait ce qu’elle veut ! ». Si cela est vrai, est-ce parce qu’elle ne croit pas être en mesure de gagner sans lui ? Si elle gagne, est-ce qu’on dira que c’est grâce à Bill qu’elle l’a remporté ? Et si elle perd, blâmera-t-on Bill ? Plusieurs femmes américaines sont déçues ; déçues de la place que Bill Clinton prend dans cette campagne et le fait qu'il mine l'autorité d'Hillary, et ce, même si elle réussit à arracher une victoire. La "columnist" du New York Times Maureen Dowd l'écrivait ce matin: "C'est bizarre qu'une femme ayant la possibilité de devenir Présidente des États-Unis, soit si dépendante de son mari." Bizarre, je ne pense pas. Mais plutôt le reflet d'un calcul consicent et d'une ambition commune: reprendre la Maison Blanche à tout prix; même au prix de diminuer le rôle d'Hillary - la femme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano- Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-183247481790427269?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/183247481790427269/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=183247481790427269' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/183247481790427269'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/183247481790427269'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/01/la-volont-dhillary.html' title='La volonté d&apos;Hillary ?'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-2928628617081934310</id><published>2008-01-21T20:24:00.000-08:00</published><updated>2008-01-22T08:51:23.054-08:00</updated><title type='text'>Bill Clinton fait du tort aux Démocrates</title><content type='html'>Alors qu'ils devraient débattre des enjeux importants pour les Américains et alors qu'ils devraient expliquer les nombreux contrastes qui les différencient des candidats républicains, les Démocrates sont à couteaux tirés. Depuis quelques jours, les Clinton - Bill et Hillary, s’y mettent à deux pour discréditer un après l’autre, les propos de Barack Obama. Ce dernier n’a presque plus le choix que de répliquer et de se défendre. Mais l’image qui en reste en négative et chaque jour perdu dans ces tiraillements internes et à ce jeu de petite politique, est une journée de trop.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux exemples : est-ce qu’Obama a fait l’éloge de Ronald Reagan et vanté les mérites des Républicains en déclarant qu’ils ont eu de bonnes idées au cours des dernières années ? La réponse est non, mais c’est ce que Bill Clinton répète sans arrêt depuis trois jours. La déclaration d’Obama était à l’effet que Reagan avait réussi à bâtir une coalition des électeurs indépendants et Démocrates à la cause républicaine. Autre exemple, Bill Clinton attaque Obama sur son opposition à la guerre en Iraq véhiculant qu’il a changé d’idée entre 2003 et 2006. Il s’agit d'une autre fausse affirmation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bush père a fait campagne auprès de son fils en 2000. Il a été un appui de taille, mais pendant la course au Leadership il n’a jamais dénigré l’adversaire de l’époque, John McCain. Il savait bien qu’il n’était pas stratégique de donner des armes aux Démocrates. Bush père est un ami de Bill Clinton. Je suis certaine que s’il pouvait, il lui conseillerait de parler des enjeux qui inquiètent la population américaine pour mieux assurer la victoire d'Hillary.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les marchés boursiers chutent à une vitesse vertigineuse et on prédit que la croissance économique ne sera que de 1.8%. Les candidats républicains ont vite compris que s’ils avaient une chance de garder la maison blanche, c’était de centrer leurs discours sur les plus grandes préoccupations des Américains. Les Républicains sont en pleine campagne en Floride cette semaine, et l’enjeu principal dont il est question, est tiens donc, l’économie. Pendant ce temps-là, sur tous les réseaux ce soir, on analyse encore une fois les dernières chicanes des Démocrates.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano - Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-2928628617081934310?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/2928628617081934310/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=2928628617081934310' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/2928628617081934310'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/2928628617081934310'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/01/bill-clinton-fait-du-tort-aux-dmocrates.html' title='Bill Clinton fait du tort aux Démocrates'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-3768275962595183629</id><published>2008-01-20T12:54:00.000-08:00</published><updated>2008-01-20T18:40:41.382-08:00</updated><title type='text'>Ce pourquoi les "Latinos" appuient Clinton</title><content type='html'>La victoire d’Hillary Clinton au Névada est en partie reliée à l’appui de 64 % des électeurs provenant de la communauté hispanique. Appui sur lequel comptait Barak Obama, qui avait bénéficié d’une coalition des noirs et des hispaniques lors de son élection au Sénat américain en novembre 2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois raisons peuvent expliquer le choix des « latinos » comme on les surnomme aux États-Unis. D’abord, comme on s’en doute, la majorité des citoyens ne suivent pas la campagne électorale d’aussi près que les gens des médias. Conséquemment plusieurs d’entre-eux ne connaissent pas le nom de tous les candidats démocrates. Selon les sondages, 94% des Américains, toutes ethnies confondues, connaissent le nom d’Hillary Clinton et 50% celui de Barack Obama. La plupart des hispano-américains interviewés le jour de l’élection samedi dernier, n' étaient pas en mesure d'identifier Barak Obama ou John Edwards.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxièmement, les « latinos » gardent un bon souvenir de l’administration de Bill Clinton. Ce dernier a fait plusieurs efforts pour tisser des liens entre les différentes minorités ethniques. En 1997, il a mis sur pied un comité national dont l'objectif était d'étudier les relations raciales. Bill Clinton a également nommé sept personnalités de la communauté noire à son cabinet, multipliant la nomination de juges noirs au fédéral, de directeurs de comités et autres professionnels de la communauté, plus que tout autre Président n'avait osé le faire avant lui. À cela s'ajoute les multiples nominations de personnalités hispaniques. Les minorités ethniques ont pu profiter de la remontée économique marquant l’ère Clinton. Les emplois se sont multipliés, le nombre d’inscriptions aux universités a augmenté et plusieurs se sont enrichis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Troisièmement, il existe des tensions entre les communautés noires et hispaniques. La population « latino » qui s’accroît à un très grand rythme reproche de plus en plus aux noirs du pays de ne pas se porter à la défense des enjeux qui les préocuppent que ce soit la réforme de l’immigration ou l’éducation bilingue par exemple. De son côté, la communauté noire se considère de plus en plus marginalisée et pour elle, les « latinos » représentent une menace; une menace à leur emploi et à leur place dans la société américaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Barack Obama insiste dans ses discours sur l’importance d’unir les communautés, de travailler ensemble, et présente un programme qui devrait rassurer les « latinos ». Mais le discours ne suffit pas. Hillary Clinton a gagné le vote hispanique au Névada; une importante bataille à deux semaines du choix des électeurs de la Californie (comptant 35% d’hispaniques) et des états de l’ouest qui eux abritent 25% d’hispano-américains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano- Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-3768275962595183629?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/3768275962595183629/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=3768275962595183629' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/3768275962595183629'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/3768275962595183629'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/01/ce-pourquoi-les-latinos-appuient.html' title='Ce pourquoi les &quot;Latinos&quot; appuient Clinton'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-491685959534268216</id><published>2008-01-18T11:54:00.000-08:00</published><updated>2008-01-18T13:07:54.505-08:00</updated><title type='text'>Hillary incarne-t-elle un véritable changement ?</title><content type='html'>Les dix derniers jours ont été plutôt décevants. La campagne électorale des Démocrates qui devait offrir le changement tant souhaité par les citoyens a pris de vieux mauvais plis. Et c’est en partie la faute de la machine Clinton dont les organisateurs sont de redoutables manoeuvriers. Il y a d’abord eu les propos d’Hillary (voir " La supposée guerre..." ci-bas), considérés par plusieurs de désobligeants envers Martin Luther King. Obama n’a pas mordu à l’hameçon et à refusé de commenter. Il a même été élogieux à l’endroit des Clinton rappelant les nombreuses réalisations de Bill Clinton en faveur de la communauté noire. Mais Mme Clinton n’a pas lâché prise. Elle a accusé Obama et son organisation d’avoir déformé ses propos et d’avoir encouragé une réaction négative. La perception en a été que l’équipe d’Obama avait attisé le feu et profité de la question de la race pour nuire aux Clinton. Résultat : Obama s’est excusé au nom de son équipe et a demandé une trêve. Non, mais quelle tournure d’événements ! Il s’est excusé pour des propos qu’il n’a jamais tenus et pour des actions que son équipe n’a jamais portées. Il faut le dire, la stratégie de récupération des Clinton a été brillante et est la preuve que l'art de manipuler l'information existe bel et bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dernier effort en lice pour déstabiliser la campagne d’Obama a été de remettre en question les Caucus qui risquent de lui être favorables. Deux jours après que le syndicat des travailleurs de casinos et de restaurants ait annoncé son appui à Obama, des partisans des Clinton ont demandé à la cour du Nevada d'invalider les endroits près des Casinos où doivent se tenir un certain nombre de Caucus. Les Caucus se tiennent en soirée samedi et s'ils ont lieux loin des casinos, la plupart des travailleurs n’auront pas la possibilité de voter. Le juge a vu clair et a refusé de donner raison aux partisans de Clinton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette dernière manigance montre que l’équipe Clinton, et Hillary en tête, représentent véritablement la vieille politique. Et le changement que propose Obama est justement de mettre fin à ce genre de tactiques manipulatrices. Il est temps qu'Obama revienne sur son thème de départ qui lui a fait gagner l’Iowa : la transparence, l'intégrité et l'honnêté. Bref, la nécessité d'un véritable changement à Washington.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano&lt;br /&gt;Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-491685959534268216?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/491685959534268216/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=491685959534268216' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/491685959534268216'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/491685959534268216'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/01/les-clinton-les-rois-de-la-manipulation.html' title='Hillary incarne-t-elle un véritable changement ?'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-6025205965805021579</id><published>2008-01-16T06:58:00.000-08:00</published><updated>2008-01-16T07:16:53.123-08:00</updated><title type='text'>Être mormon : un obstacle en Caroline du Sud ?</title><content type='html'>La Caroline du Sud est un petit état de 4.3 millions d'habitants. 30 % de sa population est noire et 57% est évangéliste. Rose travaille dans un petit Bed &amp;amp; Breakfast près de Columbia, la capitale. Pour elle, le fait que Mitt Romney soit mormon, ne passera pas en Caroline du Sud. "Est-ce que le mormonisme est vraiment une religion", demande-t-elle ? "Je pense que c'est une secte comme celle de la scientologie et les sectes, ça me fait peur." Elle n'est pas la seule mais la plupart des gens n'aiment pas le dire trop fort. Jackie Alexander du journal étudiant de la Black Faculty de l'Université de la Caroline du Sud, avance que Rose me dit tout haut, ce que plusieurs pensent tout bas. " Je ne crois pas que les chances de Mitt Romney soient très bonnes, et pas juste ici en Caroline. Les sondages diront que ce n'est pas un problème pour les électeurs, mais c'est parce que personne avouera publiquement être raciste, sexiste ou anti-mormon."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine C&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-6025205965805021579?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/6025205965805021579/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=6025205965805021579' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/6025205965805021579'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/6025205965805021579'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/01/tre-mormon-est-un-obstacle-en-caroline.html' title='Être mormon : un obstacle en Caroline du Sud ?'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-5089732534400096967</id><published>2008-01-15T10:41:00.000-08:00</published><updated>2008-01-20T08:57:18.344-08:00</updated><title type='text'>La "supposée" guerre sur le racisme n'intéresse pas les électeurs de la Caroline du Sud</title><content type='html'>Une controverse fait rage présentement chez les Démocrates au sujet de commentaires racistes. Du moins, si on en croit les médias. Au lendemain de sa victoire au New Hampshire, Hillary Clinton en campagne en Caroline du Sud, a déclaré au réseau Fox que le rêve de Martin Luther King n’a pu se réaliser que grâce au Président Johnson. On lui reproche donc de diminuer l’apport historique de Dr. King. Des membres de la communauté noire se sont offusqués et ont condamné les propos de Mme Clinton. En revanche, elle ne s’est pas excusée et a accusé la campagne d’Obama de faire de la surenchère. Un des partisans d’Hillary, le fondateur de la station « Black Entertainment » Bob Johnson, a même sous-entendu qu'Obama avait consommé de la drogue; chose qu’Obama lui-même avait admis dans son premier livre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, tous les réseaux Américains, et particulièrement les réseaux 24heures, diffusent en boucle depuis 3 jours les déclarations de tout un chacun. Les experts, les animateurs, les analystes et les organisateurs politiques, tous parlent de controverse et de guerre dangereuse sur un enjeu aussi délicat que la race.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais sur le terrain personne ne semble porter attention à tout ces propos. D’ici quelques jours, la Caroline du Sud, dont le tiers de la population est noire, tiendra ses primaires. Après avoir fait le tour de la situation auprès de plusieurs citoyens, une chose semble faire l’unanimité. Les médias ont monté en épingle les remarques des politiciens. Et "ici" me dit Jackie, une jeune étudiante noire à l’université, le problème racial ne devrait pas devenir un enjeu. « Pour nous, Clinton et Obama, ce sont de bonnes personnes qui respectent notre communauté et nous les croyons !   Les médias ont créé un faux débat et tentent de le dévier.  Les gens ici ne sont pas intéressés à la rhétorique, mais plutôt à déterminer lequel des 2 candidats défendra le mieux nos intérêts. » Rejoint au téléphone, Deena propriétaire d’un petit Mini-Mart à Richburg au Nord de l’État, m'apprends que là-bas, ils n’en ont même pas entendu parlé. « Ici, nous n' écoutons pas beaucoup la télé et on nous lisons rarement les journaux. Nous n'avons pas le temps, il faut travailler pour gagner sa vie. » En Caroline du Sud, le revenu moyen par famille et per capita est en deçà de la moyenne nationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Drôle de hasard, mais aujourd’hui les Américains célèbrent l’anniversaire de Martin Luther King. Son message de paix atteindra-t-il les médias.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano&lt;br /&gt;Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-5089732534400096967?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/5089732534400096967/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=5089732534400096967' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/5089732534400096967'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/5089732534400096967'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/01/la-suppose-guerre-sur-le-racisme.html' title='La &quot;supposée&quot; guerre sur le racisme n&apos;intéresse pas les électeurs de la Caroline du Sud'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-5683356432975234193</id><published>2008-01-14T07:57:00.000-08:00</published><updated>2008-01-14T08:31:33.128-08:00</updated><title type='text'>"It's the economy stupid" - Bill Clinton 1992</title><content type='html'>"It's the economy stupid" est cette fameuse phrase qui a propulsé la campagne de Bill Clinton en 1992 ; Bill Clinton qui allait hérité d'une économie en bien piètre état après douze années de gestion républicaine sous Reagan et Georges Bush père. Il en a fait son cheval de bataille réalisant que la situation économique était une des préoccupations les plus pressantes pour les Américains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et cette année, l'enjeu de l'économie est encore plus important. La situation en 2008 est bien pire que celle de 1992. Nous sommes passés de suprlus à un déficit et à une dette tellement élevés qu'on ne compte plus le nombre de générations à venir qui seront affectées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut se promener aux États-Unis et parler aux Américains pour comprendre le niveau d'inquiétude qui règne dans la population. À un événement la semaine dernière à Nahsua au New Hampshire, les citoyens qui venaient entendre Hillary Clinton se plaignaient que les candidats ne parlaient pas assez des problèmes économiques et des solutions qu'ils appporteraient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À raison. On parle de plus en plus d'une récession. Le fardeau économique ne cesse de s'allourdir sur les épaules des consommateurs et le nombre de sans emplois s'est accru. Les coûts de la santé augmentent à tous les six mois et le prix de l'essence est lui aussi hors contrôle. Par surcroît, le nombre de maison vendue a diminué provoquant une baisse du prix de vente. Pendant ce temps-là, chaque famille est deux fois plus endettée qu'il y a 20 ans et pour la première fois cette année, les gens sont restés prudents et ont moins dépensé pendant le temps des fêtes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est inquiétant, c'est que le Président Bush n'a rien fait pour faire face à une telle éventualité et les économistes commencent déjà à dire qu'il est trop tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cano&lt;br /&gt;Canovision&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-5683356432975234193?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/5683356432975234193/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=5683356432975234193' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/5683356432975234193'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/5683356432975234193'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/01/its-economy-stupid-bill-clinton-1992.html' title='&quot;It&apos;s the economy stupid&quot; - Bill Clinton 1992'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-2512884017338506775</id><published>2008-01-10T16:51:00.000-08:00</published><updated>2008-01-13T11:05:33.377-08:00</updated><title type='text'>Mme Clinton peut dire merci aux média</title><content type='html'>Depuis la victoire d’Hillary Clinton au New Hampshire, on assiste à une pléiade de mea culpa. Sondeurs, journalistes et experts s’auto-flagellent s’excusant à moitié d’avoir induit le public en erreur. Ils s’expliquent difficilement la débandade des sondages qui prédisaient une victoire imposante de Barak Obama.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu d’analyses se sont intéressées au rôle des médias dans cette campagne. Il faut se rappeler que quelques semaines avant Noel, les médias couronnaient Hillary Clinton. Elle menait une campagne sans grandes failles et Barak Obama semblait assommé par la machine Clinton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, il y a eu ce fameux débat dans lequel Mme Clinton a fait sa première erreur. Questionnée sur l’intention du Gouverneur de New York de permettre aux immigrants illégaux de détenir des permis de conduire, elle a répondu d’abord qu’elle n’était pas d’accord et questionnée une seconde fois, elle a répondu le contraire. C’est vrai que nous pouvions lire dans ses yeux qu’elle calculait, littéralement, l’impact de sa réponse à cette question épineuse aux États-Unis. Elle se révélait la politicienne prête à toutes les réponses pour conserver l’appui de groupes d’intérêt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès la fin du débat, elle était crucifiée sur la place publique par les médias. On la disait dorénavant vulnérable et moins incontournable. Un moment crucial pour la campagne d’Obama qui a sauté sur l’occasion. Hillary Clinton venait de donner une arme importante à son principal rival qui s’est donc empressé de la libeller de « vendue » aux intérêts politiques du moment. S’insurgeant contre le manque de transparence qui a tant caractérisé les six dernières années, Obama n’a pas hésité à dire qu’Hillary Clinton représentait l’ancienne façon de faire de la politique, qu’elle était ni plus ni moins, la continuité de Georges W. Bush. Les médias ont propagé le message sans contre- vérifier les allégations portées par Obama contre Clinton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est donc pas une surprise si les résultats des sondages, jusqu’à maintenant très favorables à Mme Clinton, ont soudainement commencé de signaler une chute de sa popularité. Plus les jours avançaient vers les Caucus de l’Iowa, plus les médias parlaient favorablement du message d’Obama. Et plus les médias portaient leurs analyses sur la lutte serrée que nous nous apprêtions à voir en Iowa, plus les sondages reflétaient cette nouvelle tendance, confirmant ainsi la presse dans son analyse. Un effet bien pervers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’erreur des médias a été de trop interpréter les résultats de l’Iowa. Oui, le désir de changement était et est réel, oui un mouvement important provenant de la base a pris naissance, mais Hillary Clinton était loin d’être finie. Il était absolument incroyable d’entendre les reportages et les analyses tous médias confondus, faire la nécrologie de sa campagne. Tout a été disséqué. On l'a dépeinte comme la grande perdante et on l’a filmée sous tous les angles désavantageux possibles. L’expérience n’avait plus la cote. On ne véhiculait que le mot changement encore et encore sans contre-vérifier la feuille de route d’Obama, complètement exclu de toute analyse de fond. Et surprise, les sondages ont commencé à péricliter pour Hillary Clinton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les électeurs du New Hampshire, qui n’aiment pas se faire dicter pour qui voter, n’ont pas été dupes. La victoire d’Hillary est le résultat d’un bon travail de terrain, de sa candeur à dévoiler ses émotions et de l’efficacité du message centré sur son expérience. Mais cette victoire est aussi le résultat de la couverture des médias. L’intense négativisme de cette couverture a été perçu, particulièrement par l’électorat féminin, comme de l’acharnement. Et pour plusieurs, cette élection a pris une tournure personnelle. Les femmes se sont reconnues dans la bataille d’Hillary et les attaques injustes. Et soudainement elles ont sympathisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les sondages ont été erronés, c’est que les médias les ont déjoués et Hillary Clinton ne peut que les en remercier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine C&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-2512884017338506775?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/2512884017338506775/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=2512884017338506775' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/2512884017338506775'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/2512884017338506775'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/01/mme-clinton-peut-dire-merci-aux.html' title='Mme Clinton peut dire merci aux média'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-3407005988498921105</id><published>2008-01-08T21:45:00.000-08:00</published><updated>2008-01-13T11:08:24.776-08:00</updated><title type='text'>Madame la  Présidente - Madam President !</title><content type='html'>C'est ce que ses partisans scandaient ce soir en plein coeur de la ville de Manchester au New Hampshire. Hillary Clinton l'a dit dans son discours de victoire, elle a trouvé sa voix ici; une élection qui l'aura forcée à prendre sa place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Critiquée pour sa froideur et son incapacité à communiquer avec les citoyens (nes), on lui a même dit en plein débat devant un auditoire national, que les Américains l'aimaient moins que son concurrent principal. Le lendemain, les médias s'entendaient tous pour dire qu'il était impossible qu'elle remonte la côte devant la vague Obama. On a montré des images d'une femme fatiguée, assomée par une multiplication de difficultés qui semblaient de plus en plus insurmontables. Une dernière semaine infiniment longue et intenable; elle en a presque pleuré devant les caméras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est certainement la goutte qui a fait déborder le vase. Cet acharnement a convaincu bien des femmes de changer d'idées et de lui donner sa chance. Après tout, aucun autre candidat n'a été aussi scruté à la loupe qu'Hillary Clinton, que ce soit sur ses politiques, sa gestion, ses réalisations et même sa garde-robe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, les électeurs du New Hampshire et les femmes en particulier, envoient un message clair: personne n'aura un chèque en blanc. Barak Obama est sous observation, et il devra parler aussi de son expérience, de ce qu'il a accompli et surtout, comment il compte concrètement réaliser ce qu'il promet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant, Hillary peut reprendre son souffle, profiter d'un cours répit et surtout, elle peut-être fière de cette première importante victoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine C&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-3407005988498921105?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/3407005988498921105/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=3407005988498921105' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/3407005988498921105'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/3407005988498921105'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/01/madame-la-prsidente-madam-president.html' title='Madame la  Présidente - Madam President !'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-2372452062495008739</id><published>2008-01-07T21:36:00.001-08:00</published><updated>2008-01-07T21:43:36.193-08:00</updated><title type='text'>Premiers votes confirment Obama et McCain</title><content type='html'>La petite municipalité de Dixville Notch au New Hampshire était la première à voter dans tout l'état...à minuit. Et les résultats ne sont pas positifs pour Clinton qui ne récolte aucun vote. Obama en retient 7, Edwards 2 et Richardson 1. Du côté Républicain, 4 votes vont à John McCain, 2 à Mitt Romney et 1 à Giuliani. Dixville Notch n'est pas très représentatif, mais le ton sera donné demain matin dans tous les médias. Une journée qui s'annonce déjà difficile pour Hillary.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-2372452062495008739?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/2372452062495008739/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=2372452062495008739' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/2372452062495008739'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/2372452062495008739'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/01/premiers-votes-confirment-obama-et.html' title='Premiers votes confirment Obama et McCain'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-7465295869114179013</id><published>2008-01-07T20:24:00.000-08:00</published><updated>2008-01-13T11:21:35.515-08:00</updated><title type='text'>La campagne dans les campagnes</title><content type='html'>Il fait anormalement chaud au New Hampshire depuis deux jours. La neige fond et l'air est bon comme si c'était le printemps. C'est donc une belle journée pour se promener de village en village et rencontrer ceux qui demain enverront un autre signal à la classe politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La révolution qui s'est amorcée dans les rues de l'Iowa il y à peine 5 jours, se poursuit au New Hampshire. La vague en faveur de Barak Obama semble bien exister et semble tout aussi impossible à freiner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ma route, je me suis arrêtée dans une petite épicerie locale de la ville de Peterborough au centre de l'état. Le propriétaire tient aussi le petit magasin d'outils tout à côté. Pierre Robinson, fils de Jeanne Roy (oui, une canadienne française originaire de East Angus), a tenu sa propre élection depuis 2 jours. Les gens étaient invités à inscrire le nom du candidat de leur choix, celui ou celle pour qui ils ont l'intention de voter à la primaire du 8 janvier. 150 personnes se sont prêtés au jeu et à mon arrivée, on comptait les votes:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;45% pour Obama contre 16% à Hillary et 21% à Edwards. Chez les Républicains, si on se fiait à ce résultat non scientifique, John McCain gagnerait le New Hampshire haut la main avec 62% contre 17% pour Mitt Romney. La discussion n'a pas tardé à s'animer. Pourquoi Hillary ne passe pas ? La réponse de Tom et d'Adèle ne peut être plus claire. "Nous sommes fatigués des insinuations négatives." Adèle est en fait une bénévole pour la campagne d'Obama et me dit que la première chose que l'on dit aux nouveaux qui veulent donner un coup de main, c'est de ne jamais parler négativement des adversaires. "C'est ce qui m'a convaincu de m'embarquer et de passer 4 heures par jour après le travail pour aider sa campagne". Tom ajoute: "C'est ce genre de changements dont on parle, que les gens veulent. " À ma question, est-ce que tout cela n'est pas un peu utopique ou naif de penser qu'une fois arrivé à Washington, il sera capable de changer les moeurs encrées depuis si longtemps, Steve, un autre voisin me dit: " Oui, peut-être, mais j'aime mieux voter pour quelqu'un qui veut essayer de changer que quelqu'un qui dit que cela n'en vaut pas la peine." Et Adèle d'ajouter: " Comment peut-on penser que d'avoir de l'espoir ne serre à rien, est irréaliste ? Nous avons besoin de savoir qu'il y a de l'espoir parce que personne d'entre-nous veut croire que nous ne pourrons pas sortir du pétrin dans lequel le pays est. Pas avoir d'espoir, c'est comme nous dire qu'on reste pris avec nos problèmes et qu'il n'y a pas de solutions. C'est complètement déprimant. C'est ça le message d'Hillary Clinton et c'est pour ça que je ne voterai pas pour elle."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le cynisme envers les politiciens n'est pas disparu. À Milford, une petite ville de 25,000 habitants, Dan et Larry, deux électeurs indépendants, sont complètement désillusionnés. "C'est du pareil au même", me dira-t-on, "Georges Bush nous a menti, mais les Clinton aussi. Ils sont tous aussi pires les uns que les autres. Ils sont remplis de promesses qu'ils auront vite oubliées une fois rendus au pouvoir". Même Barak Obama, le tout dernier que tous imagine plus vertueux, ne trouve grâce à leurs yeux. "Il ne rêve pas juste en couleur celui-là mais en haute définition. Et le pire, parce que nos attentes seront plus grandes, notre déception le sera tout autant", conclu Larry. Un risque assurément. Mais pour Jim qui à 25 ans et qui n'était pas intéressé à voter il y a 4 ans, Obama est celui qui le sort de son apathie. " Oui, peut-être qu'il ne réussira pas, mais cette fois je me sens motivé et je veux lui donner sa chance. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà dans le nord de l'état, un petit comté a commencé à voter et bientôt, les voix des citoyens se feront entendre ici. De retour à Manchester, la ville bourdonne. Personne ne dormira ce soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine C&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-7465295869114179013?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/7465295869114179013/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=7465295869114179013' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/7465295869114179013'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/7465295869114179013'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/01/la-campagne-dans-les-campagnes.html' title='La campagne dans les campagnes'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-3334472950279927483</id><published>2008-01-07T10:31:00.000-08:00</published><updated>2008-01-13T11:29:19.657-08:00</updated><title type='text'>L'ombre de Bill</title><content type='html'>Une partisane d’Hillary me disait qu’elle ne comprend tout simplement pas comment tant de gens peuvent détester Hillary Clinton. « C’est un sentiment très fort que de détester quelqu’un. On ne déteste pas beaucoup de monde en général. Je ne m’explique pas comment une personne puisse la détester tant que ça sans vraiment la connaître. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est une bonne question. Mais tout le monde connaît Hillary et peut identifier qui elle est. On la dit froide et calculée, préférant la confrontation à la discussion, qui n’est pas inclusive et qui joue parfaitement bien le jeu politique de Washington. Bref, le contraire de Bill, son charismatique mari.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, est-ce que les Américains la connaissent mal ? Et si oui, qui est-elle vraiment ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’image que l’on a d’elle n’est pas totalement fausse. Ce qu’elle projette est un reflet certainement de sa personnalité. Et, à un moment donné ou à un autre de sa vie, elle a été toutes ces choses que l’on dit d’elle. Le personnel de la Maison Blanche au temps de l’administration de Bill Clinton, n’hésite pas à dire qu’on l’a craignait. Il semble qu’elle a plus d’une fois imposé ses points de vues, qu’elle se soit mêlée directement de décisions politiques, qu’elle ait « fortement » encouragé Bill à choisir des adjoints et même des membres de cabinet. Un article du mois dernier dans le magazine Newsweek écrit que Bill a même parfois accepté ses demandes pour se faire pardonner ses infidélités. Une révélation, si elle est vraie, qui m’a beaucoup troublée et qui en dit long sur la nature de leurs ambitions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hillary est donc ambitieuse oui, et après ? Est-ce un si grand tort ? C’est une femme d’une grande intelligence et oui, elle a refusé d’être la conjointe passive à laquelle les Américains avaient été habitués avec Barbara Bush par exemple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le plan personnel, Hillary est aussi une femme chaleureuse et a un rire communicatif. Elle regarde dans les yeux et discute avec vous jusqu’au moment où un de ses adjoints lui supplie de continuer sa route.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le plan professionnel, elle a réussi à convaincre plusieurs électeurs indépendants et certains Républicains de la choisir comme Sénatrice démocrate, pas juste une fois, mais deux fois. Pendant ses années au Sénat, elle a travaillé sur plusieurs projets de loi avec des collègues républicains. Elle a une vision claire de l’avenir des États-Unis et elle prévoit déjà entreprendre une tournée internationale au lendemain de son élection afin de repositionner rapidement l’approche du pays en matière de politique étrangère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vraie Hillary Clinton est beaucoup plus attrayante que le portrait que l’on en fait. On l’a vu au débat de samedi soir lorsqu’elle a montré son côté humain en disant sur un ton enjoué que cela lui brisait le cœur de voir que les Américains ne l’aimaient pas autant que son rival Barak Obama.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le problème de sa campagne c’est que l'emphase de la stratégie a été mise sur son mari, Bill Clinton. Il est présent depuis le début et bien qu’aimé par la majorité, il fait ombrage à sa femme. Il rappelle sans cesse les succès de son administration des années 90. C’est vrai qu’il a remis l’économie américaine sur pied, mais ça, c’est le passé. Les électeurs veulent savoir comment Hillary va sortir le pays de son plus gros bourbier économique. Et en ce qui les concerne, c’est Bill qui était Président en 1992, pas Hillary. De fait, revenir en arrière n’a qu’un effet négatif pour elle, parce que la population garde en souvenir l’échec de la réforme de la santé dont elle a été responsable. Mais pire encore, Bill Clinton fait des discours sur l’état du pays en donnant ses opinions, ses perspectives. Il a récemment contredit la position d’Hillary sur l’Iraq en déclarant qu’il n’aurait jamais voté en faveur de l’utilisation de la force. Et puis, en montrant jour après jour son charme et ses qualités de leadership, Bill Clinton ne fait que souligner encore davantage le contraste entre lui et Hillary. Hillary n’est pas Bill Clinton, mais elle a d’autres qualités. Des amis et des conseillers très proches du couple vont jusqu’à dire qu’elle est plus intelligente que lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est donc le temps que Bill cesse de faire ombrage à sa femme, et pour Hillary, il est temps qu'elle reprenne toute la scène. Après toutes ces années de sacrifices et d’attentes dans les coulisses, elle a bien le droit de revendiquer sa place dans l’histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine C&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-3334472950279927483?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/3334472950279927483/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=3334472950279927483' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/3334472950279927483'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/3334472950279927483'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/01/lombre-de-bill.html' title='L&apos;ombre de Bill'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-1852030015830609587</id><published>2008-01-05T21:13:00.000-08:00</published><updated>2008-01-05T21:23:15.842-08:00</updated><title type='text'>Democrats' debate - Débat des démocrates</title><content type='html'>This is the best debate I have ever seen in terms of substance and format. It was enlightening to hear issues being debated in depth. Quite a difference with the Republican one.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Quick overlook -&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Hillary Clinton&lt;/strong&gt; : Brilliant! She showed substance and what was most needed, her human side. She had the most to loose and she rise to the occasion. She was clear, making important points at the right time bringing in her experience, talking about issues important to people in NH and squeezed in the Bill Clinton’s administration record on the economy. She defended herself and shot back at Edwards when accused of representing the status quo by listing many of her accomplishments. Finally, Hillary Clinton had the opportunity to show her human side when told that she was not likable. “You hurt my feelings”, she answered. Best moment!&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Barak Obama&lt;/strong&gt;: Solid, elegant and he did not make a mistake. He obviously knows the issues and was articulate enough about them.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;John Edwards&lt;/strong&gt; :It was unfortunate that John Edwards spoke on behalf of Obama and himself attacking Hillary Clinton in such of obvious way over the concept of change versus status quo. It was a punch below the belt that will hurt him and Obama and help Hillary. He also made a mistake when he gave the patient bill of right as an example of one of his accomplishment. It did not take long for Hillary to point out that the bill never saw the light of day. Overall, a poor showing and Edwards lost his campaign tonite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Doug Richardson&lt;/strong&gt; : Help put some perspective on the issue of experience.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-1852030015830609587?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/1852030015830609587/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=1852030015830609587' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/1852030015830609587'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/1852030015830609587'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/01/democratic-debate-dbat-des-dmocrates.html' title='Democrats&apos; debate - Débat des démocrates'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-542803663519621603</id><published>2008-01-05T17:28:00.000-08:00</published><updated>2008-01-07T09:38:13.946-08:00</updated><title type='text'>Republican debate - débat républicain</title><content type='html'>The winner is the anchor, Charlie Gibson and ABC news. The questions were excellent and straight to the point. And as far as the format of the debate is concerned, the Canadian broadcasters should look at this model for the next elections in Canada.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quick overlook -&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mitt Romney&lt;/strong&gt; came out as condescending. He sounded like a Democrat on health care saying that all Americans should be insured and that all States should be encouraged to mandate it. But threw out an insensitive statement about the 47 millions of US citizens who according to him, make a deliberate choice not to purschase individual plans. He just forgot that they may not be able to afford it !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Rudy Giuliani:&lt;/strong&gt; said that the US has the best health care system ! Just as a reminder: there is 47 milions Americans uninsured and most of the citizens have to deal with never ending increases in health care cost.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;John McCain&lt;/strong&gt;: insisted that Americans should be thankful to President Bush for Iraq and the success of the surge. Does he not want to be elected ? Does he not know that more than two thirds of Americans disapproved of Bush and the direction he has led the country - mostly on Iraq?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mike Huckabee:&lt;/strong&gt; kept on target but did not particularly shine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ron Paul:&lt;/strong&gt; distanced himself from the other candidates by saying that he opposed Bush decision to go to Iraq as well as Bush's economic policies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Fred Thompson&lt;/strong&gt; : Completely unprepared and shallow.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-542803663519621603?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/542803663519621603/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=542803663519621603' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/542803663519621603'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/542803663519621603'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/01/republican-debate-dbat-rpublicain.html' title='Republican debate - débat républicain'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-940369083246797862</id><published>2008-01-04T13:36:00.000-08:00</published><updated>2008-01-07T09:39:05.823-08:00</updated><title type='text'>La nouvelle génération en âge de voter...Obama</title><content type='html'>La nuit a été courte. La capitale de l’Iowa d’habitude plutôt endormie, vibrait de toutes ses forces après la victoire de Barak Obama hier soir. Les quelques bars étaient remplis de jeunes enthousiastes qui venaient de prouver que l’élection de 2008 allait leur appartenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On avait tous des doutes sur la participation de la nouvelle génération d’électeurs, mais quelqu’un a réussi à les mobiliser, à les intéresser et à les responsabiliser; et ce quelqu’un c’est Barak Obama. Les jeunes sont sortis en grand nombre voter et l’énergie et la fébrilité qui se dégageaient des caucus étaient contagieuses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce n’est pas seulement parce qu’Obama a du charisme et qu’il est plus populaire. Mais parce que cette génération aime ce qu’elle entend et elle a fait ses devoirs. En discutant avec eux, on constate rapidement qu’ils ont lu les programmes de tous les partis et peuvent en parler en détail. Bien sûr, sa position contre la guerre en Iraq est le premier enjeu important, mais aussi son plan pour la santé, l’environnement, la place des États-Unis dans le monde. Deux jeunes femmes originaires de Grinell, une toute petite ville à une heure de Iowa City, m’ont décrit la différence entre les propositions d’Hillary Clinton et de Barak Obama. Elles savent bien que celui d’Obama n’est pas aussi détaillé, mais elles pensent que son talent de conciliateur lui permettra d’amasser suffisamment d’appuis à Washington pour réussir à apporter les changements qui s’imposent. Selon elles, Hillary Clinton a déjà eu sa chance. Entre autres, de réformer le système de santé en 1993; ce qu'elle a échoué en s’aliénant à peu près tous les intervenants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le taux de participation a presque doublé hier soir et le message est clair. Les jeunes ont l’intention de se mobiliser et d’être les artisans du changement que tout le monde exige.&lt;br /&gt;10% ou 15% de nouveaux électeurs qui ont grandi dans la diversité ethnique, pourrait bien résulter à l’élection du premier Président noir américain. Ah! Oui, j’oubliais… il faut d’abord qu’il remporte l’investiture démocrate. Mais ça, il fallait être dans les rues de DesMoines-Iowa hier soir pour savoir que la révolution Obama est déjà bien amorcée…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine C&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-940369083246797862?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/940369083246797862/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=940369083246797862' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/940369083246797862'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/940369083246797862'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/01/la-nouvelle-gnration-en-ge-de.html' title='La nouvelle génération en âge de voter...Obama'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-6981369593133130534</id><published>2008-01-04T05:31:00.001-08:00</published><updated>2008-01-07T09:39:28.633-08:00</updated><title type='text'>Obama: l'histoire ne fait que commencer</title><content type='html'>Les États-Unis s'apprêtent à vivre un moment d'histoire important. La victoire de Barak Obama en Iowa est à trois niveaux. Il a réussi à bâtir une coalition multiculturelle en obtenant 38% du vote d'une population à 94% de race blanche. Il a convaincu toute une nouvelle génération, celle des jeunes, celle dont on dit qu'elle est apathique, de plonger dans l'arène politique. Et les électeurs indépendants et même certains républicains lui reconnaissent la capacité d'unir les forces politiques opposées et de réaliser des réformes qui ne se sont jamais vues à Washington.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout cela au nom d'un désir de changement bien plus profond que l'on peut l'imaginer. L'insatisfaction face aux années de Georges W. Bush à la présidence est si marquée, et la crainte du statu quo si palpable qu'un sérieux mouvement a pris naissance en plein coeur des États-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La course est loin d'être finie et Hillary Clinton n'a pas dit son dernier mot. Et même si Barak Obama gagnait le leadership de son parti, il devrait affronter un adversaire de taille: le conservatisme américain. Il est à mon avis encore impossible de mesurer s' il reste un fond de racisme. Les républicains sont assez vicieux pour trouver le moyen d'ébranler sournoisement une bonne partie de l'électorat qui reste encore bien traditionnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pour l'instant, je ne peux m'empêcher d'avoir le sentiment qu'une révolution est en gestation et que l'enthousiasme et la fébrilité qui règnait hier soir en Iowa, n'est que le début.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-6981369593133130534?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/6981369593133130534/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=6981369593133130534' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/6981369593133130534'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/6981369593133130534'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/01/obama-lhistoire-ne-fait-que-commencer.html' title='Obama: l&apos;histoire ne fait que commencer'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4227687578837047303.post-6136507430265578533</id><published>2008-01-02T22:43:00.000-08:00</published><updated>2008-01-07T09:40:02.657-08:00</updated><title type='text'>Est-ce le paradis ? non, c'est l'Iowa !</title><content type='html'>Vous vous rappelez , ce film avec le séduisant Kevin Costner « Fields of dreams » et de cette fameuse phrase qui a rendu les citoyens de l’Iowa si fiers ? « Is this Heaven ? No, it is Iowa !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Iowa n’est pas le paradis, mais ce petit état en plein cœur de l’Amérique, a quelque chose d’unique. Il y fait froid et en ce début de janvier, plutôt que de célébrer bien au chaud le premier de l’an, des milliers de gens se sont rendus dans des petits cafés ou chez des amis pour écouter tour à tour les nombreux candidats qui se disputent la présidence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel exemple de responsabilité civique ! Et quelle chance ! Depuis un an, tous les candidats, un à un, ont passé des journées entières à rencontrer le plus grand nombre de personnes. On estime que la moitié de la population de l’Iowa, soit un million et demi, a eu l’opportunité de serrer la main d’au moins un candidat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi tant d’emphase est mis sur cet état, qui pour la plupart n’est pas très représentatif de la réalité américaine ? Et que signifieront les résultats du vote demain soir ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’abord, lorsque l’on compare avec l’ensemble du pays, il est vrai que la population est composée à 94% de gens de race blanche et que les communautés ethniques sont sous représentées. Il est aussi vrai que les terres agricoles représentent 80% du territoire. Mais à d’autres niveaux, l’Iowa est un microcosme des États-Unis. Par exemple, sur le plan de l’âge de sa population, du nombre de femmes, du nombre de gradués aux niveaux secondaires et universitaires et des revenus moyens par famille et per capita. De fait, l’Iowa est, sous tous ces angles, très représentatif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à la signification des résultats, il y en a une majeure. Ici, c’est une question d’honneur. Les gens de l’Iowa veulent faire le bon choix; le choix le plus juste. Ce sont des personnes vraies qui ne se laissent nullement influencer par les publicités des politiciens à la télé. Ce sont des gens qui détestent les messages qui embourbent leur boîte vocale téléphonique. Leur décision vient après pas une, mais de multiples rencontres avec les candidats. Ils ont besoin d’entendre les positions, de poser des questions et de lire dans les yeux. Les machines électorales ont très peu d’impact en Iowa et des candidats sans argents peuvent réussir à convaincre cet auditoire assidu. Jimmy Carter était peu connu lorsqu’il s’est lancé dans la course à la présidence en 1976 et n’avait pas beaucoup de fonds financiers pour faire campagne. C’est l’Iowa qui l’a littéralement mis sur la carte. C’est d’ailleurs depuis cette élection, que les caucus de l’Iowa ont pris toutes leurs importances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela dit, perdre en Iowa ne signifie pas que la bataille est finie, comme Bill Clinton en 1992 nous l’a démontré. Rien n’est donc moins certain en Iowa puisque la plupart des électeurs attendront l’heure du vote pour annoncer leur choix final.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine C&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4227687578837047303-6136507430265578533?l=canovision.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://canovision.blogspot.com/feeds/6136507430265578533/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4227687578837047303&amp;postID=6136507430265578533' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/6136507430265578533'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4227687578837047303/posts/default/6136507430265578533'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://canovision.blogspot.com/2008/01/est-ce-le-paradis-non-cest-liowa.html' title='Est-ce le paradis ? non, c&apos;est l&apos;Iowa !'/><author><name>catherine Cano</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00962638189916177120</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://bp3.blogger.com/_z_r-58InfRY/R7Mg_MG--bI/AAAAAAAAAAU/Qkt7ua7IaNU/S220/Catherine+Cano.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
