Saturday, February 2, 2008

Obama à court de temps

À quatre jours du jour « J » (Super Tuesday), le Sénateur Barack Obama est à court de temps. Depuis sa victoire convaincante en Caroline du Sud il y a une semaine, et l’appui colossale du très respecté Sénateur Ted Kennedy et de Caroline, la fille de John et Jacqueline Kennedy, Obama a le vent dans les voiles et le momentum en sa faveur.

Mais il n’aura probablement pas suffisamment de temps pour convaincre la moitié des Américains démocrates de le choisir comme chef, mardi prochain. Il fait front à deux obstacles majeurs.

D’abord, la puissante machine des Clinton – tant sur le plan de l’organisation que stratégique. Malgré l’incontrôlable Bill qui s’est permis des déclarations fortuites et regrettables, les Clinton rêvent de cette course depuis des décennies et tous ceux qui les connaissent personnellement disent la même chose : ils ne se sont pas engagés dans cette course pour la perdre.

Ensuite, aimés ou pas, les Clinton sont connus, et ce, grâce à la présidence de Bill. 94% des Américains connaissent ou reconnaissent le nom « Clinton ». C’est un tiers de plus que ceux capables d’identifier celui d’Obama. Les citoyens, même les partisans qui prendront le temps de voter mardi, ne suivent pas toutes les péripéties d’une campagne. Cela signifie que dans certains cas, par exemple celui des Hispaniques et des Noirs qui se souviennent particulièrement des efforts de Bill à l’endroit de leurs communautés, les gens voteront pour une valeur qu’il connaisse.

Barack Obama doit donc redoubler d’efforts et augmenter la cadence considérablement pour se faire connaître d'un plus grand nombre d’électeurs. Considérant que 23 états auront des primaires et des caucus dans moins de 4 jours, le défi est de taille. Chose certaine, à chaque endroit où il passe, les foules sont immenses – on parle ici de 10,000 à 20,000 personnes par événement – et les citoyens sortent inspirés et prêts à changer leur choix.

Et à moins d’un miracle, Obama arrivera près du but, mais ne sera pas en mesure d’arracher la victoire à Hillary. Deux, trois, quatre jours de plus et il y réussirait sans aucun doute. Cela dit, les derniers états à tenir des primaires après le 5 février pourraient lui permettre de la dépasser.

Catherine Cano - Canovision

2 comments:

Félix said...

Vous serez peut-être surprise Mme.Cano car lorsqu'à la base le mot se passe, ça peut aussi se propager à la vitesse du feu et l'enthousiasme que suscite, son "Yes we can" par exemple, cet enhousiasme est là. Même de vieux éditorailistes hautains descendants direct l'ère colonialiste essaient de ridiculiser Obama et le mouvement d'espoir qu'il suscite dans la population, sur le terrain, parmi la masse. Cette population, celle qui marche, qui prend le métro, l'autobus, qui sue pour son peu d'argent gâgné, elle peut très bien se revirer sur un 10 sous et cela très très rapidement. La campagne d'Obama attise ce feu d'espoir car le peuple en a besoin. C'est l'élite qui trouve qu'il n'aura pas assez de temps. Pourquoi? Parcque,cette élite ne peut pas encore accepter q'un noir puisse avoir l'intelligence de gouverner avec un bon programme. Ici au Québec l'an dernier un talk show très populaire avait laisser un médecin dire que "les noirs ne sont pas aussi intelligents que les blancs". Ici au Québec en 2008, sur les ondes de la radio d'état. Alors vous pouvez comprendre pourquoi ça dérange ce phénomène Obama, ça dérange même les touristes qui se promènenet en vélo aux US. Leur sécurité de race supéreure est "chalengée". Vous serez peut-être surpris car il faut que ça change et ce phénomène de changement est déjà amorcé, en déplaise aux nombreux vieux racistes erncrassés dans l'amérique du Nord.

Félix, Montréal

Anonymous said...

Mme Cano nous a négativement surpris hier soir sur RDI (chez Dominique Poirier) en prenant clairement position pour Mme Clinton. Ca ne se fait pas en journalisme. Il faut se montrer impartial même si chaque humain a ses préférences. Ce qu'elle a fait sur RDI c'est du journalisme de partisanerie et je ne suis pas le seul à me demander comment RDI peut diffuser des partisaneries de la sorte.